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La tradition de Loth serait-elle donc aussi un souve

nir de la légende indoue?

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même l'élève studieux et plein de zèle qui s'applique sans cesse à comprendre les leçons de son gourou, arrive à la source de la vie qui est la science.

« Qu'il ait la tête rasée, moins la toufife du sommet de la tête ; qu'il porte la tonsure seulement ou tous ses cheveux, comme les sannyassis, ou qu'il soit entièrement rasé ^ ; que jamais le soleil, soit qu'il se lève, soit qu'il se couche, ne le trouve endormi.

« Si le soleil se couche ou se lève sans qu'il l'acc-ompagne de ses prières, étant déjà livré au sommeil^ il jeûnera pendant un jour entier en répétant, sans s'arrêter plus longtemps que l'espace de cinq aspirations, la prière de la sâvitri.

« Après avoir fait ses ablutions, et en état de pureté parfaite, que le brahmatchari se recueille, et, se plaçant dans un endroit purifié par l'eau lustrale, qu'il adresse, par la sàvitri, son invocation au Grand- Tout, chaque fois que le soleil se lève ou se couche.

« 11 y a des hommes sensés qui disent : Le bonheur consiste dans la vertu et la fortune.

« D'autres disent que c'est dans le plaisir et la richesse.

1. Ces modes indiquent la casto et la profesBion : la tonsure indique relève en théologie, de caste brahme, destiné à la prêtrise ; la tête rasée moins la touffe indique le xchatria ; les cheveux longs, le' cénobite, le fakir ; la tête rasée, le vaysia.

« « D'autres, dans la richesse seulement.

« Mais les sages ont dit : Le bonheur ne consiste que dans la vertu.

« Le gourou est l*îmage de Tétemel Brahma ; le père est Tirnage de Viradj, le seigneur des créatures. Mais la mère est Timage de l'immortelle yierge Nari. Le frère atné est l'image des ancêtres.

« Le gourou, un père, une mère, un frère aîné ne doivent jamais être méprisés par le brahmatchari, même quand il ne recevrait d'eux que de mauvais traitements.

« Des siècles de dévouement ne payeraient pas un père et une mère de ce qu'ils font pour leurs enfants.

« Que le brahmatchari se fasse une loi d'obéir toujours et sans murmurer aux ordres de ses parents et de son directeur spirituel ; par leur satisfaction, l'élève acquiert une longue existence et une bonne réputation.

« Ces trois personnes, le gourou, le père et la mère, représentent la sainte Trimourti, les Trois Mondes, les Trois Castes, les Trois Livres sacrés, les Trois Feux.

« Le père entretient perpétuellement le feu sacré de la maison, le feu dédié à l'éternel Brahma, appelé Gftrapathya. La mère entretient le feu des cérémo-

nieSy et des oblations consacrées aux pitris ^ appelé Dockchina. Le gourou entretient le feu des sacrifices religieux, appelé Ahavanya.

« Celui qui n'oublie pas la vénération qui leur est due verra son âme se dépouiller rapidement, en passant par les Trois Mondes, et, brillant de Téclat le plus vif, parvenir au séjour céleste.

« Par son respect envers sa mère, le brahmatchari se dépouille de son enveloppe terrestre; par son respect envers son père, il ce dépouille de la forme plus subtile qu'il revêt dans l'atmosphère ; par son respect envers son directeur, il devient plus léger, plus pur encore, et monte au séjour de Brahma.

« Quiconque n'honore pas ces trois personnes, est incapable d'accomplir une action méritoire.

« Pendant la vie de ces trois personnes, le brahmatchari ne doit avoir d'autre occupation que de leur obéir, d'autre devoir que de leur être soumis, mettant toute sa gloire à prévenir leurs désirs.

« La vénération de ces trois personnes est appelée, par rÉcriture sainte, le premier des devoirs ; tous les autres sont considérés par les sages comme secondaires.

« La foi accomplit des merveilles; quiconque la possède peut être instruit des choses qu'il ignore par

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