Repas funéraire
Dans la littérature sanscrite sraddliâ est la personificatien de la prière.
< Le matin nous appelons sraddliâ, nous l'appelons à midi, nous l'appelons au couclier du soleil ; o sraddhâ, fais que nous sojons pleins de toi. >
(Rig-Vcda.)
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son aïeul paternel ou maternel^ ou le prêtre qui offre les sacrifices pour lui.
« Tous les brahmes peuvent offrir les sacrifices aux dieux, mais le sacrifice aux mânes des ancêtres qui attendent la purification dans les cieux inférieurs ne peut être offert que par un brahme très- pur luimême.
c Les brahmes qui se sont rendus coupables de vols on de grands crimes , ceux qui professent l'athéisme et le matérialisme ne doivent être priés à aucune cérémonie.
M Ceux qui n'ont pas passé par le noviciat, qui ont négligé l'Étude de l'Écriture sainte, ceux qui ont été circoncis et qui se trouvent ainsi rejetés dans la classe impure des tchandalas. Ceux qui font métier pour les soudras, ceux qui ne peuvent lire que de droite à gauche^ ne doivent pas être priés aux cérémonies funéraires*.
« Les charlatans , les prêtres qui adorent des
LtQ repas funéraire n'étant qu'une longue suite d'oblations et de prières, a reçu sans doute pour cela le nom de sraddhâ.
1. Ce texte curieux vient à Tappui de notre hypothèse, que les prétendus Sémites ne seraient que dos descendants des tchandalas indous. Nous avons exposé plus haut la raison de ces singulières coutumes dans la note-étude sur les tchandalas.
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idoles, ceux qui débitent de la viande hors les cas prescrits pour les sacrifices, tous ceux qui vivent d'un commerce infâme doivent être exclus de toute cérémonie.
« Les valets de ville, les lépreux, ceux qui sont frappés d'éléphantîasîs, le brahme qui n'entretient plus le feu sacré, celui qui vit du prêt à usure.
« Le frère marié avant son aîné, ceux qui castrent les bestiaux, le brahme qui n'accomplit pas chaque jour les cinq oblations, celui qui vit aux dépens des autres.
« Les danseurs de profession, celui qui viole son vœu de chasteté, le mari infidèle, celui qui épouse une femme de la caste servile, celui qui vit de Tinconduite de sa femme et de sa fille.
« Ceux qui n'enseignent la sainte Écriture que moyennant salaire, les soudras, l'enfant adultérin, celui qui quitte son père ou sa mère, qui s'allie à des gens de mauvaise réputation.
« L'incendiaire , l'empoisonneur , le meurtrier, ceux qui mangent de la nourriture impure, les fauxtémoins, les marchands de liqueurs fortes, les courtisans, les adulateurs delà puissance.
« Le fils qui ne respecte pas son père, celui qui tient une maison de jeux de hasard, celui qui trompe son ami.
« L'épileptique, l'homme affligé de maladies hon-
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teuses, les astrologues et sorciers ambulants, ceux qui font battre des oiseaux, les dompteurs d'animaux fé* roceSyles maîtres d'armes.
« Celui qui détourne le cours des ruisseaux pour nuire à la récolte de ses voisins, les espions.
« Les dresseurs de faucons pour la chasse, celui qui a séduit une jeune fille , le brahme qui fréquente des soudras , le brahme qui sacrifie à des divinités cruelles, celui qui adore des dieux inconnus^
« Celui qui n'a pas de bonnes mœurs, qui ne se conforme pas aux usages établis, qui se joue de sa parole la donnant à tout propos sans la tenir, ceux qui portent les morts au bûcher.
« Tous ces hommes qui ne sauraient être reçus dans la société des gens de bien, doivent être soigneusement éloignés des cérémonies funéraires que leur seule présence pourrait seule souiller.