En lisant la nomenclature de tous ces gens qui ne
doivent pas être priés aux repas funéraires, charlatans,
usuriers, danseurs, hommes qui vivent do métiers infâmes,
courtisans, ceux qui tiennent des maisons do jeu, ceux qui
font battre les oiseaux, les sorciers, les maîtres d'armes,
les dresseurs d'animaux féroces, et de faucons, on voit
combien est puissant l'empire de la tradition, et à quel
point, dans nos préjugés contre certains métiers, comme
dans la physionomie particulière de certaines manières de
vivre dégradantes, nous avons conservé les habitudes de nos
ancêtres.
« Il ne faut, à ces cérémonies destinées à purifier les mânes de leurs dernières souillures, et à leur ouvrir le swarga, que des gens purs.
« Écoutez : ce qui résulte de l'admission des hommes aux sacrifices aux dieux , aux offrandes et oblations aux saints, et aux cérémonies funéraires en l'honneur des mânes.
« Tous ces sacrifices, oblations, offrandes, cérémonies sont repoussés par les dieux et les saints et ne profitent pas aux mânes, pour le salut desquels ils sont offerts ; ils tournent au profit des rakchasas^
« Le frère cadet qui accomplit la cérémonie nuptiale alors que son frère aîné n'est pas marié, descend droit au naraca après sa mort.
« La jeune fille qui s'est mariée ainsi, sachant que le frère aîné n'était pas marié, le père qui Ta donnée, le prêtre qui a célébré la cérémonie, ont tous trois le même sort.'
« Celui qui, remarié avec la veuve de son frère pour procurer au mort un fils qui puisse accomplir sur sa tombe les cérémonies funéraires, et qui ne songe qu'à assouvir ses passions va au nacara *.