‹ Les législateurs religieux: Manou, Moïse, MahometChapitre 52 sur 117 · DEVOIRS ET PRÉCEPTES · texte numérisé non relu

DEVOIRS ET PRÉCEPTES

« Lorsque le brahmatchari a terminé ses études sous la direction de son gourou^ et qu'il est entré par son mariage dans la classe des grishasta^ il doit consacrer la seconde partie de sa vie à ses devoirs de père de famille.

« Hors les cas de nécessité absolue^ un brahme ne doit jamais faire servir les êtres animés à sa nourriture.

« Que, sans se fatiguer, il se livre à des occupations permises et méritoires, pour gagner sa subsistance,

• Le rita, Vamrita, le mrita^ le pramritay le satj&nrita même, mais la swavritti lui est interdite ^

1. Le rita, — ou nourriture ordinaire, se dit de celle que Ton récolte en glanant après les moissons.

L'amrita, — ou nourriture céleste, est celle qui provient des offrandes de riz, miel, beurre clarifié, fruits, gâteaux, etc., offerte aux dieux par la piété des fidèles.

« Il est permis de remplir de graines ses agrahras*, ou d'en faire des provisions plus modestes dans des amphores, ou de n'en avoir que pour quelques pièces dans des tiselles ' ou de ne s'inquiéter jamais de sa nourriture du lendemain.

« Do ces quatre condition, le brahmes qui préfère la dernière est reconnu comme le plus digne de parvenir aux mondes supérieurs.

« La première des conditions, procure six moyens d'existence, la seconde trois, la troisième deux, la quatrième un seulement '.

Le mrita, — ou nourriture vulgaire, provient de Taumône.

Le pramrita, — ou nouriture du travail, est celle qu*on obtient en labourant.

La Swjânrita, — ou nourriture qui a pour origine le vrai et le faux, s'obtient en faisant le commerce.

Le Sivavritti, — ou nourriture des chiens, est celle que Ton donne aux esclaves.

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