‹ Les législateurs religieux: Manou, Moïse, MahometChapitre 59 sur 117 · IMPURETÉS ET PURIFICATIONS. — DEVOIRS DES FEMMES · texte numérisé non relu

IMPURETÉS ET PURIFICATIONS. — DEVOIRS DES FEMMES

« Après avoir reçu les lois touchant la conduite des grihastas, les sages dirent à Bhrigou, fils de l'Esprit :

« Apprends-nous, seigneur, comment la mort peut interrompre la vie d'un brahme qui accomplit tous les devoirs prescrits.

« L'illustre Bhrigou, inspiré par Manou, répondit aux sages qui l'interrogeaient : Écoulez et apprenez de moi les causes qui abrègent l'existence des brahmes.

« La mort frappe avant l'heure les brabmes qui négligent leurs devoirs pieux, qui ne se conforment pas aux règles de purification et oublient la sainte Écriture.

« Le dwidja ne doit se nourrir ni d'ail, ni d'oi-

gnoD, ni de poireau, ni des plantes venues dans les lieux impurs ^

« II doit s'abstenir de môme des gommes qui coulent des arbres ou qu'on en retire par incision, du selon et du lait d'une vache qui a mis bas depuis moins de dix jours.

« Du riz cuit avec le sésame, du samy&va^ du riz cuit dans le lait des pindas, des viandes et du beurre avant que ces mets aient été offerts aux dieux et purifiés par les prières.

1. GesItSgumes étaient considérés comme produits par les impuretés de la terre, et par conséquent comme nuisibles. La défense de les faire servir à la nourriture était générale à toutes les castes, ils étaient abandonnés aux tchandalas ou parialis.

L'Egypte posséda les mômes coutumes.

De cette prohibition mal expliquée, ou mal comprise, est née cette croyance absurde que les Indous et les l^gyptiens auraient divinisé ces légumes.

En Egypte, comme dans Tlnde, les castes élevées ne pouvaient sous peine d'impureté en faire usage comme aliment, mais les décastés, les classes mêlées, le menu peuple en un mot pouvaient s'en servir. On se souvient que les Hébreux dans le désert regrettèrent les oignons d'Egypte ; il est hors de doute que si ce légume eût joué un certain rôle dans la mythologie des hiérophantes, ils n'eussent pas permis à leurs esclaves de s'en nourrir; on a pris la répulsion pour du respect I

L'histoire des croyances anciennes a toujours été écrite dans cette gamme-là par les écrivains catholiques.

moïse — MAHOMET. 213

« Le lait des femelles en rut oa de celles qui n'ont pas le sabot fendu, celui des bêtes fauves et celui d^une femme sont défendus.

« Parmi les aliments acides^ on peut se servir du petit lait et de tous les mets préparés avec le beurre, et tout ce qui est extrait des fleurs et des plantes comestibles.

« Que le brahme repousse avec horreur les oiseaux de proie, et les bêtes immondes, et tous les animaux qui n'ont pas le sabot fendu ^ et le tittibla^,

« Le moineau, le plongeon, le hausa ^, le tchacra-

vaca*, le sârosa^, le radjanvala*, le dâtyboua^, la

sanca ,

« Les oiseaux qui déchirent leur nourriture avec le

bec ou les griffes, ceux qui vivent de poisson, la

viande vendue par un boucher et la viande séchée,

1. Mêmes défenses chez les Hébreux; la loi mosaïque défend de manger de tous les animaux qui n*ont point le sabot fendu, toute la nomenclature de botes interdites qui suit est reproduite presque textuellement dans la Bible.

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