‹ Les lépidoptères de la Belgique (volume 3)Chapitre 11 sur 37 · LIPARIS DU SAULE · texte numérisé non relu

LIPARIS DU SAULE

LIPARIS SALICIS, ochsenheimer.

WOITE 8AÏII MOT U. — WEIDËM SPIWWER.

Ochsenheimer, t. III, p. 198. — Esper, t. III, pl. XLI, fi g. 1.— Phalæna salicis, Linné — P. apparens, Retz. — Ocneria salicis, Scliafif. — Stilpnotia salicis, West. — I.EECOMA salicis, Step. — Bombyx salicis, Fab.

Cette espèce est répandue dans la plus grande partie de l’Europe et du nord de l’Asie; elle est assez commune en Suède, en Norwége, en Laponie et en Russie, et très-commune, pendant certaines années, en Allemagne, en Hollande, en Belgique, en France, en Grande-Bretagne et en Italie.

Ce liparis vit dans les plaines et les parties montagneuses, où le saule cendré (Saiix cinerea), le saule blanc (Salix albà), etc., ainsi que le peuplier blanc (Populus aibci) et d’autres espèces du même genre, ne font pas défaut. Les chenilles de cette espèce occasionnent souvent de grands ravages; ce n’est pas seulement des arbres séparément qui en sont infectés, mais quelquefois des allées entières sont littéralement effeuillées par ces animaux destructeurs. Dès que la chenille a acquis toute sa croissance, elle se transforme en chrysalide, qui est le plus souvent attachée, à l’aide d’une faible toile, entre des feuilles enroulées, de laquelle le papillon s’échappe une quinzaine de jours après. Pendant certaines années, ils recouvrent par milliers les arbres ci-dessus nommés, et de loin on dirait qu’ils sont parsemés de flocons de neige. La femelle dépose ses œufs, de couleur grisâtre, dans une masseécumeuse, sur les branches et les feuilles des peupliers et des saules, desquels les chenilles sortent pour aller chercher, peu de temps après, un refuge, contre le froid de l’hiver, entre les écorces d’arbres ou sous des feuilles mortes. On retrouve ces chenilles, en mai et en juin de l’année suivante, dans toute leur croissance.

sur le Peuplier

SMÉRINTHE DU PEUPLIER.

SMERINTHUS POPULI, stephens.

POPLAR HjIWK MOT 11. — PAPPEL SfHl'DR 15 EH.

Ochscnheimer, t. Il, p. 252. — Esper, t. II, pl. 2. — Boisduval, p. 49. — Sphinx populi,

Linné. — P. ichnusa, Bonelli, var.

Cette espèce est répandue dans une grande partie de l’Europe et de la Sibérie. On la rencontre en Russie, en Suède, en Norwége, en Allemagne, en Hollande, en Grande-Bretagne, en Belgique, en France et en Balie.

Ce smérinthe abandonne la chrysalide, dans laquelle il a hiverné, au commencement de mai ou de juin ; on le voit alors ordinairement sur le tronc des peupliers, tels que le peuplier noir ( Populus nigra ), le peuplier tremble (P. tremula) et le peuplier d’Italie (P. fastigiata ), ainsi que sur le bouleau ( Beliila alba ), sur le saule cendré (Salix cine rea) et le nerprun ( Rliamnus frangulà). La femelle place ses œufs sur ces mêmes végétaux, à la partie inférieure des feuilles, où les chenilles se tiennent ordinairement dans un état de repos, depuis le mois de juillet jusqu’en septembre. Les chenilles présentent déjà dans leur jeune âge une corne très-développée à l’extrémité de leur corps. On Irouve parfois de ces chenilles avec des points rouges aux côtés, mais il existe une autre variété, qui est du reste fort rare, de couleur blanchâtre avec les lignes transversales à peine marquées. La transformation en chrysalide a lieu sous terre en août ou septembre. Quelquefois aussi, au lieu dépasser tout l’hiver dans la terre, le papillon se développe quatre à six semaines après la chrysalidation de la chenille Ce papillon est assez variable; tantôt on en voit des bleuâtres, tantôt d’un gris rougeâtre, mais plus rarement d’un gris jaunâtre ou d’une nuance carnée.

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PLANCHES COLORIÉES

DES

OISEAUX DE LA BELGIQUE

DE LEURS ŒUFS

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