‹ Les lépidoptères de la Belgique (volume 3)Chapitre 10 sur 37 · V ANE SSA JO, STEPHENS · texte numérisé non relu

V ANE SSA JO, STEPHENS

PGACOtK-SBELL. — FATEIAI'G-FLATTEBEK.

Ochsenlieimer, t. I, p. 107. - Esper, t. I, pl. Y, fig\ 2. — Boisduval, p. 21. — Papilio jo, Linné. — P. oculus pavonis, Godart. — Tacrypteka jo, Berg-. — Yanessa ioides, Dahl, var.

On trouve ce papillon dans les contrées du sud et du milieu de l’Europe, ainsi que dans quelques contrées avoisinantes de l’Asie. Il est assez rare en Russie; mais il est commun dans certaines parties de l’Allemagne et de la Grande-Bretagne, ainsi qu’en Hollande, en Belgique, en France et en Italie.

Cette vanesse se lient dans les plaines et sur les montagnes jusqu’à une grande hauteur. Aux premiers beaux jours du printemps, elle quitte le lieu où elle a hiverné, et ne tarde pas à déposer ses œufs sur les orties, mais principalement sur la grande ortie (Urtica clioicn ), ainsi que sur le houblon (Ihiikutm lupulus); on trouve les chenilles sur ces plantes depuis le mois de mai jusque vers la fin de l’été. Ces chenilles vivent en société jusqu’à leur transformation, et on les voit quelquefois par centaines sur une seule plante, de telle manière qu’on en trouve six à huit sur une même feuille; dès qu’on les touche, elles se défendent en lançant un liquide d’un vert foncé. De la belle chrysalide, suspendue aux rameaux ou aux feuilles par la partie anale, s’échappe, six à douze jours après sa transformation, le papillon parfait, qui n’est pas moins beau que l’enveloppe qu’il vient de quitter.

La Vanessci ioides Dahl n’est qu’une variété plus petite, qui ne diffère en aucune autre manière de la F. jo. La chenille de cette variété est également un peu moins grande.

PLANCHES COLORIÉES

OISEAUX DE LA BELGIQUE

ET

DE LEURS ŒUFS

DÉDIÉ

ROI DES BELGES

CH, F. DUBOIS

Cet ouvrage, publié au même prix et dans le même format que les Lépidoptères de la Belgique, paraît par livraisons contenant chacune trois planches coloriées et leur texte. Les noms des espèces sont donnés en quatre langues, accompagnés de leur synonymie, delà distribution géographique, ainsi que de l’époque de la pariade. Chaque oiseau est représenté dans un paysage qui donne une idée exacte des lieux qu’il habite. Les espèces dont le mâles et les femelles offrent des différences marquées dans le plumage, ou dont le plumage varie suivant les saisons, sont spécialement représentées. La taille des oiseaux est indiquée sur chaque planche. Les oeufs de chaque espèce sont figurés dans leur dimension naturelle, ainsi que ceux qui offrent des variations notables ; des planches à part sont consacrées à cette partie de l’ouvrage.

II paraît 16 livraisons par an. L’ouvrage est à sa 150 e livraison.

Bruxelles, —tcnp. de E. Ou yot, rue de Pachéco, 12.

LEURS

DÉCRITS ET REPRÉSENTÉS

EN DESSINS ORIGINAUX D'APRÈS NATURE

CH. F. DUBOIS

MEMBRE HONORAIRE DE PLUSIEURS SOCIÉTÉS SAVANTES

su rie pissenlit

ARCTIE CAJA.

ARGTIA GAJA, stephens.

GAItnilN TïGEIt. — CAJA-SPIilEH,

Ochsenheimer, t. II, p. 335. — Esper, t. III, pi. XXX, %. 1. — Boisduval, p. 64. — Phalæna caja, Linné. — Bombix caja. Hüb.— B. erinacea, Retz.— Eyprepia caja, Scbaff. — Chei.onia caja, Godart. — Arctia semicoccinea, Step. var.

Cette espèce se trouve dans toute l’Europe, dans le nord de l’Asie et de l’Amérique, ainsi qu’aux États-Unis. On la rencontre en Russie, en Laponie, en Suède et en Norwége ; elle est commune en Allemagne, en Belgique, en Hollande, en Grande-Bretagne, en France et en Italie.

Ce caja se tient aussi volontiers dans les plaines que dans les régions montagneuses jusqu’à une assez grande hauteur, ainsi que dans les jardins, sur les plantes herbacées, les haies et le long des routes. La chenille se nourrit de feuilles de graminées, du pissenlit (Taraxacum dens leonis), de la salade (Lacluca saliva ), de la pomme de terre (Solanum tuberosum ), du rosier, du prunier sauvage (Prunus spinosa), du groseillier (Ribes rubrum et R. grossularia ). Ces chenilles, vivant séparément,’ n’occasionnent jamais de grands dégâts dans les jardins ; aussi beaucoup d’entre elles sont piquées par les mouches ou par les ichneumons, et servent, de cette manière, d’enveloppe protectrice aux œufs de ces derniers ; le coucou en détruit également un grand nombre pour sa consommation. Tant de causes de destruction empêchent ces chenilles, qui sont très-voraces, d’exercer leurs ravages. Les poils dont leur corps est couvert occasionnent de fortes démangeaisons à la peau. Elles marchent très-vite, et se transforment au mois de juin, sur la terre, en une chrysalide qui est entourée d’une enveloppe soyeuse,qui, elle-même, est enveloppée d’une espèce de toile grise dans la composition de laquelle entrent tous les poils de la chenille. Environ quatre semaines après sa transformation, le papillon parfait quitte sa chrysalide. La femelle dépose, au mois d’août, à la partie inférieure des feuilles de plantes peu élevées, deux à trois cents œufs verdâtres, qui sont collés très-près les uns des autres et d’où sortent, deux à trois semaines après, les petites chenilles qui, un peu plus tard, s’abritent sous les feuilles pour hiverner.

Lp AD s

du Saule,

sur le Saule blanc.

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