LIPARIS CUL DORÉ
LIPARIS AURIFLUA, ochsenheimer.
YELLOW-TAIL MOT II. — GOLDiFTEIt-iPIlNEn.
Ochsenh., t. III, p. 205. — Esper, t. III, pl. XXXIX, fig. 1.— Boisd., p. 67. — Phalæna similis, Fuesel. — Bombix auriflua, Fab. —B. chrysorrhœa, Haw. - Laria auriflua , Schranck. — Euproctis auriflua , Hüb. — Porthesia chrysorrhœa, Step. (1).
Cette espèce vit dans une grande partie de l’Europe et de l’Asie : elle est commune dans plusieurs parties de l’Allemagne, en Hollande, en Angleterre, et très-répandue en Belgique, en France et en Italie.
On rencontre ce liparis au pied des montagnes, dans les plaines, dans les jardins, dans les prairies, au bord des chemins et, en général, partout où se trouve le saule cendré ( Salix cinereà) , la rose sauvage (Rosa canina), l’aubépine [Cratœgus oxyacantha ), le charme ( Carpinus betulus), Forme ( Ulmus campestris) , le prunier sauvage [Prunus spi nosa ), le hêtre [Fagus sylvatica), le chêne (Quercus robur ), le noisettier (Corylus avellana ), les groseillers [Ribes grossularia et R. rubrum ), ainsi que les principaux arbres fruitiers. Les chenilles de ce liparis s’éparpillent sur ces divers végétaux, sans y occasionner de grands dégâts ; car, pendant leur jeune âge , elles ne se tiennent pas réunies dans une toile, comme cela se voit chez beaucoup d’espèces. La femelle dépose ses oeufs sur les végétaux ci-dessus nommés, et ils éclosent vers l’automne ; les petites chenilles hivernent séparément dans une toile entre des écorces d’arbre. Vers le mois d’avril, elles quittent leur quartier d’hiver, et on les trouve alors jusqu’en juin, quelquefois même jusqu’en juillet et août. A l’époque de la chrysalidation, la chenille s’abrite dans un lieu convenable, particulièrement dans les fentes des arbres pour se transformer en chrysalide qui, elle-même, est entourée d’une toile blanchâtre. Le papillon parfait sort de cette enveloppe, si le temps est favorable, une quinzaine de jours après, mais plus ordinairement au bout de trois à quatre semaines.
(1) Les Liparis chrysorrhœa et auriflua ont été confondus par quelques auteurs. La négligence qu’on met quelquefois dans les descriptions caractéristiques, ou la reproduction de mauvaises figures, induit souvent en erreur, et on confond alors facilement des espèces aussi voisines.
PLANCHES COLORIÉES
DES
OISEAUX DE LA BELGIQUE
ET
DE LEURS ŒUFS
DÉDIÉ