‹ Les lépidoptères de la Belgique (volume 3)Chapitre 14 sur 37 · PARIS CUL BRUN · texte numérisé non relu

PARIS CUL BRUN

LIPARIS CHRYSORRHŒA, ochsenheimer.

BltOWW-rülL MOTH. — Blt.tVNiFTEK-SPlNMEK.

Ochsenh., t. III, p. 202. —Esper, t. III, pl. XXXIX, fig. 2. — Boisd., p. 67. — Phalæna chrysorrhœa, Lin. — Ph. phæorrhœa, Curt. — Bombyx chrysorrhœa, Schrank. — B. CHRYSORRHŒUS, SchuilC. — EUPROCTIS CHRYSSORRHŒA, Hüb. — ÂRCTIA CHRY¬ SORRHŒA, Latr. — Porthesia auriflua, Step.

On trouve ce liparis dans une grande partie de l’Europe et en Asie jusqu’aux monts Himalaya. Il est commun dans certaines contrées de l’Allemagne, en Hollande, en Belgique, en France, en Grande-Bretagne et en Italie.

La chenille de ce papillon vit sur tous les arbres fruitiers et y cause, pendant certaines années, des dégâts tellement considérables, que des vergers entiers sont quelquefois totalement dévastés par elle. La femelle dépose ses œufs en juillet sur les feuilles et les branches ; ceuxci sont recouverts d’une laine brune que la femelle porte à sa partie anale; vers l’automne, les petites chenilles en sortent, et se construisent aux branches une toile pour y passer l’hiver en société. Aux premiers beaux jours du printemps, les chenilles abandonnent leur quartier d’hiver pour se réchauffer au soleil, mais retournent encore pendant quelque temps dans leur toile. Pour un jardinier, ces sortes de nichées sont faciles à reconnaître sur les arbres dénudés, et il suffit de couper les branches où se trouvent de tels nids pour détruire plusieurs centaines de ces chenilles. Beaucoup d’oiseaux aident aussi à détruire ces animaux, et le moineau, si mal vu par l’agriculteur, participe largement à cette destruction, non seulement pour sa propre existence, mais aussi pour celle de ses petits, auxquels il donne les jeunes chenilles de ce liparis, ainsi que les œufs dont ils sont très-friands. De tels services devraient nous rendre indulgents pour les déprédations de cet oiseau dans la saison des fruits. — Lorsque ces chenilles abandonnent leur espèce de nid, elles se dispersent sur les arbres, et on les trouve principalement sur le prunier sauvage ( Prunus spinosci), l’orme ( Ulmus campestris ), le hêtre ( Fagus sylvatica), le chêne ( Quercus robur ), le noisettier ( Corylus avellana ) et l’aubépine ( Cratœgus oxyacantha) . Au mois de mai et de juin, la chenille se transforme en chrysalide, qui est entourée d’un tissu brun et solide, dans la composition duquel les poils de la chenille entrent pour une bonne part; le papillon en sort environ trois semaines après. Tous les individus mâles ne sont pas toujours pourvus de deux points noirs sur les ailes.

Les poils des chenilles de ce papillon occasionnent à la peau des enflures et des irritations très-persistantes, dont on peut facilement se débarrasser en frottant avec du persil les endroits douloureux.

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