SPHINX POURCEAU
SPHINX POPiCELLUSj un.
SOTAUL SaOTII. - KB.KINE WESliVNCaiW/ilKJlIiR.
Oebsenli., t. Il, p. 211. - Esp., t. II, pl. X. — Speyer, Geogr. Verb., t. I, p. 315. — Boisd., p. 46, n° 374. — Chœrocampa porcellus, West. — Deilephila porcellus, Step.
Ce sphinx habite l’Asie Mineure, la Russie, la Laponie, la Suède, la Norwége, la Grande-Bretagne; il est rare dans plusieurs contrées de l’Allemagne, en Hollande, en Belgique, en France et en Italie, mais il se trouve localisé dans les différents pays.
Il fait ses évolutions en mai et en juin, ordinairement vers le crépuscule, pour aller voltiger sur les fleurs et de préférence sur la saponaire officinale (Saponaria officinalis ).
On trouve la chenille de juin jusqu’en août sur la vigne (Vilis vinifera ), sur l’épilobe en épi ( Epilobium spicatum), sur l’épilobe hérissé (E. hirsutiim), sur le gaillet jaune ( Galium vcrurn), sur le gaillet grateron (G. aparine), sur le gaillet mollugine (G. mollugo ), ainsi que sur les feuilles des balsamines. Cette chenille, qui ressemble beaucoup à celle du Sphinx elpenor , est plus petite et n’a pas de pointe caudale, mais simplement un petit tubercule qui la remplace. Elle est aussi très variable de couleur, mais le plus souvent elle a une teinte noirâtre; celles de couleur verdâtre sont les plus rares. Cette chenille se chrysalide en juillet et en août, parfois aussi en septembre; sa transformation a lieu sous terre. Le sphinx quitte sa chrysalide en mai de l’année suivante.
Plérostome à palpes,
sur le Saule blanc.
Il ' ' ■ -
GENRE PTÉROSTOME. — PTEROSTOMA, Gcrmar.
PTEROSTOMA PALPINA, step.
PALE; PUOMIMEMT. — RÜSSELSPINlVEtt.
Ochsenli., t. III, p.69 — Esper, fc III, pi. LXIII. — Spcyer, Geogr. Verb., t. I, p. 4*31. — Boisd.,p. 86, n n 665. — Phat.æna palpina, Lin. — Bombyx palfina, Esp. .— Notodonta palpina, Ochs. — Pterosïoma salicis, Germ.
Cette espèce habite la plus grande partie de l’Europe; elle est même assez commune sur les monts O niais, en Russie, en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Hollande, en Belgique, en France et en Italie.
On trouve ce papillon en mai et en juin, aussi bien dans les plaines et les vallées que sur les montagnes; dans certaines localités on voit même un assez grand nombre de ces ptérostomes.
Les œufs sont ronds et de couleur blanche avec un point jaune au milieu; la femelle les dépose sur le saule blanc ( Salix alba ), le saule de vanniers (S. viminalis I, le saule pourpré (S. pur pur ea) , le saule gris (S. cinerea), le saule bicolor (S. bicolor), le peuplier d'Italie (Populus fastigiata ), le peuplier noir (P. nigra), le peuplier tremble (P. tremula) et le tilleul ( Tilici enropœa). On trouve la chenille de juin en octobre; elle se reconnaît facilement à sa tête plate et redressée en arrière. La chrysalidation de la chenille a lieu vers la tin de l’été; elle se construit à cet effet un léger tissu dans une fossette de terre, et le papillon sort de sa chrysalide au bout de deux à trois semaines, si la métamorphose a eu lieu de bonne heure ; sinon il passe l’hiver sans faire de chrysalide et ne s’en échappe qu'en mai.
B® BiSl âiflSS.
PLANCHES COLORIÉES
DES
OISEAUX DE LA BELGIQUE
ET
DE LEURS ŒUFS
DÉDIÉ
^ , JOJtc 5£i£âCI»'i^*Ct*Î^ÏX» a aca a
ROI DES BELGES
OUVRAGE TEIU1I1VÉ.
PLANCHES COLORIÉES
DES
OISEAUX DE L’EUROPE
ET
DE LEURS OEUFS
ESPÈCES NON OBSERVÉES EN BELGIQUE
Décrites et dessinées d’après nature.
On peut, si on le désire, se procurer séparément l’une ou l’autre de ces deux séries. Il paraît douze à seize livraisons par an. Les personnes qui voudront souscrire à ces ouvrages, auront la faculté de prendre par trois ou quatre livraisons par mois, jusqu’à ce qu’elles soient au courant de tout ce qui a paru.
Bruxelles.—lmp. de E. Ou yot, rue de Pachéco, 12.
P©Jl/v-
j&*t**± fw», 1
ny& \
LES
CHENILLES ET LEURS CHRYSALIDES
DÉCRITS ET REPRESENTES
EN DESSINS ORIGINAUX D’APRES NATURE
CH. F. DUBOIS
MEMBRE HONORAIRE DE PLUSIEURS SOCIÉTÉS SAVANTES
ine
tv-batdon.
Ssas' 4 * ^mn, 0
JOLI 4 m J
^-/OivaL
BRUXELLES, LEIPZIG, GAND
G. MUQUARDT.
TOUS DROITS RÉSERVÉS
L’ouvrage complet formera 3 volumes. Il parait 16 livraisons par an,
Callimorplie liera,
sut la Ronce bleue .
CALLIMORPHE HERA.
CALLIMORPHA HERA, god.
HEBA TIGER. — BEIHWELL EPI1VIER.
Ochsenh., t. III, p. 319. — Esp., t. IV, pl. LXXXIII. — Frey., t. III, pl. 284. — Spey., Geogr. Verb., 1.1, p. 381. — Boisd., p. 61, n° 503. — Phalæna plantaginis, Scop.—
NOCTUA HERA, Lin. — N. CHIMENE, Esp. — N. QUADRIFUNCTARrA, Pod. — BOMBYX hera, Fab. —B. colona, Hüb. — Cyprepia hera, Ochs.
Ce beau lépidoptère n’habite que le midi de l’Europe, jusqu’aux monts Ourals et le sud de la Perse. On le rencontre en Italie, en France, en Belgique, en Suisse, dans quelques parties de l’Allemagne et dans les environs du Volga.
La chenille passe l’hiver en léthargie et se retrouve en avril et mai sur le sarothamne à balais ou genêt commun (Sarothamnus scoparius), sur le trèfle des prés (Trifolium pratense ), des champs (T. arvense) et incarnat (T. incarnatum), le framboisier (Rabus idœus), la ronce bleue (R. cœsius ), les épilohes des montagnes (Epilobium montanum) et hérissé (. E . hirsutum ), les plantains moyen ( Plantago media) et à larges feuilles (P. major), le saule blanc ( Salix alba), le hêtre ( Fagus sylvatica), le chêne (Quercus robur ) et le gléchome, lierre terrestre (Glechoma hederacea).
Pour se métamorphoser, cette chenille se construit un tissu de couleur grise, duquel le papillon s’échappe après y avoir séjourné pendant quinze jours à trois semaines. Celui-ci voltige de préférence durant le jour dans les endroits montagneux et sur le versant des rochers bien exposés au soleil; on le voit encore souvent entre des buissons et des hautes herbes, où il se repose ordinairement sur les fleurs del 'Eupatoria cannabinum et des chardons.
Tliècle du Prunellier
sur le Prunellier