THÈCLE DU PRUNELLIER
THECLA SPINI, ste p.
SWALIOW HillKlSTRGAK. — §CHLEBEII F4LTEK.
Ochsenli., t. I, p. 103. — Esp., t. I, pl. XXXIX. — Frey., t. VI, pl. 961. — Spey., Geogr. Verb., p. 260. —Boisd., p. 8, n° 54. — Papilio spini, Hiib. — P. lynceus, Esp. — Hesperia spini, Fab. — Polyommatus spini, God.
Ce papillon se rencontre dans le voisinage du Volga, en Allemagne, en Suisse, en Belgique, en France, en Italie, en Espagne et en Asie Mineure; il est assez commun dans plusieurs localités de ces pays, tandis qu’il est rare dans d’autres.
La chenille vit sur le nerprun purgatif ( Rhamnus catharticus) et le prunellier (Prunus spinosa). Elle hiverne et ne continue son développement qu’au printemps de l’année suivante ; ce n’est que vers la fin de mai ou dans le courant de juin qu’elle parvient à sa grandeur normale. Cette espèce de chenille n’est jamais commune, mais on en trouve cependant parfois plusieurs sur une même plante; au moindre attouchement, elles retirent leur tête dans le premier anneau du corps. A l’approche de l’époque de leur métamorphose, elles deviennent d’un brun rougeâtre et s’attachent au moyen d’un fil à une branche pour se transformer en chrvsalide, ou bien cette transformation a lieu sur la terre dans un endroit bien abrité. L’insecte parfait quitte sa chrysalide au bout de douze à quinze jours : on peut alors se le procurer en juin et en août. Il recherche particulièrement les lisières des bois exposées au soleil et les clairières dans les environs desquelles croissent les plantes nourricières des chenilles, ainsi que le séneçon Jacobée (Senecio Jacobœa).