‹ Les lépidoptères de la Belgique (volume 3)Chapitre 8 sur 37 · MODE DE PUBLICATION · texte numérisé non relu

MODE DE PUBLICATION

DES

Cet ouvrage est publié par livraisons composées chacune de trois planches coloriées accompagnées de leur texte ; il paraît seize livraisons par an. L’ouvrage complet formera 3 volumes in-8°.

Le nom des espèces, donnés en quatre langues, sont accompagnés de leur synonymie, de la distribution géographique, de l’époque de l’apparition des chenilles, lesquelles sont toujours représentées sur les plantes dont elles se nourrissent Les petites espèces seront figurées plusieurs sur une même planche,

La description de chaque genre sera accompagnée de planches noires offrant les caractères génériques considérablement grossis ; deux planches noires compteront pour une planche coloriée.

A la fin du premier volume, il paraîtra une table systématique qui servira à indiquer le classement des planches d’après un système naturel donné par l’auteur.

sur l'Orme.

GASTROPACHA QUERCUS, ochsenheimer.

OAKEIGAR. — E1CBEN-8PINIWE1I.

Ochsenheimer, t. III, p. 2G6 - Esper, t. III, p.XIII, Sg. 4. - Boisduval, p. 71. — Freyer, Neuere Beit., t. I, pi. 26. — Bombyx spartii, Hüb. var. — B. quercus, Esp. — P. roboris, Schr. var.— Lasiocampa quercus et L. roboris, Step.— L. callunæ, Palmer. — Phalæna quercus, Linné. — Lycæna quercus, Ocli.

Ce gastropache se rencontre dans presque toute l’Europe et dans les parties situées à l’est de la Sibérie. On le voit en Russie, en Laponie et en Suède; il est commun en Allemagne, en Hollande, en Belgique, en Grande-Bretagne, en France et en Balie. On l’a également observé aux îles Canaries.

Ce lépidoptère se tient aussi bien dans les plaines que dans les régions montagneuses; il vole pendant le jour, tandis que la femelle n’abandonne sa retraite que la nuit. Cette dernière dépose ses œufs, de forme ovoïde, sur les feuilles des plantes nourricières des chenilles. Ces œufs éclosent en automne; les petites chenilles croissent rapidement et passent dans cet état l’hiver. Au printemps suivant, on les trouve jusqu’en juin sur le chêne (Quercus robur ), le saule marceau (Salix caprœa) , le bouleau (Betufa cdba) , le prunellier ou prunier sauvage ( Prunus spinosa), le liêtr e (Fagus sylvatica), l'orme (Ulmm campestris) et le genêt (Genista scoparia). Dès qu’on touche la chenille, elle s’enroule, et les poils dont son corps est couvert occasionnent de grandes démangeaisons aux mains. Vers la fin de juin et en juillet, elle se transforme en une chrysalide, qui est entourée d’une coque assez solide, dans la composition de laquelle les poils de la chenille entrent pour une bonne part. Après trois ou quatre semaines, le papillon parfait abandonne cette double enveloppe. On trouve quelques variétés de cette espèce, dont la principale est presque blanchâtre, avec les bandes des ailes à peine marquées.

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