PIÉRIDE DU NAVET
PIERIS RAPÆ, boisduval.
8ITIALL WRITE CABRAGE. — KOHL WE18SLIIC.
Ochsenlieimer, t I, 2* partie, p. 146. — Esper, t. I, pl. III, fig 2. — Boisduval, p. 4. — Papilio rapæ. Linné. — P. NELO,Bork. var.— Pontia rapæ, Step.— P. metra, Step. var. — P. ergane, Hüb. var. — P. immaculata, Retz. var. — P. narcea, Dalil. var.
Cette piéride est répandue dans toute l’Europe, dans une partie de l’Asie et de l’Algérie ; on la trouve au Japon, en Chine, en Sibérie, en Russie, en Laponie, en Suède et en Norwége; elle est commune en Allemagne, en Hollande, en Belgique, en Grande-Bretagne, en France, en Italie, ainsi qu’en Barbarie et en Égypte.
On la rencontre généralement dans les champs, les prairies, les jardins, les clairières des forêts et même sur les montagnes élevées dans le voisinage des neiges perpétuelles. La chenille vit depuis le mois de juin jusqu’en septembre, sur les capucines ( Tropœolurn majus ), le réséda (Resecla odorala ), la julienne (Ilesperis matronalis ), le raifort ( Raphanus sativas), ainsi que sur différentes espèces de choux, tels que le Rrassica oleracea et R. napus. Pendant certaines années, ces chenilles sont tellement abondantes qu’elles causent beaucoup de tort aux plantes énumérées ci-dessus. Les femelles attachent leurs œufs au revers des feuilles; les petites chenilles en sortent une huitaine de jours après, et se tiennent alors de préférence sur les pédoncules et les tiges, ce qui les rend souvent peu visibles; elles ne quittent ordinairement point la plante que lorsqu’elles en ont mangé, pour ainsi dire, toutes les feuilles. Ces chenilles croissent rapidement et acquièrent au bout d’une quinzaine de jours leur grandeur; elles ont alors le corps velouté et recouvert de poils très-fins. Se transformant ensuite en chrysalide, le papillon parfait s’en échappe dix à quinze jours après; les individus tardifs n’en sortent que l’année suivante. Pendant les beaux jours d’été, on trouve jusqu’cà vingt à trente de ces papillons sur le sable humide et sur les routes pour aspirer l’humidité du sol ; lorsqu’ils ont été troublés, ils reviennnent peu de temps après à leur place primitive, qu’ils quittent parfois pour se livrer à de nouveaux ébats ou pour aller butiner sur les plantes odoriférantes.
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