POLYOMMATE DE LA VERGE D’OR
POLYÛMMATUS VIRGAUREÆ, step.
StAUCE COPPEK. — (iOLDUETHEM FAI.TER.
Ochsenh., t. II, p. 85. — Esp.,t. I, pl. XXII. — Frey., N. Beitr., t. II, p. 33. - Spey., Geogr. Ver., 1.1, p. 253. — Boisd., p. 9, n« 61. — Papilio virgaureæ, Lin. — Chry- SOPHANUS VIRGAUREÆ, Daim. — LYCÆNA VIRGAUREÆ, CUV.
La plus grande partie de l’Europe et de l’Asie est la patrie de cette espèce; on la rencontre particulièrement en Russie, en Suède, en Norwége, en Danemark, en Allemagne, en Suisse, en Italie, en France, en Belgique et en Hollande. Elle est plus commune dans les régions montagneuses que dans les pays de plaines.
Ce papillon voltige en juillet et août, particulièrement entre les berges sèches et abondamment couvertes de fleurs, ainsi que sur les lisières et dans les clairières des bois.
La chenille, qui a un aspect velouté, se trouve en mai et en juin sur la solidage verge d’or (Solidago virga-anrea), sur la patience crépue (.Rumex crispus), sur l’oseille (R. acelosa) et sur la petite oseille (R. acelosella). Lorsqu’elle a atteint son entier développement, elle se suspend au moyen de quelques fils à une tige à peu d’élévation du sol ; à dater de ce moment sa transformation en chrysalide a lieu, et le papillon, auquel elle donne naissance, vient à éclore une quinzaine de jours après la métamorphose de la chenille.
Polyommate satiné :
sur l’Oseille sauvage.
POLYOMMATE SATINÉ.
POLYOMMATUS HIPPOTHOË, Staud. (I).
™ E PinPLE-EDCED tOPPER. — ST.inLBLAI'STHAlilJGEII FALTEII.
Lin. F. S- II, p 274 - Hubn. Pap. pl. 68. f. 337-8, p. 53. - Esp. Schm. I, pl. 22, f. 3, pl. 28, f. 5, pl. 100, f. 2 (ab.) — Ochsenh. Schm, Eur. 1,2, p. 79 et 81 (var.) - Boisd. Ind p. 9, n°64. - Frey. Beitr. pl. 596. - Steph.CAT. B. Lep. p. 16. - Ann. de la Soc ent. b I, p. 12. — Spey. Geog'r Veub. 1, p. 255 — Staud. Cat. p. 8, n° 109.
PAPJLIO HIPPOTHOË L. (1761). — P. CHRYSEIS. Schîff. (1776). - P. EURYDICE, Rott. - Lycæna chryseis, Step. - Polyommatus chryseis, Boisd. — Chrysophanus chryseis, Step. — Var.: Eurybia, O. — Stieberi, Gerh. — Candens, H. S. — Ab. : Confluens, Gerh.
On rencontre ce joli papillon en Scandinavie, en Russie, en Allemagne, en Hollande, en France, en Italie et en Turquie; en Belgique il a été pris plusieurs fois dans les Ardennes; il existait également en Grande-Bretagne, mais il paraît qu’on ne l’y rencontre plus. La var. Eurybia est propre aux Alpes et aux monts Altaï ; la var. Stieberi habite la Laponie, et la var. Candens est répandue dans le N.-E. de l’Asie mineure et dans l'Hyrcanie.
La chenille vit à la fin de mai et en juin sur l’oseille ( Rumex acetosa et acetoseUa) ; on la rencontre une seconde fois en septembre. La chrysalidation se fait, d’après M. Freyer, sur la terre nue. Le papillon vole depuis la fin de juin jusque vers .le milieu de juillet ; il se pose volontiers sur les Lychnis, les Trollius et les Ranunculus.
La chenille de cette espèce n’est connue que depuis peu d’années ; c’est M. Freyer qui le premier en a donné la figure que nous reproduisons sur notre planche.
(1) On confond parfois le Papilio hippothoë , Lin. avec le P. hippothoë , Lew.; ce dernier- est synonyme de P. dispar. Hw., tandis que le premier est le chryseis des auteurs.
Polyommate circé
sur le Genêt
POLYOMMATE CIRCÉ.
POLYOMMATUS CIRCE, illig.
THK CinCE-COPPEH. - ktPFERBBUlSEIl-FtLTER.
Hiibn., Pap , pl 67, f. 534-36, p. 55. — Wien. Verz., p. 181. — Hufoag., Berl. Magaz., II, p. 68.— Esp. Schm., I, pl. 35, suppl. XI, f. i, 2, p. 339 - Oehsenh., Schm. Eur , I, 2, p. 70. — Boisd., Ind. Meth., p. 9. — Ann. de la soc. ent. belge, I, p. 11. n» 21. — Spey., Geogr. verb. I, p. 253.
Papilio circe, Hübn. — P. Xanthe et Garbas, Fab. — P. dorilis, Hufn. — P. phocas, Esp. — Vax. : SlJBALPINA, Sp. = MONTANA, M. D. — ÜBSCDRIOR.
Ce papillon est fort répandu en Europe ; on le rencontre aussi bien dans les plaines que sur les montagnes, jusqu’aux limites de la végétation arborescente, où il est représenté par sa variété Subalpina. On l’observe dans la vallée du Volga, en Allemagne, en Hollande, en Belgique, en France, en Italie, en Dalmatie et en Turquie; il est rare en Syrie et n’a jamais été observé en Grande-Bretagne.
La chenille vit, en juin et en septembre, sur le genêt (Genista scoparia ); M. O. Wilde indique en outre le genre patience ( Rumex ), sans indication d’espèce, comme plantes nourricières de cette chenille. Pour la chrysalidation elle s’attache aux tiges des plantes par la partie caudale et à l’aide d’un fil transversal. L’insecte parfait vole en mai et en juillet.
La var. Obscurior est rare en Belgique. Le mâle n’a pas, en-dessus, de bordure antiterminale fauve ; la femelle a tout le dessus des ailes d’un brun foncé, sur lequel se dessinent les points noirs et la bordure antiterminale fauve.
Polyommate phloeas,
sur lapetite Oseille.
POLYOMMATE PHLŒAS.
POLYOMMATÜS PHLŒAS, boisd.
eOlDES COPPER. - «OinFARBIGEU FAfcTEK.
Ochsenh., t. I, 2, p. 87. — Esp., t. I, pl. XXII. — Frey., t. II, pl. 151. — Spey., Geogr. Verb., 1.1, p. 253.— Boisd , p. 9, n° 59.— Papilio phlœas, Lin.— P. virgaureæ, Scop. — Lycæna phlœas, Step. — Chlorophanus phlœas, West.
Ce gentil petit papillon habite la Turquie, la Russie, la Suède, la Norwége, le Danemark, l’Allemagne, la Suisse, la Hollande, la Belgique, la Grande-Bretagne, la France, l’Italie, les îles Canaries et les monts Himalaya; il est généralement assez répandu dans ces différentes contrées.
La chenille a acquis son complet développement vers les mois d’avril et de mai ; on la trouve à cette époque sur différentes espèces de patiences, telles que la patience à feuilles obtuses (Rumex obtusifolius), la patience crépue (R. crispus), l’oseille [R. acetosa ), la petite oseille [R. acetosella) et la patience à écusson (R. scuiatus). La métamorphose ne tarde pas à se faire et la chrysalide est attachée à une tige au moyen d’un fil. Le papillon vient à éclore au bout de deux à trois semaines environ; il va alors voltiger de fleur en fleur dans les prairies, ou bien sur la lisière des bois, ou même dans les endroits découverts de l’intérieur des forêts. Depuis le mois d’août jusqu’en octobre, on voit encore des individus de cette espèce, mais provenant alors d’une seconde génération.
Polyommate liellé,
Sur la Renoue e Mstorte.
GENRE PORTO MM ATE. — POLYOMMATÜS, Step.
POLYOMMATE HELLÉ.
POLYOMMATÜS HELLE, step.
AÏBIIK COPPEB. — AZI'B-8CU1LLE1»»EU l'ALTER.
Ochsenh., 1.1, 2, p. 68. — Esp., t. I, pl. LYIII. — Frey., Beitr., t. I, pl. VIII.—Spey., Geogr. Verb., t. I, p,252 — Boisd., p. 9, n° 69. —Papilio helle, Lin. - P. amphidamus, Koch. — Hesperia helle, Fab. — Lycæna helle, Cuv.
Ce polyommate se rencontre en Sibérie, sur les monts Altaï, en Russie, en Finlande, en Suède, en Allemagne, en Suisse, en Belgique et en France.
La chenille vit, pendant les mois de juillet et d’août, principalement sur la renouée bistorte (Polygonum bistorta), mais on la trouve encore sur les patiences maritime (Rumex maritimus), crépue (R. crispus), à feuilles obtuses (R. obtusifolius) et oseille [R. acetosa ). Cette chenille est difficile à apercevoir, car sa couleur ressemble beaucoup à celle des plantes qui lui servent de nourriture, ce qui est cause quelle passe souvent inaperçue.
La chrysalidation se fait près de la terre et la chenille se fixe à cet effet contre une tige et passe l’hiver sous forme de chrysalide. L’éclosion ne s’opère qu’au mois de mai de l’année suivante et, à cette époque, le papillon prend ses joyeux ébats dans les chemins bordés de fleurs, principalement dans les prairies marécageuses. La femelle est ordinairement plus rare que le mâle.
Lycène bleu strié
sur le Baguenaudier.
LYCÈNE BLEU STRIÉ.
LYCÆNA BOETICA, boisd.
BLASEiySTRAlCHFALTER
Lin. S. N. xir, p. 789. — Esp. Schm. pl. 27, f. 3, a, b, p. 319. — Rossi, Faun. Etr. II, p. 155. — Ochsenh., Schm. Eur. I, 2, p. 99. - Boisd. Ind. p. 10, n° 70. — Ann. de la Soc. ENT. BELGE I, p. 12. — Spey. Geogr. verb. I. p. 231. — Mill. Icon. de chen. et lép. I, p. 245, pl. 4. — Staud. Cat. p. 9.
Papilio boeticus, L. — P. baetxca, auct. — P. coluteæ, Rossi
Ce joli petit papillon habite l’Europe méridionale, la Perse, le plateau des Nilgherris, l’île de Java, les Canaries, l’île S te -Hélène, l’Algérie, l’Égypte, l’Abyssinie, le Cap de Bonne-Espérance et, suivant G. Kocb, l’Australie (New-Sidney). Il paraît être assez répandu dans certaines parties de la Suisse, mais il ne se montre qu’accidentellement dans la province Rhénane. En Belgique il a été pris dans les environs de Louvain par M. de Fré.
La chenille vit en août et septembre dans les gousses du baguenaudier (Colutea arborescens), dont elle ronge les graines encore vertes. Avant d’atteindre toute sa taille, elle passe plusieurs fois d’un fruit à un autre. A l’approche de la chrysalidation, cette chenille s’échappe de la gousse qui la protégeait pour aller se fixer, la tête en haut, à une branche de l’arbuste.
Suivant M. P. Millière, ce Iycène n’a qu’une époque, bien qu’il ait plusieurs générations qui se succèdent sans interruption. On le voit voler abondamment dans le midi de la France depuis la mi-août jusqu’à la fin d’octobre. Les œufs, pondus à la fin de la saison, n’éelosent qu’au printemps.
Les chenilles et la chrysalide de notre planche sont faites d’après les figures données par M. Millière.