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Lycène astrarché, sur le trèfle des Prés

LYCÈNE ARGIADE.

LYCÆNA ARGIADES, Staud.

HOPI'EKKLEEMLTEn.

Pall. Reisb, I, p 472. — Rott. Naturf., vr. p. 23. - Hubn. Pap. pl. 6b, f. 322-24. — Esp. Schm. I. pl. 34, f. 1,2. — Ochsenh. Schm. Eur. 1.2, p. 59 et 61. — Boisd. Ind. p. 10. n°72. — Ann. de la Soc. ent b. I, p. 13. — Spey. Geogr. vbrb I, p. 250.-- Staud. Cat. p 9, n° 128-

Papilio argiades, Pall (1771). — P.tiresias, Rott (1775).— P. amyntas, Schiff. (1776). — Lycæna amyntas, Boisd. — Ab : Coretas, O. — Polysperchon, Berg.

Habite l’Europe centrale et méridionale, sauf la Grande-Bretagne et la Péninsule Ibérique. Il est rare en Belgique où on le prend parfois sur les roches calcaires des environs de Namur. On le rencontre également dans l’Asie occidentale et dans les provinces de l’Amour.

La chenille vit en juin, août et septembre sur le lotier (Lotus corniculatus j, le sainfoin (Onobrychis sativo) et le nerprun (Rhamnus frangula). L’insecte parfait vole en mai, juillet et août.

LYCÈNE ASTRARCHE.

LYCÆNA ASTRARCHE, Staud.

THE f* Il O IV \ ARGUS. - FEUERBLAUEIt F A I. TEK

Bergstr. Nom. III, p. 4, pl. 49. - Esp. Schm I, pl. 32, f. 1. - Hubn. I’ap. pl. 62, f. 303-5. - Ochsenh., Schm Eur. I, 2. p. 44. — Boisd. Ind. p. 11. n° 82. - Step. Brit. Lep. p. 19. — Ann. de la Soc. Ent. b., I, p. 16. — Spey. Geogr. verb. I. p. 234. — Staud. Cat. p. 11, n° 155.

Papilio astrarche, Rerg. (1779) - P. agestis, Schiff (pro parte). - P. medon, Esp - P. idas. Lew. — Lycæna agestis. Roisd. — Polyommatus agestis, Step. — Var. ■ Artaxerxes, Fab. - Salmacis, Step. - A6. : Allous, Hb.

Habite toute l’Europe à l’exception des régions boréales ; on le rencontre également dans le nord de l’Afrique et dans l’Asie occidentale jusqu’aux monts Himalaya. Il est commun en Belgique, surtout sur les collines des bords de la Meuse et de l’Ourthe. Les var. Ariaxerxes et Salmacis sont propres à la Grande-Bretagne.

La chenille, qui nous est inconnue, vit, dit-on, sur les trèfles.

L’insecte parfait vole à la fin du printemps et au milieu de l’été.

Lveaejio êoon,

sur l.a(olulpo arborescent.

LYCAENE ÉGON

LYGÆNA ÆGON, fab.

siever-steidde» «lie. — ceisskxee faeter.

Oclisenh., fc. I, 2, p. 57. — Esp., t. I, pl. CI. — Freyer, NeueBeitr., t II, pl. 175. — Speyer, Geogr. Verb., 1.1, p. 233. — Boisd, p. 10, n° 76. — Papilio ægon, Schiff. — P. ALSUS, Esp. — P. PHILONONUS.Bork. — P. ARGYROTOXUS et P. ARGYRA, Bergstr. — P. argus, Lew. — P. maritimus, Haw. var. — Polyommatus alcippe, Herby. — P. argus, Step.

Cette espèce est répandue dans presque toute l’Europe; on la rencontre particulièrement en Russie, en Suède, en Allemagne, en Suisse, en Hollande, en Belgique, en Grande-Bretagne, en France, en Balie et en Espagne.

On rencontre ce papillon pendant les mois de juin et de juillet (1), dans les plaines et sur les montagnes jusqu’à une hauteur considérable; mais le plus souvent il se tient sur les collines abondamment pourvues de fleurs, ainsi que dans les parties boisées ou herbeuses des montagnes ; on le rencontre généralement dans ces localités en assez grand nombre.

La chenille vit sur le genêt d’Allemagne ( Genista Germanicà), le cytise faux-ébénier (Çytisus laburnam), le mélilot officinal ( Melilotus officinalis) , l’ajonc d’Europe ( Ulex Enropœus ) et la colutée arborescente (Colutea arborescens). A l’approche du temps de la métamorphose, cette chenille devient d’une teinte verdâtre; elle s’attache alors, au moyen d’un fil très-mince, contre une tige pour se transformer en chrysalide, de laquelle l’insecte parfait sort au bout d’une quinzaine de jours.

(1) Nous avons cru nécessaire d’indiquer, pour chaque espèce, l'époque à laquelle on pouvait trouver e papillon et la chenille; mais nous devons cependant faire remarquer qu’il est presque impossible de

donner pour ces indications une époque fixe, parce que le développement d’un papillon ou d’un œuf

es toujours soumis aux influences de la température qui varie considérablement pendant certaines années. ^

Lycène Bâton

sur la Gesse sauvage.

LYCÈNE BATON.

LYCÆNA BATON, Bergstr.

rtill.lll ll l lt FALTER.

Bergstr. Nomencl., pl. 60, f. 6-8, II. p. 18. — Esp. Schm. I, pl. 53, f. 1, p. 18. — Hubn. Pap. pl. 66, f. 325-27, p. 51. — Borkh. Eur. Schm. I. p. 160. — Ochsenh. Schm. Eur. I. 2, p. 63. - Boisd. Ind., p. 10, n° 73. — Spey. Geogr. verb. I, p. 230. — Ann. de la Soc. ent. B., xv, p. xxxiv. — Staud. Cat. p. 10, n° 146.

Papilio bâton, Bergstr. (1779). — P. amphion, Esp. (1780). — P. hylus, Fab. (1787). — P. hylas, S. V. (1789). — ? P. hylactor, Rergstr. Lycæna hylas, Boisd. — L. bâton, Staud. — Var. : Panoptes, Hb. = Abencerragus, Fier.

L’aire de dispersion de cette espèce a pour limites : au Nord la côte septentrionale de la Prusse, au Sud l’Algérie et la Syrie, à l’Ouest l’Espagne (var. Panoptes) et la France, et à l’Est l’Altaï. On rencontre donc ce lycénide dans la Russie centrale et méridionale, en Allemagne, en Dalmatie, en Italie, en Sicile, en Corse, en France, en Turquie, sur les monts Altaï, en Transcaucasie et en Algérie; il ne se montre que tout accidentellement en Belgique, où il a été pris à Annevoye (Namur) par feu MM. Fallon et Pôlet, et près d’Arlon par M. Dutreux. La var. Panoptes se rencontre dans l’Europe méridionale et occidentale.

La chenille n’est pas connue.

L’insecte parfait vole en mai et en août sur les berges exposées au soleil. Nous l’avons figuré sur la gesse sauvage, mais il n’est pas certain que la chenille vive sur cette plante.

Lycaetie alexis,

s lu’ la Burgrane rampante.

LYCÆNE ALEXIS.

LYCÆNA ICARUS, staüd.

THE COHHOIV BLUE. — HAUHBCHEL-FALTER.

IlObn., Pap. pl. 60, 1. 292-94, p. 48. — Esp. Schm., pl. 50. snppl. 26, f. 2, 3, p. 387. — Ochsenh., Schm. Eur., I. 2. p. 38. — Boisd. Ind. meth. p. 11, no 89. — Steph., Cat. Brit. tEP. p. 18. —Ann. de la Soc. ent. de Belg., I, p. 15, n» 56.— Spêy., Geogr. verb. I, p. 237.

Papilio icarüs, Rott. — P. Alexis, Sch. — P. Argus, Berk. — P. Thetis (fem.) Esp. — Polyommatus Alexis, Step. — Lycaena dorylas, Leach. — var : Papilio Polypiiemus, Esp.— P. icarinüs (aber.) Scr. — Polyommatus Labienus, Jerm. = P. eros, Step. — P. Lacon (fem ) Jerm.— P. dubius (fem.), Kirby. — P. icarius, (fem.), Step. — P. Tuestylis, (aber.) Jerm. — Persica, Bien. — Thersites, Bdv. — Agestoides, de Sel. —ALExios,Fr.

Ce lycæne habite toute l’Europe, les îles Canaries, lé Nord de l’Afrique et l’Asie occidentale. En Europe on le rencontre depuis la zone polaire jusqu’en Espagne et en Grèce. Il est très commun en Belgique.

La chenille vit en mai, juillet et août sur les bugranes ou arrête-bœufs (Ononis spinosa et arvensis) , le fraisier ( Fragaria vesca), le genêt ( Genista ), la luzerne ( Medicago saliva), les trèfles ( Trifolium ) et le fauxréglisse ( Astragalus glycyphyllos). La chrysalidation se fait à découvert contre une branche.

L’insecte parfait est commun dans les prairies en juin et juillet, puis à la fin d’août jusque vers le milieu de septembre.

La var. Agestoides est tout-à-fait brune en dessus. La var. Thersites , est commune près de Ciney, sur les collines arides; elle diffère du type par rahsence des deux points doubles de la base du revers des ailes supérieures.

Lycaene adonis,

sur la Cor ouille bicarrée.

LYCAENE ADONIS

LYGÆNA ADONIS, boisd.

BLCE. — ADOSIS FAITE».

Ochsenh., t. I, 2, p. 33. - Esp., t. I, pl. XXXII. — Frey., t. VI, pl. 487. — Spey., Geogr. Verb., 1.1, p. 239. - Boisd., p. 12, n» 94. — Papilio Adonis, Lin. — P. ceronus, Hüb., var. — P. bellargus Esp. — P. venilia, Bergst. — P. salacia, Berg. — P. Thetis, Bork. — P. haacinthus, Lew. — Polyommatus Adonis, Step.

La licaene Adonis est rare en Suède, mais elle est plus répandue dans plusieurs contrées de l’Allemagne, en Grande-Bretagne, en Belgique, en France, sur les Pyrénées, en Italie, en Croatie et en Dalmatie.

La chenille vit depuis le mois de mai jusqu’en juin, sur la coronille bigarrée ( Coronilla varia), le pied d’oiseau ( Ornithopus perpusillus), le genêt des teinturiers ( Genista tinctoria),\e genêt à tige ailée (G. sagittalis). Pendant le jour elle se tient ordinairement cachée au revers des feuilles ou sur la terre. La chrysalidation se fait contre une tige ou à la surface du sol; lorsque le temps est favorable, le papillon se dégage de sa chrysalide au bout d’une quinzaine de jours et quelquefois même plus tôt. Il commence aussitôt ses évolutions, qui se prolongent durant tout le mois de mai. Ce papillon paraît une seconde fois en juillet, mais généralement dans les endroits bien exposés au soleil et abondamment pourvus de fleurs, et surtout dans les localités où le sol est riche en carbonate calcaire.

Lvcaene Meu nacré

sur le Trèfle des prés,

LYCÆNE BLEU NACRÉ.

LYCÆNA CORYDON, boisd.

THE CHALK-B1LL BUE. - SILBEHBIiADF.il FAI.TIK.

Hübn Pap , pl. 59, f. 286-88, p. 47. — Esp. Schm., t. I, pl. 33, f. i, p. 535. — Oehsenh., Schm. Eur., i. 1, 2, p. 28. — B)isd. Ind. meth , p. 12, n° 96 et Icon. chen., pl. 2, f. 1-3. — Ann. de LA SOC. ENT. BELGE, 1.1, p. 14. — Spey. Geogr. verb., t. I, p. 240.

Papilio CORYDON, Scop. — (Fem.) P. tiphys, E*p. - Polyommatus cobydon, Steph. — Ar,Gus CORYDON. Boisd. — Far. : Apennina, Zell. — Hispana, H. Sch. — Albicans, Boisd. — Cory- DONius H. Sth. — Polona, Zell. — Polyommatus calæthis, Germ.

Cetle espèce est propre à l'Europe tempérée : on la trouve dans le midi de la Russie, en Allemagne, en Hollande, en Angleterre, en France, en Suisse, en Italie, en Espagne, en Portugal et en Turquie; en Belgique, elle est commune sur les collines calcaires des bords de la Meuse, de l’Ourthe et autres localités analogues ; on l’a même déjà rencontrée aux environs de Bruxelles et de Louvain.

La chenille se trouve en mai et en juin sur les trèfles, le lotier ( Lotus corniculaïus), l’hippocrèpe (Hippocrepis comosa ), le sainfoin ( Onobry cliis sativa), la coronille ( Coronilla varia ) et sur plusieurs espèces de vesces (Vicia). Elle se lient cachée durant le jour et ne se montre que la nuit, sur les plantes nourricières. Cette chenille ressemble beaucoup à celle du L. Adonis, mais on peut facilement la distinguer de cette dernière par sa couleur d’un vert foncé et la petitesse de ses stigmates.

L’insecte parfait éclôt en juillet et août.

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1. Lycèiie azuré , 2 . 1 . demi - argus , ■ Sur le Mélilot officinal.

LYCÈNE AZURÉ.

LYCÆNA HYLAS, Esp.

FEITMI..4TER ttl.TKlt

Esp. Schm. I, pl. 43. f. 3, p. 375 (mas.),pl. 35- f. 1. (fera.).— Hubn. Pap. pl. 60, f. 289-91.— Ochsenh.. Schm. Eur. I, 2, p. 31. — Boisd. Ind. p. 12, n°95. — Ann. de la Soc. ent. B., I, p. 15. — Spey. Geogr. verb. I, p. 238. — Staud. Cat. p. 12, n° 167.

PAPILIO HYLAS, Esp. — P. DORYLAS, Hb. — P. ARGESTER, BergStr. — P. THETIS (fem.), Esp — P. golgus (ab.), Hb. — Lycæna dorylas, Boisd. — L. hylas, Staud. — Var. : Armena, Staud. — Nivescens, Kef.

C’est une espèce subalpine qui habite l’Europe centrale et méridionale, à l'exception de la Grande Bretagne ; on la trouve aussi en Asie mineure. En Belgique on la rencontre dans plusieurs localités de la partie orientale du pays. La var. Armena habite l’Arménie, et la Nivescens, l’Andalousie et les montagnes calcaires de la Catalogne.

La chenille n’est pas connue. Le papillon vole en juin et en juillet.

LYCÈNE DEMI-ARGUS.

LYCÆNA SEMIARGUS, Rott.

THE WMABINE MUE — WOLLBLAUE» FALTER.

Rott. Nature, vi, p. 20. — Schiff. W. V. p. 182. - Esp. Schm. I, pl. 21. f. 1. p. 277. — Hüb. Pap. pl. 56 f. 269-71. - Ochsenh. Schm. Eur. I, 2, p. 14. — Boisd. Ind. p. 12, n° 100. — Ann. de la Soc. ent. B. I, p. 13. — Spey. Geogr. verb. I, p. 247. — Staud. Cat. p. 14, n° 179.

Papilio SEMIARGUS, Rott. (1775). — P. acis, Schiff. (1776). — P. argiolus, Esp. — P. CIMON, Lew. — Polyommatus acis. Steph. — Lycæna acis, Boisd. — L. SEMIARGUS, Staud. — Var. : Bellis, Frey. - Parnassia, Staud. — Helena, Staud. — Antiochena, Led.

Habite toute l’Europe, la Sibérie, les provinces de l’Amour et l’Asie occidentale. Ce lycène est très commun dans les bois et les prés de la Belgique, depuis le mois de juin jusqu’à la fin de l’été. Les variétés ont pour patrie: Bellis, Asie mineure et Hyrcanie; Parnassia, Grèce septentrionale ; Helena, Grèce méridionale ; Antiochena, Syrie et Lydie.

La chenille vit sur les mélilots ( Melilotus ofjicinalis et arvensis) et sur le faux-réglisse (Astragalus glycyphyllos).

Lycène damon

sur le Sainfoin .

LYCÈNE DAMON.

LYCÆNA DAMON, boisd.

1111I V i : \ K. 01*11 VI, T F, U

Sclliff. S. V. p. 182-83. — Hubn. Pap. pl. 87, f. 27S-77, p. 45. - Esp. Schm. I. pl. 33, f. 5, p. 336. — Ochsenh. Schm. Eur. I, 2, p. 19. — Boisd. Ind. p. 13, n° 106. — Ann. de la Soc. bnt. belge I, p. 14. — Spey. Geogr. verb. I, p. 242. — Staud. Cat. p. 13, n° 172.

Papilio damon, Schiff. — P. biton, Esp. — Var. : Damone, Ev. — Poséidon, Ld. — Damoclès, Iphigenia et Carmon, H. S. —Cærülea, Stgr. — Actis, H. S. = Athis, Frey.

Cette espèce habite la vallée du Volga, le Caucase, l’Altaï, l’Asie mineure, les Alpes, les Pyrénées, l’Italie, la Dalmatie et l’Allemagne méridionale ; elle est rare dans le nord de la France, et ne se montre que tout accidentellement en Hollande et en Belgique : M. de Fré l’a découverte dans des prairies des environs d’Anvers.

Les variétés ont pour patrie : Damone, l’Oural et l’Hyrcanie ; Poséidon, le N.-E. de l’Asie mineure ; Damoclès, le même pays que la précédente plus l’Arménie; Iphigenia, l’Asie mineure; Carmon, 1 Arménie; Cœrulea, l’Hyrcanie ; Actis, l’Asie mineure, l’Arménie, l’Hyrcanie et les Alpes.

C’est une espèce alpine, dont la chenille vit sur le sainfoin ( tledysa rum onobrychis) et sur l’esparcette (H. supinum). On la trouve à la fin de mai, et l’insecte parfait vole en juillet.

Ce papillon est très commun dans les parties montagneuses du midi de la France.

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Lycaene argjole, sur le Lierre.

LYCÆNE ARGIOLE.

LYCÆNA ARGIOLUS, boisd.

tue ,\/mu;-hlui:. - faulbauu-falteu.

Lin., S. N., X, 483; F. S. 284. — Hübn., Pap., pl. 57, f. 272-74, p. 46. - Esp..ScHüi. l,p(.

40, suppl. 16, f. 3, p. 360. — Ochsenh., Schm. Eur., I, 2, p. 17. — Boisd., Ind. Meth.. p.

13, îv 109. — Frey., Neüe Beitr., VII, pl. 651, p. 87. — Steph., Cat. Brit. lep., ji. 17. —

Ann. de la Soc. ent. belge, I, p. 13, n<>29. — Spey., Geogr. verb. I, p. 249. — Stand.

Cat. lep. p. 13, n° 176.

Papilio argiolus, L. — P. Cleobis, Esp. — P. acis, H. — Polyommatus argkjlus, Step.— var :

hypoleoca, Koll.— Papilio cimon, Lew. —P. thersamon, argyphontes et argalus, Bergst.

Ce gentil papillon est répandu dans presque toute l’Europe, sauf dans les contrées boréales: on le rencontre jusqu’au 63°. Il habite également le Caucase, la Sibérie, les monts Altaï, l’Himalaya, l’Amérique septentrionale et l’Algérie.

On trouve la chenille, en mai et en juin, sur la callune ( Calluna vulgaris), le robinier ( Robinia pseudo-acacia ), le nerprun ( Rhaimius frangula ) et « le lierre ( Hedera hélix) ( 1 )». Les métamorphoses ont lieu à terre et la chrysalide hiverne.

L’insecte parfait est assez commun en avril et mai, et une seconde fois vers le milieu de l’été. Il vole rapidement autour des arbres et des arbustes et s’y repose, tandis que ses congénères ne quittent pas les plantes herbacées.

(1) D’après les Ann. de la Soc. ent. belge , 1, p. 14

Lyeène minime

sur le Sainfoin.

LYCÈNE MINIME.

LYCÆNA MINIMA, staud.

THE 8MALL BLUE — LAZLRBLAUER FALTER.

Fuessl. Verz. p. 31 (1775).- Schiff.W.V. p. 184(1776).- Hubn.PAP. pl.58, F. 278-79, p. 46.— Esp. Schm. I, pl. 34 suppl. X, f. 3, p. 338. - Ochsenh. Schm. Eur. I, 2, p. 22. — Boisd. *»»• P- 12, n ° 102. ~ Steph. Cat. of Brit. Lf.p., p. 17. — Ann. delà Soc. ent. Belge, I, p. 13.- Spey. Geogr. verb. I, p 348.—A. Dub. Arch. cosm. p. 259,pl. 12.-Staud. Cat Lep p. 13, dp 178.

Papilio minimus, Fues?l — P. alsus, Schiff. - P. pseudolus, Borkh. - Lycæna alsus, Boisd. Polyommatus alsus, Steph. — ab. ou var?: Lorquinii, H. S. — ? Saportæ, Dup. — Nigrescens, A. Dub.

Le lycène minime ou alsus habite la Scandinavie, la Russie, l’Allemagne, la Hollande, la Belgique, la Grande Bretagne, la France, l’Italie, l’Autriche, la Turquie, la Grèce, l’Asie mineure, l’Arménie, la Sibérie méridionale et les provinces de l’Amour.

On trouve la chenille à la fin de mai et en juin et une seconde fois vers la fin de juillet, sur le sainfoin ( Onobrychissativa),\esmê\i\ots(Melilotus arvensis et officinalis), les trèfles ( Trifolium procumbens etcampestre), l’astragale ( Astragalus cicer) et la coronille (Coronilla varia).

Les papillons de la première génération volent à la fin de juin, ceux de la seconde, en août. Cette espèce est commune sur les montagnes calcaires des bords de l’Ourthe et de la Meuse ainsi qu’en Ardenne.

Lycaene cyllée,

sur le Molilot officinal.

LYCAENE CYLLÉE.

LYCÆNA CYLLARUS, boisd.

CLIFDEN BLIiE. - W1KBELRBAIJT FAETEB.

Ochsenh., t. I, 2, p. 12. — Esp., t. I, pl. XXXIII. — Frey., t. III, pl. 271. — Spey., Geogr. Verb., t. I, p. 246. — Boisd., p. 13, n° 111. — Papieio cyllarus, Esp. — P. Damcetus, Larv. — P. dymus, Herbst., var. — P. phobus, Berg- , var.

Cette lycaene est rare en Russie et en Suède, mais elle est plus répandue en Allemagne, en Suisse, en Belgique, en France, en Italie, en Espagne et en Asie Mineure.

L’éclosion des œufs se fait en septembre et les petites chenilles ne continuent leur développement qu’en mai et en juin de l’année suivante. On les trouve sur l’astragale réglisse ( Aslragalus glycyphyllos), le mélilot officinal ( Melilotus officinalis), le genêt d’Allemagne ( Genista germanica ), le cytise sagitté ( Cylisus sagitlalis) et le sainfoin cultivé [Onobrychis sativa). Ces chenilles se tiennent très-cachées et on ne les trouve que rarement. Pour se métamorphoser, elles s’attachent à une tige et enveloppent leur chrysalide d’un tissu très-fin. Le papillon s’échappe de sa chrysalide au bout d’une quinzaine de jours et va voltiger sur les fleurs fies prés, du versant des montagnes et des lisières des bois ; en général il se tient aussi bien dans les plaines que sur les rochers.

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