MÉRITÉ D’ARTÉMIS
MELITÆA ARTEMIS, step.
Esp , Schm., I, p. 209, pl. XVI, f. 2. — Hübn., Pap\, pi. I, f. 4 et 5, p. 6. — Borkh., Eur. Schm., I, p. 57et 225. — Ochsenb.. Schm. Eür., I, 1, p. 24. — Frey., Beitr.,I, pl. VII, p. 25 — Boisd., p. 20, n° 155.— Step., List of B. Lep., p. 14.— Spey., Geogr. verb., I, p. 157.
PAPILIO ARTEMIS, Sclliff. — P. MATÜRKA, Esp. — P. LYE, Bork. — P. MATUTINA, Thunb. - Melitæa cinxia, Dune.— Var : Desfontainesi, Boisd.— Orientalis, HS.
Ce papillon est répandu dans toute l’Europe, sauf dans les régions polaires ; on le rencontre même en Sibérie, en Orient et dans le nord de l’Afrique. Dans la partie sud-ouest de notre continent, il n’est représenté que par sa variété Desfontainesi, et en Orient on ne rencontre que sa variété Orientalis. Cette espèce habite la Suède, la Norwége, la Russie, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la Hollande, la Belgique, la France, l’Espagne, le Portugal et l’Italie; dans notre pays, elle n’est pas rare dans les montagnes boisées des bords de l’Ourthe, de la Meuse et dans la forêt de Soignes. La variété Orientalis est répandue en Dalmatie, sur l’Altaï et au lac BaikaL
Ce gentil petit papillon vit aussi bien dans les clairières des bois que dans les régions alpines; Ménétries dit l’avoir rencontré dans les monts du Caucase jusqu a une hauteur de huit mille pieds.
La chenille vit au printemps sur les plaintains, les véroniques et sur la scabieuse ( Scabiosa saccisa ). La chrysalidation se fait sur les plantes nourricières et l’insecte parfait vole en juin.
Melitée cinxie
sur l achillée.
MELITÉE CINXIE.
MELITÆA CINX1A, steph.
THE GLANVIIAE FIIITIEEAUY. — SPITÏWEGERICBPAITEB.
Hiibn., Pap., pl. 2, f. 7, 8, p. 6.— Esp., Schmet, I, pl. 25. — Ochsenh., Schmet. Eur., I, p. 27. — Boisd., p. 20 n° 156. — Frey., Beitr., III, pl. 103. — Ann. de la Soc. ent. debelg.,1, p.18.—Spey., Geogr. verb., I, p. 160 Papilio cinxia, Un.—P.pilosellœ, Esp. — P. abbacus, Retz. — P. délia, Hiibn, — P. trivia, Sclir.
Ce papillon est répandu dans toute l’Europe, sauf dans l’extrême Nord, en Orient ainsi qu’en Sibérie; il habite, en un mot, tous les pays situés entre la Grande-Bretagne et l’Altaï, et entre la Norwége et la Barbarie. En Angleterre et en Belgique il est assez commun dans les clairières des bois.
Cette espèce vit aussi bien dans les bois que dans les régions alpines, où elle n’est pas rare jusqu’à l’altitude de 3,000 pieds.
Les jeunes chenilles, de la génération d’été, passent l’hiver en société dans une même toile; on les trouve dispersées en avril et mai sur le plantain (Plantago lanceolatd), l’épervière (Hieracium pilosella), la véronique ( Veronica officinaUs), l’orpin blanc ( Seclum album ) et quelquefois aussi sur la canche [Aira canescens). Suivant M. G. Koch, on les trouverait déjà par nichées en mars sur l’achillée ( Achillea millefolia), le pissenlit ( Leontodon taraxacum ) et sur le plantain.
La chrysalidation a lieu en mai ; le papillon vole à la fin du même mois et pendant la première quinzaine de juin; il se montre une seconde fois à la fin de juillet et en août.
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Mélitée dicLynne,
sui*le Mélampyre des prés
MÉLITÉE DICTYNNE.
MELITÆA DIGTYNNA, fab.
DICTYNNE FKITIU.NBY. — SCBEIN8ILIIEBFEECHIGEB FAITES.
Ochsenh., 1.1, p. 42. — Esp., 1.1, pl. XLVIII. — Frey., t. IY, pl. 319. — Spey., Geogr.
Verb., p. 158.— Boisd., p. 20, n u 163.— Papilio dictynna, Fabr.— P. Diamina, Lang-,
— P. CORYTHALIA, HÜb.
La patrie de ce lépidoptère est la Suède, la Norwége, la Russie, la Suisse, la Belgique, la France, l’Italie et l’Algérie.
La chenille vit depuis le mois d’avril jusqu’en juin sur le mélampyre des prés ( Melampyrum pratense), le mélampyre des forêts (M. sylvaticum ), le mélampyre crêté (M. cristatum), le mélampyre des bois (M. nemorosum), le plantain à larges feuilles ( Plantago major), le plantain lancéolé (Pl. lanceolata) et le plantain moyen (PL media). Vers la fin de mai ou en juin, cette chenille se fixe à une branche ou à une feuille pour opérer sa métamorphose. Le papillon reste dans sa chrysalide durant un temps plus ou moins long qui varie selon la température; on le voit cependant généralement en juin et en juillet, quelquefois encore pendant le mois d’août il fait ses évolutions dans les endroits humides pourvus de fleurs, tels que les prairies et les bois.
Ce mélitée se distingue facilement des autres espèces du même genre, parce qu’il est le plus foncé en couleur; on en trouve même quelquefois dont la partie supérieure des ailes est presque noire.
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M élite e A thalie
sur la Véronique chènette.
MÉLITÉE ATHALIE.
MELITÆA ATHALIA, steph.
Hübn., Pap., pl. 4, f. 17, 18, p. 7. — Esp., Schm., I, pl. 47, suppl. 23, f. 1, p. 377. — Ochsenb., Schm. Eur* 1, 1, p. 44. — Boisd. Index meth., p. 21. — Selys, Enum , p. 31. — Ann. de la soc. ent. belge. I, p. 18. — Spry., Geogr. Verb., I, p. 161.
Papilio Athalia, Esp. — P. Matcrna, Schiff. — P. Dictïnna, Lew. — Far. : P. Cuneigera, Haw. — P. Pyronia, Hüba. = P. eos, Haw. = Melitæa pyronia, Steph. — P. Tessellata, Pet. = M. Tessellata, Steph. — Parthenie, H. Seh. = Varia, Bisch. — Navarina et Hisopa, Selys. — Astëriades.
Ce papillon est commun dans les bois, les clairières et les prés, aussi bien des plaines que des régions subalpines, où on le rencontre jusqu’à une altitude de 5,000 pieds. Il est, en général, fort répandu dans toute l’Europe, depuis la Suède et la Norwége jusqu’en Sicile, et depuis l’Espagne jusqu’en Sibérie. La variété Pyronia se rencontre en Italie et en Turquie; la Parthenie habite la partie sud-ouest de l’Allemagne, la Suisse et la France; on n’a trouvé en Belgique que les var. Navarina, Hisopa' et Asteriades (I).
La chenille vit, en avril et mai, sur plusieurs plantes basses, mais particulièrement sur les plantes suivantes : mélampyre (Melampyrum sylvaticum ), plantain (Plantagolanceolata ), centaurée [Centaureajacea ), épervière [Hieracium piloseila ), valériane ( Valeriana dioica), véronique (Veronica chamaedrys ), chrysanthème [Chrysanthemum corymbosum), digitale [Digitalm ochroleuca ), etc.
La chrysalidation a lieu en juin, et l’insecte parfait ne tarde alors pas à éclore; celui-ci vole à la fin de mai et au commencement de juin, et une seconde fois en août.
(1) Foy. Selys-Longch., Enumér, p. 31, et Ann. de la Soc. ent . belge, I, p. 19.
Argynne delabistorte,
sur la Tenouée Instorte.
ARGYNNE DE LA BISTORTE.
ARGYNNIS APHIRAPE, hübn.
BLOOD-WORT S FKITILL4RV. — SCHWARÏGERIMCEITER FAETEK.
Hübn , Pap., pl. Y, f. 23-25, p. 8. — Esp., Schm., I, pl. CX, cont. 65, f. 5, p. 94. - Herb., Schm., X, pl. 270, f 6 et 7, p. 102. - Ochsenh., Schm. Eur , I, 1, p. 52 — Frey., Beitr., I, pl. I et II, pl. LXI, p. 41. — Boisd., p. 19, n" 149. — Spey., Geogr. YERB., I, p 164.
Papilio aphirape, Ocbs. — P. eunomia, Esp. — P. TOMYRIS et P. OSSIANUS, Herb.
Ce papillon est propre au nord de l’Europe ; il habite la Suède, la Norwége, le Danemark, la Livonie, la Russie et l’Allemagne ; il se montre quelquefois en Belgique, où on l’a pris dans les prairies des bois de Saint-Hubert. On le rencontre également au Caucase, près de la mer Caspienne, en Sibérie et au Labrador.
Cette espèce est fort dispersée et n’est commune dans aucun pays ; elle se lient toujours dans les prairies marécageuses. La chenille vit en mai et en juin sur la renouée bistorte (Polygonum bistorta). L’insecte parfait vole à la fin de juin et en juillet. M.Freyer fait observer que les femelles sont beaucoup plus rares que les mâles, et que dans vingt individus qu’on attrape, il ne se trouve souvent pas quatre femelles.
La chenille est très-rare ou plutôt difficile à trouver, même dans son pays natal. Comme il m’a été impossible de me la procurer en nature, je me vois forcé de donner une reproduction de la chenille et de la chrysalide figurées dans le bel ouvrage de M. Freyer.
Argynne séléné
sur la Violette des montagnes.
ARGYNNE SELENE.
ARGYNNIS SELENE, steph.
SHALL PEARL-BORDERED FRITILLART.
BRAENFLECKI6ER FALTER.
Hubn. Pap. pl. 5, f. 26-27, p. 8. — Esp. Schm. I, pl. 30, suppl. 6, f. 1, p. 325. — Ochsenh. Schm. Eur. I, 1 p. 55. — Boisd. Ind. p. 19, n° 147. — Steph. Cat. of Brit. Lep. p. 12. — Ann. de i.a Soc. ent. belge, I, p. 21. —Spey. Geogr. verb. I, p. 165. — Staud. Cat. Lep. p.20, n°245.
Papilio selene, Schiff— P. euphrosine, var. Scop. —P. edphrasia, Lew. — P. silene, Haw — Mei.itæa selene, Steph.— var.: Marpbisa pHIinaldcs, Herbs.- Hela, Staud. — ab. : Thalia E sp. — Selenia, Frey.
Ce papillon est répandu dans presque toute l’Europe, depuis la Laponie jusqu’au nord de l’Espagne, et depuis la Grande Bretagne jusqu’aux monts Altaï; mais il n’a pas été observé en Grèce, en Corse, en Sardaigne et en Andalousie. On le rencontre également dans la partie Nord-Ouest de l’Asie mineure, en Arménie et dans les provinces de l’Amour.
On trouve la chenille en juin et en septembre sur la violette des chiens ( Viola canind) et sur celle des montagnes (F. montana ), mais il est très-difficile de la découvrir.
Le papillon vole à la fin de mai, en juin et en août. Il est commun dans les clairières et les prairies humides des bois. Dans la chaîne des Alpes il s’élève jusqu’à une hauteur de 3300pieds.
Àrôynno euphrosvne,
sur la Violette de Rouen.
ARGYNNE EÜPHROSYNE.
ARGYNNIS EÜPHROSYNE.
PËAUL>II«K»BRF.D PIlITIllARY. — BEBGYEILCDGIV FLATEBER.
Oohsenh., t.I,p.58. - Esper, t. T, pi. XVIII. — Freyer, Beitr., t. III, pl. 139, var —
Speyer, Geogr. Verb., fc.I, p.l6S. — Boisd., p. 18, n° 145. - PapiuoEuphrosyne, Lin.
— P. princeps, Fab. — P argenticollis, Retz. — P. Euphrasia, Haw. var. —
P. Thalia, Hüb. var. — Melitæa Eüphrosynë, Step.
Cette argynne est rare au sud de la Russie et de la Laponie, mais en Allemagne elle est commune dans plusieurs localités, tandis qu’elle n’a jamais été observée dans d’autres ; il en est de même en Grande-Bretagne, en Hollande, en Belgique et en France; elle est commune sur les Alpes de la Suisse.
Ce gentil papillon fait ses évolutions depuis la fin de mai jusqu’en juillet, et il recherche de préférence les endroits montagneux et la campagne découverte. La prédilection de cette argynne pour les lieux montagneux est cause, qu’on l’y trouve voltigeant sur les fleurs en nombre assez considérable, surtout dans les endroits boisés ou recouverts d’herbe sur le versant des montagnes; elles se tiennent quelquefois même dans les endroits les plus arides.
La chenille vit sur la violette hérissée (Viola hirsuta), sur la violette de Rouen (F. Rolhomagensis) et sur la violette odorante (F. odorata ). Lorsque cette chenille a atteint la moitié de sa grandeur, elle s’abrite pour passer l’hiver, et on la retrouve pendant les mois d’avril et de mai sur les plantes nourricières. Elle se chrysalide vers la fin de mai, et le papillon abandonne cette enveloppe au bout d’une quinzaine de jours.