‹ Les lépidoptères de la BelgiqueChapitre 38 sur 63 · var. Arsilache sur la Violette odorant · texte numérisé non relu

var. Arsilache sur la Violette odorant

ARGYNNE PALÈS.

ARGYNNIS PALES, boisd.

BLAS8FLECKIGER FALTF.R.

Schiff. S. V. p. 177. — Hubn. Pap., pl.7, f. 34-35; pl. 121, f. 617-18. - Esp. Schm. I, pl. 5b, cont. VI, f. 4,5, p. 35. — Ochsenh. Schm. Eur. 1,1, p. 63. — Frey. Beitr., pl. 115, f. 1, 2, pl. 121, f. 1, 2; N. Beitr. pl. 187, f. 1 (aberr). - Boisd. Ind.metr , p. 18, a» 143.- Spey., Geogr. verb. I, p 169.—Slaud Cat., p. 20. —Ann. de la Soc. ent. de Belg. XIV, Comptesrendus, p. XII. —

Papilio pales, Scbiff. — Var: Isis, Hb.— Arsilache, E-p. — Lapponica, Caccasica et Græca, Staud. — Aberr: Nf.pæa, Hb.

Ce joli petit papillon est propre aux régions boréales et alpines ; il habite la Scandinavie, la Laponie, la Russie septentrionale et centrale, la Hongrie, l’Autriche, l’Allemagne, la Suisse, les Alpes, les Pyrénées, les montagnes de la Grèce, le Caucase, les monts Altaï et la Sibérie orientale et septentrionale. La présence de cette espèce n’a été constatée en Belgique qu’en 1871 par M. Maassen, d’Elberfeld; ce savant lépidoptérologiste s’est empressé d’offrir à notre Société entomologique quelques exemplaires de la var. Arsilache, pris sur le territoire belge, à la Maison Hestreux (Hertogenwald). L’espèce ne paraît donc être représenté dans notre pays que par une de ses variétés.

La chenille vit sur les violettes et principalement sur la Viola montana. Elle est peu connue car il est très-difficile de se la procurer; nous sommes donc obligé de nous contenter de la reproduction d’une figure donnée par Hubner ( 1 ). L’insecte parfait vole en juin.

La fig. 1 de notre planche représente l’espèce type ; la fig. 2, la var. Arsilache ; la fig. 5 est une simple aberration.

(1) Hubner figure cette chenille comme var. de VA.selene, mais avec doute. Suivant M. Freyer, le dessin donné par Hubner représenterait positivement la chenille de VA. pales ou de sa var. Arsilache.

Argynne Dia,

sur laTiolette des cliieus.

ARGYNNE DIA

ARGYNNIS DIA.

DH FRITIH4BY.—DH-FLâTERER,

Ochsenh., t. I, 1, p. 61. - Esper, t. I, pl. XVI. — Freyer, Neu. Beitr., t. III, pl. 212. — Speyer, Geogr. Verb., p. 167. — Boisd., p. 18, n» 144.

Cet argynne, bien que très-répandu, est cependant rare dans plusieurs localités ou même y manque complètement. On le trouve au Groenland, en Trans-Caucasie, sur les rives du Volga, en Allemagne, en Hollande, en Belgique, en France et en Italie. On ne l’a pas encore rencontré dans la Grande-Bretagne.

Pendant les mois de juin et de juillet, on voit ce gentil papillon voler de fleur en fleur, sur les buissons qui bordent les chemins, dans les prairies émaillées des bois, ainsi que sur les lisières des forêts et dans les clairières.

C’est sur la violette des chiens [Viola canina ) et la violette odorante (F. odorata) que la femelle pond ses œufs, et ce sont, par conséquent, ces mêmes plantes qui doivent servir de nourriture aux jeunes chenilles. Les chenilles de cette espèce passent l’hiver dans un état léthargique et ce n’est qu’au mois de mai du printemps suivant qu’elles opèrent leur métamorphose, car vers cette époque elles ont atteint leur dernier degré de développement. Pour se chrysalider, les chenilles se suspendent à une plante parla partie anale, et au bout de douze à quinze jours, le papillon abandonne son enveloppe provisoire pour prendre son vol et pourvoir à la perpétuation de son espèce.

Argynue Jno,

sur la Saiiguisorbe officinale

ARGYNNE ÏNO.

ARGYNNIS 1NO.

I jl O F U I I I L L I H Y< - I » tt • F 1,1 T K I! E R.

Ochsenh., t. I, p. 69.- Esper, t. I, pl. XXV. — Freyer, Neu. Beitr., t. V, pl. 409 — Speyer, Geogr. Verb., p. 110. — Boisd., p. 11, n° 140. — Papilio ino, Lin.—P. dictynna, Hüb. — P. parthenie, Bergst. — P. CHLORis, Esp., mas.

Ce papillon habite la plus grande partie de l’Europe; on le trouve au nord de l’Asie jusqu’au Kamtchatka, en Russie, en Suède, en Norwége, en Danemark, en Allemagne, en Suisse, en Hollande, en Belgique, en France et dans tout l’Orient Jusqu’ici on ne l’a pas encore observé dans la Grande-Bretagne.

Cette jolie espèce se rencontre, depuis le mois de juin jusqu’en août, dans les plaines et sur le versant des montagnes; on la trouve aussi dans les bois, dans les buissons, mais principalement dans les prairies marécageuses de l’intérieur des bois et dans les clairières. C’est dans ces localités qu’on observe ordinairement cet argynne, qui voltige çà et là par couple, et va de temps en temps se mettre sur une feuille ou sur une fleur pour se reposer ou pour y puiser sa nourriture.

La femelle dépose ses œufs sur les plantes qui doivent plus tard servir de nourriture aux chenilles. Ces dernières se trouvent sur la sanguisorbe officinale (Sangnisorba officinalis) et sur la spirée barbe de chèvre (Spirœa aruncus ), mais presque toujours à la partie inférieure des feuilles, ce qui rend leur chasse assez difficile. Après avoir changé plusieurs fois de robe, la chenille se suspend dans un endroit bien abrité et se transforme en chrysalide. L’insecte parfait, qui est rare dans notre pays, vient à éclore dix à quinze jours après la chrvsalidation.

Argynne Latone,

sur la Violette des Champs.

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