SATYRE ARACHNÉ
SATYRUS STATILINÜS, Staud.
EVRCVOAICIGER ialter
Hafn. Berl. Mag. II, p. 84.-Sulz. Abg. Gesch. d Ins. II, pl. 17, f. 8,9, p. 145-Esp. Schm. I, pl. 29, f. 1. et pl. 63, f. 7. — Hubn. Pap. pl. 100, f. 107-9. —Ochsenh. Schm. Eur. I, 1, p. 184. — Boisd. Ind. p. 30, n° 240. — Ann. de la Soc. ent. b I, p. 27. - Spey. Geogr. Verb. I, p.2U. - Staud. Cat. p 29, n» 355.
Papilio statilxnus, Hufn. (1766) - P . fauna, Sulz. (1776). - P. ARACHNE, Schiff - Satyrus fauna, Boisd. - Var . : Allionia, Fab.
Cette espèce habite 1 Europe centrale et méridionale : on la rencontre en Allemagne, dans le sud de la Russie, en Autriche, en France, en Italie, en Corse, en Espagne, en Portugal, sur l’île d’Elbe, en Turquie, en Grèce et en Syrie. Elle se montre accidentellement en Hollande et en Belgique, où elle a été prise dans différentes localités, notamment dans la Gampine anversoise et près de Louvain.
La chenille de ce satyre n’est pas connue.
L insecte parfait vole en août, de préférence sur les lisières et dans les clairières des bois de conifères. Nous l’avons figuré pour cette raison sur une branche de pin, mais il est peu probable que la chenille vive sur cet arbre.
Pararge irtéra
sur la Glycérie flottante
PARARGE MÉRA.
PARARGE MÆRA, hb.
RI8PEXGRA8FALTER.
Lin. S. N. 1, 2, p. 771; F. S. 2' éd. p.275. — Hubn. Pap. pi. 39, f. 174-75, p. 29. — Esp.
Schm. pl. 6, f. 2, p. 96. — Ochsenh. Schm. Eur. 1, 1, p. 231. — Boisd. Ind. p. 32, n» 259.—
Ann. de la soc. ent. Belge, I, p. 28. — Spey. Geogr. verb. I, p. 213. — Staud. Cat. Lep.
Papilio mæra, L. — var : Adrasta, Hb. — Adrastoides, Bien. Diss.
Ce papillon habite la Laponie, la Scandinavie, la Russie, l’Allemagne, la Belgique, la France, l’Espagne, l’Italie, l’Autriche,la Syrie,l’ile de Chypre, l’Altaï et l’Hyrcanie (Perse). Il n’a pas été observé au Danemark, dans la Russie méridionale, en Hollande, en Grande Bretagne et dans les provinces allemandes voisines de la mer du Nord.
La var. Adrasta , à couleurs plus sombres, se trouve dans unegrande partie de 1 Europe; en Belgique, elle est presque aussi répandue que le type. La var. Adrastoides est propre à l’Hyrcanie.
La chenille vit en avril et en juin sur un grand nombre de graminées, principalement sur le paturin annuel (Poa annua), la glycérie flottante (Glycèria fldtans) et l’orge queue-de-rat (Ilordeum murinum). On trouve souvent la chrysalide fixée aux murs et aux rochers; elle est tantôt verte, tantôt d’un noir verdâtre, avec deux rangées dorsales de tubercules jaunes ou fauves.
L insecte parfait vole dès la fin de mai jusqu’en juillet. Il habite, chez nous, les bords de la Meuse, le Condroz, l’Ardenneetle HainauL où il n’est pas rare sur les rochers et les vieilles murailles.
Hipp arche Médère.
sur le Paturin annuel.
HIPPARCHE MÉGÈRE.
HIPPARGHIA MEGAERA, step.
THE W/tLL. — SCHWIXGELGKASFALTER.
Hübn Pap., tab. 29, p. 39. — Esp., Schmet., I Theil, tab. VI, fig. 3, p. 101. - Sepp, Ned'ekl. Ins., t. II, tab. II et III, p. 6. - Borkh. Eur. Schmet., I Theil, p. 79 et 237, n<> 18. — Ocksenli., Die Schmet. v. Eur., t. I, p. 235. — Boisd., p. 30, n° 262. —
Spey, Geogr. verb., t. I, p. 216.
Papilio Megaera, Lin. - P. Maera, Bork. — Satyrus Megaera, Boisd. — Lasiommata Megaera, West. — Pararge Megaera, H.
On trouve ce papillon en Algérie, en Syrie et au Caucase. En Europe, il est plus ou moins commun, suivant les contrées, mais on ne le rencontre guère au delà de la latitude de Christiania. Celte espèce est donc répandue depuis le sud de la presqu’île des Scandinaves, l’Allemagne et la Grande-Bretagne, jusqu’en Italie et en Espagne, et enfin dans le nord de l’Afrique. En Belgique, elle est très-commune.
La chenille vit en deux générations sur diverses graminées des genres Poa, Hordeum, Festuca, etc. (I); on la trouve au printemps et une seconde fois en juillet. A l’approche de la chrysalidation, elle se suspend par la partie anale aux tiges et aux feuilles des plantes nourricières, ce qui fait que la chrysalide est simplement fixée par sa partie postérieure.
Le papillon vole, depuis le mois de mai jusqu’en automne, le long des chemins, des murs et dans les endroits arides.
(1) Les plantes de la famille des Graminées sont, en général, difficiles à déterminer pour les personnes qui n’ont pas fait de la botanique une étude approfondie. C’est probablement pour cette raison que les entomologistes ont fréquemment confondu les espèces entre elles, à tel point qu’on n’a souvent que des données incertaines sur la nourriture des chenilles qui ne vivent que sur les Graminées.
Hipparche Eoërie,
sur le Froment rampant
HIPPARCHE ÉGÉRIE.
HIPPARCHIA EGERIA, step.
SPECKLED WOO». - QtECKEmCBlS.PAtTER.
Ochsenh., t. I, p. 238. - Esper, t. I, pl. VIL - Freyer, Neu. beitr., t. V,pl. 403. -
Speyer, Geogu. Verb., 1.1, p. 217. — Boisd., p. 32, n°264. — Papilio ægeria, Lin.
— P. meone, Hüb. var — P. xiphia, Fab. — Lasiommata ægebia, Step. — Pararge
ÆGERIA, Hüb.
La Suède, la Norwége et la Russie sont les pays où cette espèce se trouve le plus rarement, tandis quelle est assez abondante dans plusieurs contrées de l’Allemagne et commune en Hollande, en Belgique, en France, en Italie et en Grande-Bretagne ; elle a aussi été observée aux îles Canaries et en Algérie.
Pendant le mois de mai jusqu’à la fin d’août, on voit le papillon voltiger dans les endroits ombragés des jardins, dans les chemins creux et dans les bois touffus où croît beaucoup d’herbe. Il se repose souvent sur des fleurs ou des buissons et même sur la terre nue, mais toujours à l’ombre.
La femelle dépose ses œufs, qui sont ronds et d’un vert blanchâtre, dans l’herbe, et l’on trouve la chenille, de juillet jusqu’en septembre, sur le froment rampant ( Triticum repens), le paturin commun ( Poa irivialis), le paturin des forêts (P. nemoralis ), etc. Il est très-difficile d’apercevoir cette chenille à cause de sa couleur qui est analogue à celle de l’herbe et surtout par l’habitude quelle a de se placer de manière à ne pas être vue d’en haut. Les chenilles de la première génération se chrysalident la même année que l’éclosion des œufs, tandis que celles de la seconde hivernent dans un état de léthargie, et ce n’est alors qu’au mois d’avril quelles acquièrent leur entier développement. Le papillon sort de sa chrysalide une quinzaine de jours après la métamorphose de la chenille.
Hipparche janire,
sur le Paturin annuel.
HIPPARCHE JANIRE.
HIPPARCHIA JANIRA, step.
.vu; tue iv Bit oit'si • —
Ochsenh., t. I, p. 218. — Esp., t. I, pl. X. — Speyer, Geogr Verb., t. I, p. 220. —
Boisd., p. 31, n» 253 — Papilio janira, Lin. — P. jurtina, Lin. fem. — P. ibispulla,
Esp. — Satyrus janira, Boisd.
Cet hipparche se rencontre en Syrie, en Algérie, aux îles Canaries, en Portugal, en Espagne, en Italie, en France, en Belgique, en Hollande, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Norwége, en Suède, en Russie et en Turquie.
Ce papillon, qui est commun presque partout, se rencontre de juin jusqu en août, au bord des chemins, dans les plaines et même sur les rochers nus et les montagnes les plus élevées. Il est facile à prendre, car il vole souvent sans aucune crainte autour du chasseur.
La chenille vit sur différentes graminées, telles que le paturin des prés [Poa praiensis), le paturin commun (P. trivialis ), le paturin annuel {P. annua), et autres plantes du même genre. Lorsqu’elle a atteint la moitié de sa grandeur, elle s’abrite pour passer l’hiver, et ce n’est que vers la fin de mai de l’année suivante quelle acquiert tout son développement. Elle se chrysalide alors et le papillon apparaît au bout de deux à trois semaines.
flïpparclie deTitlion .
sur Je Paiurin commun
HIPPARCHE DE T [THON.
HIPPARCI1IA TITHONUS, step.
C4TÜ UEEPEB. - WASESGB48FALTER.
Ochsenh., t. I, p. 210.— Esp,, t. I. pi. IX.—Speyer, Geogh. VERB.,t.I,p. 220. —Boisd., p. 81, n° 254. — Papilio tithonus, Lin. — P. pilosellæ, Fab. — P. herse, Schiff. — P. TITHONIUS, Vill. — P. AMARYLLIS, Bork. — P. PHCEDRA, Esp. — SATYRUS tithonus, Boisd.
Ce papillon n’habite que dans quelques parties de l’Allemagne, et il est surtout commun près de l’Ahr et sur les bords du Rhin jusqu’en Suisse; on le rencontre aussi dans la Grande-Bretagne, en Hollande, en Belgique, en France et en Italie.
C’est pendant les mois de juillet et d’août que l’on voit cet hipparche dans les endroits secs et pierreux, où il se repose souvent sur les feuilles des buissons ou sur des pierres et même sur la terre nue ; il ne tarde pas à reprendre son vol pour aller voltiger de fleur en fleur, accompagné quelquefois d’un de ses semblables avec lequel il s’élève dans les airs où ils folâtrent et se poursuivent mutuellement.
La chenille, qui est d’une nature très-indolente, se tient principalement sur le paturin annuel (Poa anima) et le paturin commun (P. trivialis). Cette chenille hiverne avant même d’avoir atteint son complet développement; puis, après avoir passé la mauvaise saison en léthargie, elle se dégourdit et continue à se développer, mais tarde encore longtemps avant d’atteindre sa grandeur normale, car sa croissance est des plus lente. Ce n’est qu’en juin quelle opère sa métamorphose, et l’éclosion de la chrysalide a lieu au bout de deux à trois semaines!
Hipparclie hypér.uil lie
sur le Millet étalé
HIPPARCHE HYPÉRANTHE.
HIPPARCHIA HYPERANTHUS, step.