‹ Les lépidoptères de la BelgiqueChapitre 39 sur 63 · A R G Y NNE LATONE · texte numérisé non relu

A R G Y NNE LATONE

ARGYNNIS LATONIA, treitschke.

SPAI1V FRITILLIKY. - HMÜSE PEUMMIJTTEn FYATTEREK.

Ochsenh., 1.1, p. 80. — Esper, 1.1, pl. XVIII, fig 2. — Boisd., p. 17, n° 126. — Papilio lathonia et P. principissa, Linné. — P. lathonia, Schiff. — P. lathonia, Hüb — P. cethosia, Hüb. var. — Argynnis lathonia, Step.

Cet argynne habite une grande partie de l’Asie, ainsi que les îles Canaries. En Europe, on le trouve en Russie, en Suède, en Norvège, en Allemagne, en Hollande, en Belgique, en Grande-Bretagne, en France et en Italie.

Cette espèce est commune dans la plupart de ces contrées; on la trouve dans les clairières des forêts, les champs, les jardins, au bord des chemins, et en général aussi bien dans les plaines que dans les endroits montagneux. La chenille, que l’on rencontre deux fois par an, ordinairement en juin et en septembre, se trouve aussi parfois durant toute la belle saison. Elle se nourrit de la violette des champs (Viola arvensis), de la pensée (F. tricolor ), de la buglosse (Anchusa officmalis) et du sainfoin (Onobryclus sativa). Cette chenille vivant solitairement la plupart du temps sur ces plantes, il est souvent très-difficile de l’apercevoir. Dès qu’elle veut se ehrysalider, elle se suspend dans un endroit convenablement abrité; mais les individus tardifs passent l’hiver à l’état de chenille et ne se métamorphosent qu’au printemps suivant. Le papillon quitte sa chrysalide après une quinzaine de jours. 11 voltige volontiers dans les endroits sablonneux et au-dessus des chemins, où on le voit fréquemment se reposer sur la terre, sur les fleurs et dans les champs de trèfle, mais il se place toujours de préférence sur la violette des champs pour y déposer ses œufs.

Argynne daôlae,

. sur la violette tricolore

GENRE ARGYNNE. — ARGYNNIS, Fabr.

ARGYNNE D’AGLAÉ.

ARGYNNIS AGLAJA, step.

DlItK GltEGN FKITILL.1RV — HIJND8VEILGEK FALTEIt,

Ochsenh., t. I, p. 91. — Esp., t. I, pl. XVII. — Frey., t. III, pl. 205, var. et pl. 241. — Spey., Geogr. Verb., 1.1, p. 173. — Boisd., p. 17, n°28. — Papilio aglaja, Lin. — P. caroletta, Jerm., var. — P. æmilia, Acerbi, var.

La Suède, la Norwége, la Russie, la Laponie, le Danemark, l’Allemagne, la Suisse, la Hollande, la Belgique, la France, l’Espagne, l’Italie et la Grande-Bretagne sont les pays dans lesquels on a observé cette argynne; on l’a même déjà vue en Sibérie et dans l’Asie Mineure. Elle habite les prairies dans les plaines aussi bien que les extrêmes limites de la végétation sur les montagnes.

La chenille hiverne, mais elle n’atteint son complet développement qu’en mai ou juin de l’année suivante ; elle se tient cachée, durant le jour, au revers des feuilles des violettes odorantes ( Viola odorata), des marais (F. palustris), des bois (F. sylvestris ), de chien (F. caninà), tricolore (F. tricolor ), etc. Dès que l’époque de la chrysalidation est venue, cette chenille se suspend par la partie anale à une tige, et le papillon sort ordinairement de sa chrysalide une quinzaine de jours après la métamorphose de la chenille.

On trouve cette argynne, pendant le mois de juin jusqu’en août dans les localités riches en fleurs, telles que les clairières et les lisières des bois.

Aroymie niobé,

sur la violette destois

ARGYNNE NIOBÉ.

ARGYNNIS NIOBE, treits.

YIOII FIIITILL.IRV. — HlFl^ VUKIl tVI l'ALTËII,

Ochsenh., t. I, p. 83. — Esp., t. I,pl. LXXV. — Frey., N. Beitr., t. IV, p. 81. — Spey., Geogr. Verb., t. I, p. 173 — Boisd., p. 17, n° 131. — Papilio niobe, Lin. — P. cleodoxa, Esp. — P. pelopia, Herb. — P. cydippe, Scop.

Ce papillon habite la Syrie, les monts Altaï, la Sibérie, la Laponie, la Russie, la Suède, la Norwége, l’Allemagne, la Hollande, la Belgique, la France, l’Italie et l’Espagne.

La chenille de cette espèce vit au printemps sur la violette des bois (Viola sylvestris), la violette des chiens (F. canina ), la violette des marais ( V . palastris), la violette hérissée ( V. hirta) , la violette odorante ( V . odorata) et la violette tricolore (F. tricolor)-, ce n’est que vers la fin de mai ou dans le courant du mois de juin quelle a atteint toute sa taille.Elle se fixe alors à des végétaux par la partie anale pour opérer sa métamorphose. Le papillon sort ordinairement de sa chrysalide une quinzaine de jours après la transformation de la chenille. On le voit jusqu’en août, voltiger sur les lisières des bois, dans les chemins, dans les prés, ainsi que dans les pâturages ; il se tient en général aussi volontiers dans les pays de plaines que dans ceux couverts de monticules ou de rochers.

Apgjrme Adippé,

surlaVioIetie odorante.

ARGYNNE ADI PÉ.

ARGYNNIS ADIPE, step.

BROWS IRITIIXART. — CROSSE REREAMETTER-FLATTERER.

Ochsenh., t. I, p 88. - Esper, 1.1, pl. XVIII, fi*. 1. - Boisd., p. 17, n» 130.- Papilio adippe, Linné.- P. chlorodippe, Hüb. var.-P. cleodox, Esp.,var. -P.berecynthia, Poda, var.— P. syrinx, Schr., var.— P. aspasia et P. liriope, Borkli , var. — P. adippine, Scriba, var. — Tachyptera adipe , Berg. — Argynnis cleodoxa, Herbst.

Ce papillon est répandu dans toute l’Europe, ainsi que dans une grande partie de l’Asie. On le trouve en Russie, en Suède, en Norvège, dans toute l’Allemagne, quoique très-rarement dans certaines parties ; en Hollande, en Grande-Bretagne, en Belgique, en France, en Espagne, en Italie et en Grèce.

Cet argynne se tient de préférence dans les clairières, dans les prairies des bois et le long des chemins, où il voltige autour des fleurs et où la femelle dépose ses œufs sur la violette odorante ( Viola odoratd), la violette des chiens ( V . canina ), la violette des champs (7. arvensis ), la violette hérissée (F. hirta ) et la pensée (F. tricolor). La chenille hiverne, et, si le temps est favorable, on la retrouve déjà en avril, ou bien en mai, sur les plantes ci-dessus nommées. Après avoir plusieurs fois changé de peau, elle se suspend à la tige d’une plante pour se chrysalider, et le papillon en sort une quinzaine de jours après.

L’ Argynnis cleodoxa, Herbst., n’est qu’une variété de cette espèce, assez commune dans les contrées du Midi, mais que l’on trouve aussi quelquefois en Belgique.

La figure de la planche ci-jointe représente un papillon femelle; le mâle n’en diffère que par la grandeur, qui est un peu moindre.

Argynue de Paphos,

sui* la Molette des bois.

A Bulsois, adnat. fe.

ARGYNNE DE PAPHOS.

ARGYNNIS PAPHIA, step.

THE SILVEK-WASOEn FBIT1LI.ABV. — SIEBEKSTKICn FLATTEBEB.

Ochsenh. t. I, 1, p. 96. - Esp. t. I, pl. XVII. - Spey. Geogr. Verb., t. I, p. 175. - Boisd. p. 17, n» 125. - Papilio papliia et P. imperator, Lin. — P. valesina, Esp. var. — Argynnis valesina, var.

Ce joli papillon est répandu dans toute l’Europe et même dans les pays limitrophes de l’Asie. On le trouve particulièrement en Russie, en Suède, en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Belgique, en Hollande, en France et en Italie.

Cette espèce est assez commune, dans la plupart de ces contrées, depuis le mois de juin jusqu’en août. On la rencontre à cette époque dans les prés riches en fleurs, dans les clairières et sur les lisières des bois ; elle recherche de préférence, pour se reposer, les fleurs de chardons.

La chenille se tient cachée, durant le jour, dans les endroits ombragés; elle se nourrit de feuilles d’aubépine (Cralœgus oxyacantha), de ronce (.Rubus idœus), de violette des chiens ( Viola canina ), de violette des bois (F. sylveslris ), de dentaire (Dentarin bulbifera) et de julienne (Hesperis matronalis). Elle a atteint toute sa taille en mai ou au commencement de juin. La métamorphose a lieu dans des fourrés touffus, très-près du sol; la chrysalide est entièrement formée au bout d’une couple de jours; quinze jours plus tard l’insecte parfait peut prendre son essor.

La variété foncée, A. vales na, est assez répandue en Belgique.

Hipparche Galatèe.

sur la phleole des prés,

GENRE HIPPARCHE. — HIPPARGHIA, Step.

HIPPARCHE GALATÉE.

HIPPARjGHIA GALATHEA, step.

MARRI.ED WRITE. - LIESCHCRAS FALTER,

Ochsenh., t. I, p. 243. - Esp., t. I, pl. VII. — Frey., t. IV, pl. 379, var., et t. V, pl. 433, var. — Spey., Geogr. Verb., t. I, p. 190. — Boisd., p. 25, n° 185. — Papilio galathea, Lin. —P. stjwarovius et P. PEOCiDA, Herbst. var.— P. tuecica, Friv. var. — Maniola galathæa, Schra. — Aege galatea, Hüb. — A. leucothoe, Step. var. — A. RUSSIÆ, Esp. — A. lyssianassa, Dabi.

L’hipparctie galatée se trouve dans la plus grande partie de l’Europe : il habite le sud de la Russie dans le voisinage de Yolga et il est très-commun dans les steppes russes ; on le trouve également dans l’Asie Mineure, la Turquie, la Grèce, l’Italie, l’Espagne, la France, la Grande-Bretagne, la Belgique, la Hollande, l’Allemagne et la Suisse. On trouve dans ces différents pays un grand nombre de variétés de cette espèce.

La chenille se tient sur la phléole des prés [Phleum pralense), la phléole rude (P. asperum) et la phléole de Bœhmer (P. Bœhmerï ) ; elle se métamorphose en mai ou en juin, au printemps suivant, après avoir passé la saison froide en léthargie. La chrysalide se trouve sur la terre et dépourvue d’enveloppe protectrice; le papillon se dégage de sa chrysalide au bout de peu de temps et fait ses évolutions en juillet et en août. On trouve alors cette espèce dans les prairies, les clairières des bois et le long des chemins, où elle aime beaucoup à se reposer sur les fleurs des ronces, quelquefois même en nombreuse société.

Erébie franconien

s ur digj taire.

EREBIE FRANCONIEN.

EREBIA MEDUSA boisd.

Hubn., Pap. pl. 45, f. 103-4, p. 34. — Esp. Schm. L, pi. 7, f. 2, p. 108. — Ochsenh., Schm. Eür., I, 1, p. 273. — Boisd., Ind. meth., p. 27, no 204. — Frey. N. Beitr. I, pl. 43, fl — Ann. de la Soc. ent. deBelg., I.p 26. — Spey. Geûgr. VERn.I,p-191.—Staud.C.\T.p 24,n»298. Papilio médusa, Schiff. — P. medea, Herbst. — P. ligea, Esp. nec Lin. — ? Pepiphron, God. — var. : Psode.a, Hb. =Eumenis, Fr. — Hippomedusa, Meissn. = ?Lefebvrei. H. S. - Uralensis, Staud. — Polaris, Slaud. =?Rossii. Cnrt.

C’est une espèce alpine qui a pour patrie la Scandinavie, la Livonie, la Russie, la Hongrie, l’Autriche, l’Allemagne, la France, le Piémont et l’Espagne. Ce papillon a été « découvert par M.J. Putzeys, dans une prairie marécageuse entourée de bois près d’Arlon, en juin 1838; il y était très commun. En 1839, il existait encore dans cette même localité, mais il y était plus rare. En 1840, M. Putzeys l’y a cherché de nouveau sans le rencontrer. M. de Selys l’a retrouvé à Neufchâteau, à Chiny près de Florenville, et à Sainte-Marie dans les bruyères marécageuses. (î) »

La var. Psodea se trouve dans la Hongrie orientale, la Russie méridionale et dans la partie N.-E. de l’Asie mineure; la var. Uralensis est propre à l’Oural et à la Sibérie; la var. Polarü habite la partie méridionale de la Laponie, la Finlande et peut-être aussi l’Amérique boréale; enfin, la var. Hippotnedusa est répandue sur les montagnes peu élevées de l’Autriche et de la Suisse.

On trouve la chenille, en automne, dans les bois sur diverses gramminées, mais principalement sur la digitaire ( Digitaria sanguinalis ). Après avoir hiverné, elle se montre de nouveau en avril et mai. L’insecte parfait vole dans les bois et dans leurs environs, depuis la fin de mai jusqu à la fin de juin. Notre chenille est faite d’après une figure donnée parM. Freyer.

(') Ann. de la Soc. ent. de Belg. 1, p. 26.

Erehie d’Ethiops sur le Dactyle pelotonné

ÉRÉBIE D’ÉTHIOPS.

EREBIA. ÆTHIOPS, Esp.

UK M OTHI 4RM .<I. - Ml H

Esp. Schm. I, pl. 25, f. 3, p. 312 (mas.), pl. G3, f. 1. (fem.) p. 73. — Hubn. Paf-, pl. 4H, f. 220-22. — Oclisenh. Schm. Euh. I, l,p. 281. — Boisd. Ind. p. 28, n°2I6. — Frej. Beitr. pl. 55, f. 1, 2; pl. 681, f. 1. — Ann. de la Soc. ent. B., I, p. 27. — Spej. Geogr. verb. I, p. 201. — Stauë. Cat. p. 26, n° 318.

PAPII.IO ÆTHIOPS, Esp. — P. BLANDINA, Fab. — P. MEDEA, Sclllff. — P. MEDUSA, Bork. — r. ALCYONE, (fem.) Stesv. - P. amaryi.lus, VValk. - Hippapchia bi. andin a, Stepll. — EuEBIA BLANDINA, Boisd. — OREINA BLANDINA, AVest. — EREBIA ÆTHIOPS,

Staud. — Var. : Neoridas, Frey. — Melusina, H. S.

Ce papillon habite la Sibérie orientale et méridionale, les provinces de l'Amour, le Caucase, les monts Altaï, la Livonie, la vallée du Volga, l'Allemagne, la partie septentrionale de la Grande Bretagne, la France, l’Espagne, l’Italie et la Turquie. Ce fut M. Colbeau qui l’observa pourla première fois en Belgique, au-dessus de la grotte de Han-sur-Lesse, où cette espèce est assez abondante. La var. Neoridas s’observe en Carniole’, en Suisse en en Dalmatie; la var. Melusina est propre à l’Arménie.

La chenille vit en mai et en juin sur le dactyle pelotonné (Dactylis fflomerata) et sur quelques autres graminées. La ehrysalidation se fait sur le sol.

L’insecte parfait vole en août, de préférence dans les clairières des bois ; dans les pays montagneux il s’élève parfois sur les montagnes jusque près des neiges.

Erébie Ligéa

sur la Digi taire sanguine .

EREBIE LIGEA.

EREBIA LIGEt, Lin.

THF. sctitCE Mon h iiu.is - Mpii nnniii^iH puter

Lin. S. N. x, p. 473; F. S. p. 239. - Hubn. Pap. pl. 49, f. 225-28. — E8p. Schm. I, pi. 44, f. 1, 2 ; pl. 54, f. 2.— Ochsenh. Schm. Eur. I, l, p. 283. — Boisd. Ind. p.28, n«218. — Frey.BKiTR. pl. 67.- Spey. Gkogr. Verb. I. p. 202. - Ann. delà Soc.ent. B.XfV p. lv et XV, p. cxiii. — Staud. Cat. p. 26, n° 320.

Papiuo ligea, L. — P. Alexis, Esp. — Hipparchia ligea, Steph. — Erebia iige a Boisd. — Var Adyte, Hb. - Livonica, Teich.

Ce papillon habite l’Europe occidentale et septentrionale, le Caucase, la Sibérie et l’Altaï. On le rencontre également dans le midi de la France et dans plusieurs parties de l’Italie; mais il est à remarquer que dans les contrées méridionales, cette espèce ne se montre que sur les montagnes boisées, tandis que dans les pays du nord elle se tient dans les plaines. La var. livonica ne se trouve qu’en Livonie.

C’est à M. L. Quaedvlieg que l’on doit la découverte de cette érébio en Belgique ; ce zélé entomologiste dit même quelle est assez commune dans les vallées et au pied des montagnes, le long du chemin qui conduit de Goé à Drossart (Hautes-Fanges).

Suivant Freyer, la jeune chenille sort de l’œuf en août pour passer l’hiver en léthargie ; ce n’est qu’en mai de l’année suivante quelle a toute sa taille. Elle vit sur la digitaire sanguine ( Digitaria sanguinalh ). La chrysahdation se fait librement sur le sol. L’insecte parfait vole en juillet et en août, et il n’est pas rare dans les forêts montagneuses du sud-est de la France.

La chenille et la chrysalide de notre planche sont faites d’après ngures données par Freyer. 1

tes

ïJipp arche hermite.

sur le Patorui annuel.

HIPPARCHE HERMITE.

HIPPARCHIA BRISEIS, steph.

GnUWSCHILLERJVDEH FAI. Y Kit

Lin., S. N. XII, 170. - Hubn., Pap.. \ 1. 28, f. 181, 32, p. 21. - E«p., Scrm. I, pl 26, suppl. 2, f. 1, p. 315. — Ochsenh., Schm. Eur. I, 1, p. 170. - Boisd., Ind. Meth. p. 31, n" 243. — Frey., Neue Beitr., VI. pl. 481. p. 3. — Spey., Geocr. verb. I, p.208. — Ann. de la Soc ent. belge, V, p. 68. — Staud , Cat. lep. p. 28, n° 341.

Papilio briseis, L. — Janthe major et minor, Esp. — Var. : (fem.) Pirata, H.

Ce papillon habite la vallée de l’Oural, le Cauease, l’Allemagne, la Suisse, la France, toute l’Europe méridionale, la Grèce, la Turquie, l’Asie mineure, les monts Altaï, l’Algérie et le Maroc septentrional. Sa présence a été constatée en Belgique par M. Jules Colbeau, qui en prit un exemplaire le 27 août 1861, sur une colline aride, près d’Arlon.

La var. pirata se rencontre dans le midi de la France, dans le Nordest de l’Asie mineure et en Arménie.

La chenille est peu connue : elle a été figurée et décrite pour la première fois dans les Neue Beitrage. Ne pouvant l’obtenir en nature, je me suis permis de l’emprunter à la belle publication de M. Freyer, mentionnée ci-dessus. Cette chenille,dit cet auteur, ressemble beaucoup à celle de phœdra : elle a la même forme et la même couleur, mais elle est plus courte et un peu plus grosse. Elle hiverne, et se montre dans toute sa taille en mai et en juin. Cette chenille se tient cachée, durant le jour, dans la terre, où elle se nourrit de racines de gramminées; vers le crépuscule, elle grimpe le long des chaumes pour ronger les feuilles des mêmes plantes et en particulier de la seslérie bleue ( Sesleria cœrulea).

La chrysalidation a lieu à terre, sous une touffe d’herbe. L’insecte parfait se montre en juillet et août, dans les androits arides et montagneux.

Hipparche agreste.

sur la Canette flexueuse.

HIPPARCHE AGRESTE.

HIPPARCHIA SEMELE, step.

Hübn., Pap., pl. 31, f. 143-4-4-, p. 25. — Esp., Scua , I, pl. 8, f. 1, p. 114. — Ochsenh., Schm, Eur., I, 1, p. 197. — Boisd., Ind., p. 31, n° 147. — Bon., Mém. de l’Acad. de Tur., XXX, p. 177, pl. 2, f. 1. — Slpph., Cat. of Brit. Lep., p. 6. — Ann. de la Soc. ent. belge, I, p. 29. — Spej., Geogr. yerb., 1, p. 209.

Papilio semele. Lin. — Satyrds semele, Boisd. — Var. : S. aristeüs, Bon.

C’est l’espèce la plus commune du genre; elle est répandue dans toute l’Europe, depuis la Suède, la Norwége, la Laponie et la Livonie, jusqu’en Italie et en Espagne. En Belgique elle est très-commune dans les bruyères et sur les collines arides.

Les individus qui vivent dans les dunes d’Ostende sont généralement plus grands et plus pâles que ceux qu’on rencontre dans l’intérieur du pays. A Roehefort, au contraire, M. de Selys en a observé qui sont de plus petite taille et dont les couleurs vives rappellent YArethusa.

La chenille vit, en mai, sur les canches (Aira caespitosa et montana) et autres graminées; elle se cache durant le jour au pied des plantes nourricières.

Linsecte parfait vole en juin et juillet et parfois même jusqu’en septembre.

Satyre aracîmé

sur le Brome mon.

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