SPHINX DU LISERON
SPHINX CONVOLYULI, lin.
COKTOLTVLVS HAWK StOTH. — WISDESSCHWÎnMEB.
Hübn, tab. IY, p. 98. — Treit. Eur. Schm. ü. Spin., II e Theil, tab. 11, p. 83. — Sepp, Nederl. Ins., III, pl. XLIX etL, p. 165.—Ochsenb., Die Schm. v.Eur., t. II, p. 236. — Boisd., p. 48, n“ 394. — Spey., Geogr. verb., t. I, p. 322.
C’est un des sphingides les plus répandus de l'Europe : on l’observe en Algérie, en Nubie, en Abyssinie, au Cap de Bonne-Espérance, au Java, sur les côtes de Coromandel et en Australie, mais les individus provenant de ce dernier pays sont beaucoup plus petits que ceux qu’on voit en Europe. Il n’est pas rare non plus au Caucase et dans l’Amérique du Nord; en un mot, c’est une espèce qu’on rencontre dans les cinq parties du monde. En Europe on ne la voit guère au delà de l’Ecosse et de Saint-Pétersbourg, mais elle est assez commune dans toutes les contrées du centre et du midi, et l’on peut même dire qu’elle est trèsabondante dans certaines localités.
On trouve la chenille depuis la mi-juillet jusqu’en septembre sur le liseron des champs (Convolvulus arvensis ), mais elle se tient généralement cachée à terre sous les feuilles. La chrysalidation a lieu en terre et à l’intérieur d’une coque formée de matières terreuses agglutinées.
Le sphinx prend son essor au bout de quatre semaines (fin septembre et octobre), ou bien en mai et juin de l’année suivante. Il voltige volontiers au crépuscule sur le Mirabilis jalappa,\e s Pétunia, les Phlox, et en général sur les plantes à fleurs profondes dans lesquelles sa longue trompe pénètre avec facilité.
Sphinx du
ti’oëne
SPHINX BU TROENE.
SPHINX LIGUSTRI, linné.
PIUVET nilïK JIOTH
LIGli8TEIt§CimMU.HËI(.
Ochsenheimer, t. II, p. 240. - Esper, t. II. pl. YI. — Boiscluval, p. 48. — Freyer Neuere Beit., t. IV, pl. 313, var. — Sphinx spireæ, Esper. var.
Cette espèce est répandue dans presque toute l’Europe, sauf dans les froides contrées du nord. On trouve ce sphinx généralement en Orient, au Caucase, au sud de la Sibérie, de la Suède et de la Norwége, en Livonie, en Allemagne, en Hollande, en Belgique, en France et en Grande-Bretagne, ainsi qu’au nord de l’Afrique et aux îles Canaries. Dans certaines parties de ces contrées, il est commun, dans d’autres il est plus rare; mais on le rencontre généralement aussi bien dans les plaines que dans les régions montagneuses.
Ce sphinx vole au crépuscule, et lorsqu’au matin le soleil commence à poindre, il vole autour des fleurs, en faisant entendre un bourdonnement provenant de la rapidité avec laquelle il bat des ailes. La femelle dépose ses œufs sur les plantes qui doivent servir à nourrir les chenilles, que l’on trouve au mois d’août et de septembre sur le troène (Ligustrum vulgare), le lilas ordinaire ( Syringavulgaris ), le lilas de Perse (S. persica), et le frêne (Fraxinus excelsior). Lorsque l’époque de sé chrysalider est venue, la chenille se cherche un endroit dont le terrain lui permet d’entrer en terre, dans laquelle elle se creuse une espèce de petit caveau tapissé par quelques fils, et s’y transforme en une grosse chrysalide. Celle-ci se termine en pointe, et au-devant de la tête elle a une gaîne qui contient la trombe. Sous cette forme, elle passe l’hiver dans la terre, et le papillon paraît en mai ou en juin, et parfois seulement qu’après la deuxième annee. Des que le temps est arrivé de quitter cette espèce de prison la partie pectorale de la chrysalide s’enlève, le papillon sort dans la même position que celle qu’il avait dans son enveloppe primitive : les ailes molles et pliées, mais qui ne tardent pas à se déployer, à durcir et le papillon peut alors prendre son essor.
Sphinx du pin
sur le T ni sylve s tr e.