ACHÉRONTE TÊTE DE MORT
ACHERONTIA ATROPOS, cur.
THE OE1TIIS’ 1IGID.— TODTESKOPP S(H« IRHEn.
Ochsenh. t. II, p. 231. - Esp. t. II, pl. YII. - Spey. t. I, p. 323.- Boisd. p. 49, n« 395.
— Sphinx atropos, Lin.
Ce beau sphingide est rare dans la plupart des contrées du centre et du midi de l’Europe; on le trouve, pendant certaines années, en nombre plus ou moins considérable, en Hollande, en Belgique, en Grande- Bretagne, en Allemagne, en France et en Italie. Il habite aussi l’Asie mineure, la Syrie, le Java, le Mexique et une grande partie de l’Afrique.
La chenille vit, depuis le commencement de l’été jusqu’en automne, sur l’amphipyre ( Ampliipyra cinnamomea')M philadelphine ( Phüadelp/ieœ p/uladelphiis), le lyciet de Barbarie (Lyeium barbarum), la stramoine (Datura stramonium ) et le jasmin ( Jasminum officinale ); les feuilles de la pomme de terre (. Solarium tuberosvm) forment cependant sa nourriture favorite. C’est, comme on le sait, par l’introduction de cette plante alimentaire que l’achéronte tête de mort est parvenu jusqu’en Europe; avant le siècle dernier ce lépidoptère était inconnu sur notre continent.
Pendant les grandes chaleurs du jour, la chenille se cache généralement dans la terre. On peut facilement constater sa présence par la quantité d’excréments qui se trouvent au pied de la plante rongée; il suffit alors de venir la chercher avec une lanterne à l’approcheWla nuit, pendant quelle est occupée à dévorer les feuilles ; sa forte taille la fait bientôt découvrir. Cette chenille est de couleur très-variable : on en trouve aussi bien de brunes que de vertes. Sa transformation a lieu dans le sol, à l’intérieur d’un léger tissu formé en grande partie de terre. L’achéronte se montre parfois déjà au bout de trois semaines, mais il ne sort le plus souvent de sa chrysalide qu’au mois de juin de l’année suivante.
Ce lépidoptère fait entendre un certain cri strident quand on le touche un peu rudement.
Sphinx du liseron.
sur le Liseron des champs.
A-flubois. ad mat dut