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Région septentrionale

(1) Essai d’une Géographie physique de la Belgique, au point de vue de l’histoire et de la description du globe, Bruxelles 185t.

(2) Discours sur la Faune de Belgiqué (Bullet. de l'Acad. roy. de Belg. 1854, t. XXI, 2, p. lOîl.

Dans la première région M. Crépin comprend une grande partie des Flandres, presque toute la province d’Anvers, les deux tiers du Limbourg et une partie du Brabant.

Dans la deuxième région se trouvent la partie méridionale des deux Flandres, la majeure partie du Hainaut et du Brabant, presque toute la province de Namur, la lisière septentrionale de la province de Luxembourg, une bonne partie de la province de Liège, et un lambeau du Limbourg.

La troisième région est constituée par la province de Luxembourg presque en entier, une partie des provinces de Liège et de Namur et par un lambeau du Hainaut.

La quatrième région occupe l’extrémité méridionale du Luxembourg et comprend les cantons de Virton, d’Etalle et une partie de ceux d’Arlon et de Florenville ( 1 ).

Vient ensuite M. C. Malaise qui, se plaçant au point de vue agricole,divise le pays en neuf régions, savoir : 1, la région poldérienne; 2, la région sablonneuse , qui comprend les dunes, la Flandre et la Campine; 3, la région sablo-limoneuse; 4, la région limoneuse ;5, la région alluviale, formée par les alluvions fluviales; 6, la région crétacée; 7, la région condrusienne, comprenant la zone condrusienne proprement dite et le pays de Herve ou de Limbourg; 8, la région ardennaise et 9, la région luxembourgeoise ou jurassique, qui comprend trois zones : la première, calcareuse, la seconde, argileuse et la troisième, sablonneuse ( 2 ).

Comme on le voit par ce qui précède, les divisions établies par ces différents auteurs ont beaucoup d’analogie entre elles, mais il n’en est pas de même de celles proposées par M. A. Preudhomme de Borre. Notre savant collègue abandonne les frontières politiques, qui n’ont en effet rien de commun avec la distribution des êtres,

(1) Manuel de la Flore de Belgique, Bruxelles, 1860.

Dans la dernière édition de sa Flore (1874), M. Crépin ajoute à la région septentrionale une troisième zone, qu’il désigne sous le nom d vzone poldérienne.

(2) Patriabelgica, t. I, p. 489.

pour n’envisager que la constitution géologique du sol, liée intimement à la répartition des plantes et des animaux. Il en résulte que la faune belge n’est plus réduite comme autrefois aux neuf provinces, mais quelle s’étend bien au delà. Ainsi, notre collègue admet quatre provinces fauniques ou régions, qu’il isole par des zones plus ou moins larges qu’il désigne sous le nom de zonesneutres ou de compénétration mutuelle, parce quelles participent des deux faunes quelles limitent.

Sa première région ou provincebelge comprend la majeure partie de la Belgique, c’est-à-dire les deux Flandres, le Brabant, une grande partie du Hainaut et les plaines de la Hesbaye, ainsi qu’une partie des provinces de Namur, de Liège et de Limbourg jusque vers Hasselt. Mais cette province faunique n’est complète qu’en y ajoutant à peu près tout le département du Nord et une partie de celui du Pas-de-Calais.

La deuxième région ou province batave est formée par la province d’Anvers et une partie du Limbourg, toute la Hollande sauf peut-être la Frise, ainsi que par la Gueldre prussienne.

Dans la troisième région ou province rhéno-mosane, M. deBorre met les parties montagneuses et accidentées situées dans les provinces de Liège, de Namur, de Luxembourg et une partie du Hainaut. Cette région s’étend à l’est jusqu’au delà du Rhin; au sud-ouest elle se prolonge dans une grande partie du département des Ardennes et dans de petites parties de ceuxde l’Oise et du Nord.

Enfin la quatrième région occupe les terrains secondaires de la province de Luxembourg et se continue dans le Grand-Duché pour former l’extrémité septentrionale de la province lorraine.

Outre les zones neutres, dont il est parlé plus haut, M. de Borre admet avec raison une zone subalpine , qui comprend le plateau des Hautes-Fanges sur la frontière de la Prusse. Cette zone est très-caractéristique au point de vue de sa faune entomologique ( 1 ).

(IJ Les Papillons diurnes de la Belgique ou manuel du jeune lépidoptérologiste,par L Quaedvlieg. Bruxelles. 1873 (Introduction par M. de Borre).

Quant à nous, nous croyons devoir donner la préférence à la division proposée par M. de Borre, parce que notre collègue a tenu compte autant que possible, de la constitution géologique, de la flore et de la faune indigène. Mais nous ne sommes pas de son avis en ce qui concerne la zone maritime, car cette partie du pays a une faune et une flore trop caractéristiques pour être considérée comme zone neutre. Nous rétablirons donc la première région telle quelle a été comprise par M. de Selys, et nous aurons : la région maritime, la région belge, la région batave , la région rhéno-mo sane et la région lorraine ; nous conservons en outre les zones neutres ou de compénétration mutuelle et la zone subalpine.

Résumé de l’Histoire de la Lépidoptérologie.

La Lépidoptérologie est une science toute récente. Jusqu’au siècle dernier on ne s’est occupé que de l’étude des insectes en général et, sauf quelques travaux anatomiques, rien n’a été publié sur les Lépidoptères en particulier.

L’étude de l’entomologie, à part quelques données fort incomplètes des écrivains de l’antiquité et du moyen-âge, ne date que du dix-septième siècle. Le traité d’Aldrovande (De animalibus insectis, libri VII, Bologne, 1602), le livre de Thomas Mouflet (Insecto rum sive minimorum animalium theatrum, Londres, 1634), les gravures de J. Hoefnagel (Diversæ insectorum vola'tilium icônes ad vivum depictœ, Anvers, 1630-46), attirèrent d’abord 1 attention des naturalistes. Mais l’impulsion vraiment scientifique donnée à l’entomologie ne commence qu’avec les travaux de Goedart, de Malpighi, de Redi, de Leuwenhoek, de Ray, de Swammerdam, de Lister, de Vallisnieri et de Réaumur.

Goedart nous apprend qu’il a passé quarante années de sa vie à observer les métamorphoses des insectes et surtout des Lépidoptères (Métamorphosas et historia naturalis Insectorum, Medioburgi,\QQ2). Cet ouvrage,écrit dans un style naïf, aété bientôt surpassé. Peu d’années après, Malpighi fit paraître le premier traité sur l’anatomie des insectes (Dissertatio epistolica de Bombyce, Londini, 1669). Malpighi découvrit le vaisseau dorsal et lui donna le nom de cœur; il découvrit également les organes respiratoires, le canal intestinal et la poche copulatrice à laquelle il n’assigna cependant pas sa véritable fonction. Rédi s’appliqua principalement à combattre, par des expériences ingénieuses, la génération spontanée des insectes admise par Aristote Leuwenhoek se livrait spécialement à des recherches microscopiques, et dévoilait l’organisation des parties les plus délicates de quelques insectes (Arcananoturæ détecta, Delphis Batav., 1695).

En 1705, Ray, l’un des plusgrands naturalistes que l’Angleterre ait produit, publia un système entomologique basé sur les métamorphoses (Methodus Insectorum). Mais comme la plupart de ces devanciers, il confondit avec les insectes une foule d’animaux inférieurs. Il mourut en 1707 laissant en manuscrit un autre travail sur les insectes (Historia Insectorum, etc. honores, 1710J, que Lister publia trois ans après par ordre de la Société royale de Londres. Un peu plus tard Vallisnieri, célèbre médecin de Padoue, publia ses observations sur les métamorphoses et le développement des insectes (Esperienze ed osservazione interno alVorigine,sviluppi e costumi di varii Insetti, Padoue, 1713). A la même époque Swammerdam étudiaavec une telle passion l’anatomie, les métamorphoses et les mœurs des insectes, qu’il négligea les soins de sa fortune et abrégea même sa vie. Ses observations ne furent publiéesqu’après sa mort par Boerhave, qui les racheta en 1729. Après les avoir mis en ordre, celui-ci les publia en 1737 et 1738 sous le titre de Biblia naturœ. Un des principaux mérites de Swammerdam est d’avoir introduit la considération des métamorphoses dans sa

classification, qui n’était cependant encore qu’une ébauche.

Pendant quelques années, aucun ouvrage important,concernant l’entomologie ne parut; toutefois.plusieurs auteurs firent connaître leurs observations particulières, donnant pour l’éclaircissement du texte des gravures souvent d’un grand luxe. On peut citer parmi ceux-ci Derham, Hans Sloane,Petiver et Eleazar Albin, tous Anglais.

Un an avant la publication de la première édition du Systema naturæ de Linné, parut le premier volume des Mémoires sur les insectes de Réaumur (6 vol. in-4°, Paris, 1734-42). C’est l’auteur qui a le plus contribué à rendre l’entomologie attrayante et populaire. Il a essayé une classification pour une partie des Lépidoptères, mais trop imparfaite pour qu’il soit nécessaire d’en faire mention.

C’est à Linné, le grand législateur de la science, que revient l’honneur d’avoir le premier donné une classification convenable des insectes ; mais sous ce point de vue, la première édition de son Systema naturæ (1735) laisse encore beaucoup à désirer. Dès la seconde édition de cet ouvrage, qui parut à Stockholm en 1740, Linné modifia son système; mais ce n’est que dans la douzième édition (Stockholm 1767), ladernièrequi ait paru de son vivant, que sa classification fut véritablement établie. Tous les ordres d’insectes mentionnés par l’illustre Suédois, sauf celui des aptères, subsistent encore aujourd’hui, mais limités pour la plupart un peu autrement que ne l’entendait Linné. Quant à l’ordre des Lépidoptères, il le divisa en trois genres : les Papilio, les Sphinoc et les Phalœna; ce dernier genre comprenait tous les nocturnes.

Parmi les nombreux correspondants de Réaumur se trouvait le célèbre Bonnet de Genève, qui découvrit la fécondité des pucerons sans accouplement. Bonnet commença dès l’âge de vingt ans une série de recherches sur les chenilles, les insectes et les vers dont il publia les résultats en 1745 dans son Traité d’insectologie. €e savant fit paraître plus tard un ouvrage remarquable sous le titre de Considérations sur les corps organisés (Amsterdam 1762);

vers la fin de sa carrière il publia ses Contemplations de la naturer imprimées dans les tomes VII à IX de ses Œuvres complètes.

Les travaux d’observations qui se poursuivaient ainsi parallèlement aux réformes systématiques opérées par Linné, eurent encore à la même époque plusieurs représentants, dont les deux plus célèbres sont Roesel et Degéer. Le premier, peintre en miniature établi à Nurenberg, commença à publier en 1746 un recueil mensuel intitulé Insecten Belustigung; cet ouvrage contient une foule de planches et d’excellentes observations. Mais son contemporain Degéer lui est bien supérieur et l’emporte même sur Réaumur, parce qu’il était à la fois observateur, anatomiste et auteur systématique. Ses Mémoires pour servir à l’histoire naturelle des insectes (7 vol. in-4°, Stockholm, 1752-78), forment réellement une oeuvre remarquable, que l’on consulte encore avec plaisir.

En 1760 parut à La Haye le Traité anatomique de la chenille du saule, qui rendit son auteur célèbre. Pierre Lyonnet était un de ces hommes doués d’une capacité universelle; il savaii douze langues et gravait dans la perfection. Son traité, que nous venons de citer, est a la fois un chef-d œuvre de science et de gravure. Lyonnet laissa à sa mort un manuscrit avec planches, qui fut publié par W. De Haan, sous le titre de Recherches sur l’anatomie et les métamorphoses de différentes espèces d’insectes (Paris, 1832).

Vers la même époque se firent encore remarquer par leurs travaux entomologiques : Frisch, Jacob l’Admiral, Clerck, Poda, Brunich, Schluga, Schœffer et Geoffroy (1). Ce dernier, médecin et naturaliste distingué, publia l’une des premières faunes locales (Histoire abrégée des Insectes des environs de Paris, 1762); Geoffroy fut le premier qui eut l’idée déclasser les coléoptères d’après le nombre des articles des tarses.

(I) Nous donnerons dans notre dernier volume une liste bibliographique complète de toutes les publications ayant traité de Lépidoptères de l’Europe depuis les temps les plus reculés.

Fabricius, l’un des élèves les plus distingués de Linné,transporta dans le domaine des insectes l’idée qu’eut son maître de classer les mammifères d’après les organes de la mastication. Cette idée présentait d’immenses difficultés dans son exécution, non que les insectes offrent à cet égard plus de variations qu’aucune autre classe d’animaux, mais à cause de la petitesse des parties à observer. Ses recherches furent cependant couronnées d’un plein succès; il parvint non-seulement à trouver dans ces organes les caractères de ces divisions supérieures,mais encore ceux des genres. La première édition de son Systema entomologiœ parut à Leipzig en 1775; mais il perfectionna beaucoup son système dans les ouvrages qu’il publia parla suite, surtout dans son Entomologia systematica (1792-94) et dans son Supplementum entomologiœ .systematicœ (1798).

Nous arrivons enfin à Latreille, l’un des principaux fondateurs de l’entomologie moderne. Son Généra Crustaceorum etlnsectorum (Paris 1806) restera son plus beau titre de gloire; les insectes y sont divisés en ordre et en famille, d’après la méthode naturelle pressentie par Scopoli. Dans le Règne animal de Cuvier, Latreille divisa l’ordre des Lépidoptères en trois familles, qui répondent aux trois genres admis par Linné. Il adopta la plupart des genres créés par ses prédécesseurs et en proposa un grand nombre de nouveaux, qui sont encore admis aujourd’hui.

Nous devons maintenant remonter au temps de Linné, pour reprendre les travaux sur la Lépidoptérologie pure, qui prit naissance vers cette époque.

L’un des premiers Lépidoptérologistes monographes fut Wilkes, qui fit connaître les Lépidoptères de l’Angleterre (The English Moths and Butter/lies, London 1747-60). Il fut bientôt suivi par Sepp, qui publia son bel ouvrage sur les Lépidoptères delaHollande (De Nederlandsche Insecten, 1762-1829), et par Scopoli (Entomologia carniolica , 1763). Enfin, les faunes locales se multiplièrent tellement que nous ne pourrons qu'à peine en citer les principales.

L’un des ouvrages les plus remarquables est celui de Denis et. Schifïermiller, sur les Lépidoptères des environs de Vienne (Systematisches Verzeichniss der Schmetterlinge der Wiener Gegend, 1776). Le grand nombre de chenilles qui y sont décrites a plus avancé lalépidoptérologie que tout ce qu’on avait fait jusque là. Cette publication fut suivie de près par les grands recueils iconographiques d’Esper (Die Schmetterlinge in Ahhildungen nach der natur, 6 vol. 1777-98), d’Engramelle et Ernst (Les. Papillons d’Europe , 1779-92), de Herbst (Natursystem der Schmetterlinge, 1783 95) et de Hubner (Sammlung europaischer Schmetterlinge, 1793-1827). Ochsenheimer publia, à la même époque, un traité complet et descriptifdes Lépidoptères de l’Europe (Schmetterlinge von Europa, 17 vol. in-8°, Leipzig, 1807-35); cet ouvrage, qui fut continué par F. Treitschke après la mort d’Ochsenheimer, est encore indispensable à ceux qui s’occupent sérieusement de ce groupe d’insectes. En 1828, Freyer commença à publier son joli petit recueil in-12, qu’il termina en 1830 (Beitrage zur Geschichte Eur. Schmet.); mais trois années plus tard il reprit sa publication dont il agrandit le format ( Neuere • Beitrage zur Schmetterlings-Kunde, 1833-1858). Cet ouvrage est l’un des plus beaux qui ait paru sur les Lépidoptères ; il contient 700 planches gravées et coloriées par l’auteur. A lafln du septième volume, Freyer informa ses lecteurs qu’il ne pouvait continuer sa publication à cause du trop petit nombre d’abonnés. Nous mentionnerons encore le Généra et Index methodicus du D r Boisduval (Paris, 1840), qui a longtemps servi de guide à nos lépidoptérologistes.

L an atomie et la physiologie des insectes négligées depuis Lyonnet, furent repris dès 1798 par G. Cuvier. Il fut bientôt suivi dans cette voie par Lehman, Posselt, Haussmann, Sorg, Treviranus, Marcel, de Serres, Ramdhor, Muller, Carus, Siebold, Stannius, etc.

Les sociétés savantes, fondées dans presque tous les pays de 1 Europe, ont donné surtout une grande impulsion aux recherches^

entomologiques. En 1603, fut fondé à Rome, par le prince Cesi, l’Académie des Lyncei , qui a bien mérité des sciences zoologiques. C’est la plus ancienne de toutes les sociétés savantes. A la suite de cette académie il convient de citer, comme auxiliaires du progrès scientifique, la Société royale de Londres, fondée par Robert Boyle sous le règne si troublé de Charles I er ; l’Académie del Cimento, fondée en 1651 à Florence par les élèves de Galilée; la Société des Curieux de la nature, fondée en 1652 par Bausch, médecin de Schweinfurt, et l’Académie des sciences de Paris, fondée en 1666, sous le ministère de Colbert. Ces sociétés ont publié des recueils de mémoires et de notices que l’on consulte toujours avec fruit.

Depuis cette époque des institutions semblables ont partout pris naissance ; aujourd’hui, presque chaque pays possède même une société entomologique. A la tête des sociétés entomologiques viennent celles de France, de Londres, de Berlin, de Belgique, deBreslau, de Stettin, de Florence, de La Haye, de Russie, de Schaffhouse, de Philadelphie, etc.

La Lépidoptérologie belge.

C’est à notre savant collègue, M. le Baron Edm. de Selys-Longchamps, que revient l’honneur d’avoir ouvert la voie à l’étude des Lépidoptères de notre pays. Dès 1831, dans un article du Dictionnaire de la province de Liège, il fit connaître les genres des Rhopalocères et le nombre des espèces indigènes. En 1837, M. de Selys publia son Catalogue des Lépidoptères ou Papillons de Belgique. Ce travail mentionne 87 espèces diurnes, 37 crépusculaires et 99 bombycides indigènes. Quelques années plus tard, cet infatigable zoologiste corrigea et compléta son catalogue pour le publier de

nouveau sous le titre de Enumération des insectes Lépidoptères de Belgique (Liège, 1844). Dans cette brochure l’auteur donne la liste de 88 diurnes, 36 sphingides, 104 bombycides, 214 noctuelles, 217 phalènes et de 362 microlépidoptères.

En 4855 se fonda à Bruxelles la Société entomologique; mais ce n’est que deux années plus tard (1857) que parut le tome I er de ses annales. Dans ce volume se trouve la l re partie d’un nouveau catalogue des Lépidoptères de la Belgique, œuvre collective due à MM. de Selys, Sauveur, Fologne / Colbeau et J. de Lafontaine.

Dans ce catalogue raisonné se trouvent énumérés: 94 Lépidoptères diurnes, 38 sphingides, 113 bombycides et 232 noctuelles. Dans le tome II, parut le Catalogue des microlépidoptères par M. Ch. De Fré ; fauteur mentionne 673 espèces. Enfin, dans le tome III, M. le D r Breyer et M. Fologne font connaître les phalénides de Belgique, dont ils énumèrent 226 espèces.

Depuis la publication de ces catalogues, plusieurs espèces nouvelles pour notre pays ont encore été observées, et leur capture a été signalée dans les comptes-rendus des séances de notre Société entomologique. Eofin, en 1873, notre collègue M. Louis Quaedvlieg publia un petit manuel analytique des Papillons diurnes de Belgique.

Avant de terminer cette notice bibliographique, il nous reste à faire une remarque touchant notre travail. Nous nous sommes naturellement basé sur les listes publiées dans les annales de notre Société, pour ce qui concerne la connaissance des espèces indigènes et les indications des localités belges où elles ont été observées. Or, sous ce dernier point de vue, quelques erreurs ont été commises dans ces catalogues et nous les avons parfois reproduites involontairement. Nous pourrions déjà en corriger quelquesunes, mais nous croyons qu’il est préférable de le faire à la fin de 1 ouvrage dans un errata général. Nous prions, dans ce but, nos honorables collègues de vouloir bien nous signaler les erreurs et les lacunes qu’ils constateraient dans notre ouvrage.

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