DANS LE RESTE DU CORPS
Membre inférieur. — Aucun trouble de la motilité en ce qui concerne la force segmentaire et la coordination des mouvements.
Seuls les mouvements des orteils se font avec moins d’agilité à gauche qu’à droite.
Le réflexe rotulien est légèrement plus vif par rapport au
côté sain, Le réflexe achilléenest égal à celui du côté droit.
Dé à
2 pu
L: réflexe cutané plantaire est absent lorsqu'on le recherche parexcitation du bord externe de la plante du pied. Le blessé fait observer qu'il perçoit beaucoup moins bien le grattage de la plante du pied à gauche qu’à droite. Si l'on excite maintenant le côté interne de la plante, le blessé dit bien sentir l'excitation et on obtient une flexion du gros orteil. Le signe de l’adduction du pied est absent. Les réflexes crémaslériens et abdominaux sont égaux des deux côtés. Pendant l'examen et quoique le blessé n'éprouve aucune sensation de froid, on voit apparaître sur la cuisse gauche une myosysmie d’abord peu marquée, puis de plus en plus nette, alors que les muscles du membre inférieur droit sont immobiles.
Pas de flexion combinée de la cuisse et du tronc,
La sensibililé recherchée par rapport au côté sain révèle une diminution, légère, il est vrai, mais catégoriquement affirmée par le blessé, dans toute l’étendue du membre inférieur, mais beaucoup plus prononcée sur le bord externe du pied gauche (face dorsale et face plantaire) et sur la face externe de la jambe gauche.
L'hypoesthésie diminue à mesure qu'on se rapproche du genou.
La diminution de la sensibilité porte surtout sur la localisation des sensations tactiles, les cercles de Weber et les températures moyennes. Elle s'étend à tout le tronc.
L'hypoesthésie est plus nette encore au niveau du membre supérieur gauche, lorsqu'on l'examine par rapport au côté sain, et elle est d'autant plus accentuée que l'on se rapproche de la main et de l'extrémité des doigts. C'est à la perturbation de quelques-unes des formes de la sensibilité et
notamment de la sensibilité superficielle que nous devons
cette diminution du sens stéréognoslique dans le pouce et
l'index, que nous avons signalée plus haut.
Face. — Il ne persiste plus actuellement aucune déviation perceptible des traits ni au repos ni pendant les mou-
vements.
Le malade est cependant incapable de fermer isolément
Scissure perpend'* ext
Prière tempors/e
Deuxième terporale
KE 4 :# n …S Troisième tempärele g
otubérance occipitale
Mastoide
F1G. 6. — Localisation sur le sehéma radiographique moyen de Pierre Marie, Faix et Bertrand de la perte de substance cranienne du blessé de l’observation I.
Hachures — ]a surface de trépanation.
En noir — les fragments de projectiles intracraniens,
l'œil gauche, Toute la moitié gauche de la face est légèrement hypoesthésique par comparaison avec le côté gauche. La langue n’est pas déviée, le signe du peaucier est absent. La perte de substance correspond à la partie moyenne des circonvolutions pariétale ascendante et frontale ascendante
comprenant la plus grande étendue du centre cubital de la
AN
Lac
CE
US
main (cf. plus loin le chapitre intitulé : « Contribution à l'étude des localisations cérébrales »).
Il existe en outre de nombreuses parcelles de projectiles dans la pariétale ascendante, dans le gyrus supramarginalis et une à la limite de la pariétale ascendante et de la première
pariétale (Fig. 6).
Observation Il
Monopléqie brachiale gauche prédominant
sur les deux premiers doigts.
Mor.... Gustave, 39 ans.
À été blessé le 29 novembre 1916 par une balle de fusil à la région pariétale droite. La perte de substance non impulsive ni battante est du volume d’une pièce de un franc, son centre se trouve sur une ligne réunissant les deux tragus à 4 centimètres à droite de la ligne médiane.
Perte de connaissance. Au réveil il constate que le bras et la jambe gauches étaient animés de mouvements incessants: qui de plus lui coupaient la respiration et l’empêchaient de crier. De temps à autre, pendant quelques instants, il perdait connaissance.
Ces convulsions cessèrent au bout de quatre jours seulement, etil remarqua alors que sa main et son avant-bras gauches étaient paralysés et insensibles. La jambe était bien revenue, mais la figure était quelque peu déviée, ce qui l’empêchait de bien causer, de manger.
Au bout de quinze, vingt Jours, l’engourdissement et la paralysie commencèrent à se dissiper dans le côté interne de
la main et dans les deux derniers doigts.
Examiné quatre mois après le traumatisme, le blessé se présente avec une main gauche qui a quelque analogie avec une main quiserait atteinte d'une paralysie du médian (fg.2).
Le pouce est en adduction, et sa deuxième phalange légèrement fléchie, l'index étendu, les trois derniers doigts normalement fléchis dans la paume de la main. Les mouvements les plus touchés sont extension du pouce et son abduction, . la flexion des trois derniers doigts et l'opposition du pouce.
L'adduction du pouce se fait sans force, les mouvements des interosseux sont maladroits, la force de flexion du poignet est diminuée.
Les mouvements de latéralité du poignet sont très incomplets, la supination et la pronation se font avec lenteur. La flexion de l’avant-bras gauche est normale.
On ne trouve au membre inférieur aucun trouble de la motilité.
A la face, il existe une déviation légère de la langue vers le côté gauche, l'œil gauche ne peut se fermer isolément.
L'exploration de la sensibilité montre une diminution de la sensibilité tactile avec erreurs de localisation plus marqué pour le pouce et l'index, moins pour le médius, dont la moitié externe seule est lésée.
Les cercles de Weber sont élargis au niveau de la main (face dorsale et face palmaire); le blessé ne sent jamais qu’une seule pointe au niveau des doigts quelque soit l’écartement des branches du compas.
La piqûre est sentie d’une façon anormalement douloureuse. La sensation persiste pendant quelques instants, elle est sentie sur une large surface et elle irradie souvent vers le poignet ou l’avant-bras.
La localisation de la piqûre n'est jamais adéquate.