II. ENDOCARDITE
I^’endocardite varioleuse seraitle plus souvent, d’après les auteurs qui ont pu l’observer, une complication précoce ollrant les caractères des endocardites bénignes du rhumatisme ou de la scarlatine. Sa durée très courte ne dépasserait pas quinze jours. Rare au cours de lavariole discrète, absente dans la varioloïde, elle aurait son maximum (le fréquence, an cours d’une variole continente. Elle apparaîtrait ordinairement vers le huitième ou le neuvième jour (Df.snos, Hucii.\hd), mais ces mêmes auteurs l’ont quelquefois observée aune époque plus rapprochée du début, dès le troisième ou le quatrième jour. Si elle frap[ie avec élect ion le c(rur gauche, fréquemment aussi elle intéresse les valvules de l’aorte (Buouardel). (iénéralement , elle reste peu intense et suit ])arallèlement à l’alfection causale nue marche décroissante, sans laisser de traces dans la convalescence. Parfois cependant, elle revêt des caractères d’une sévérité exceptionnelle, laissant après elle des lésions valvulaires persistantes on déterminant même une issue fatale.
Quoiqu’il en soit, la gêne et l’oppression précordiale sans précardialgie, les ]ialpitations survenant par accès, * surtout à l’occasion des mouvements, des elforts les plus légers, les caractères du jiouls, l’absence presque
conslanle de dyspnée à l’élal de repos, la fixité et la persistance du souffle de l’endocardite, sont autant de signes que nous n’avons pas rencontrés chez les varioleux.
Au contraire, l’existence d’une douleur spontanée ou provoquée à la région précordiale, l’affaiblisseinent et l’assourdissement des bruits, l’augmentation de faire de matité, les altérations de rythme, la doucenr et la mobilité des souffles quand on les observe, leurs caractères systoliques ou méso-systoliques, leur maximum en divers points de la région cardiaque, le plus souvent à quelques centimètres au-dessus de la pointe, enfin les caractères du pouls, tous signes d’une myocardite aiguë, plaident en faveur de la fréquence bien plus grande des altérations du myocarde.
Au début de ee travail, nous avons reconnu la production possible, au cours de la variole, d’une endocardite de nature infectieuse, (ju’il convient d’expliquer par une infection secondaire de l’endocarde, non par une détermination endoeardiaque du germe encore indéterminé de la variole.