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stance contractile ne se colorant plus ou ayant disparu ; — enfin l’éfat homogène de la cellule cardiaque, qui fixe alors les matières colorantes avec plus d’intensité (MorzarD et REGaup), sont autant d’altérations que nous avons observées à des degrés très divers. Une lésion constante dans la myocardite varioleuse est caractérisée par la présence de vacuoles au sein des segments de Weismanxx. Ces vacuoles marquent une altération profonde du cytoplasma et résultent du départ du plasma musculaire par le mécanisme même de l’exsudation sarcodique. Elles caractérisent les myocardites aiguës ou subaiguës.
Nous n'avons pas seulement observé ces vacuoles au sein même de la cellule musculaire, mais aussi dans de larges masses de protoplasma interfibrillaire circonscrivant des cylindres contractiles raréfiés. La présence de ces travées protoplasmiques interfibrillaires larges noyant dans leur masse des cylindres contractiles raréfiés, a été signalée par M. le professeur RENAUT, qui lui a donné le nom d’hyperplasmie et a attribué à ce phénomène toute la valeur d’un processus de réparation.
Sur le même organe, on observe généralement une série de lésions souvent très différentes les unes des autres. De sorte que l’on est en droit de se poser la question suivante : « N'y a-t-1il aucune filiation entre elles, ou bien les multiples aspects que l’on observe sont-ils les étapes successives d’un même processus? » (MorrarD et REGaup.)
Bien qu'il soit actuellement prématuré de constituer cette filiation d’une manière absolument définitive, on
peut néanmoins en établir une très logique avec le seul secours des observations microscopiques que nous possédons. Nous savons que la cellule musculaire primiüve, le myoblaste, constitue lui-même sa substance contractile. Pourquoi la cellule musculaire adulte, siège d'une inflammation — ce mot étant pris dans son acceplion la plus large — n’aurait-elle pas la propriété de défaire ce qu'elle a édifié, de revenir à la forme embryonnaire tout comme une cellule conjonctive adulte, par exemple, placée dans des conditions réactionnelles identiques? Le protoplasma ayant construit sa fibrillation la ferait disparaître, comme METCHNIKOFF l'a démontré en expérimentant sur les muscles de la queue des têtards de batraciens anoures. Et, dès lors, n'est-1l pas logique de penser que nous assistons réellement à cette évolution régressive de la cellule contracüle, évolution dont l’éfal granuleux ou motiré, l'altération de la structure transversale, l'aspect grillagé, enfin l’'homogénéité de la fibre seraient les stades ? Quant au phénomène de l’hyperplasie, il représenterait l’ébauche d’un processus de réparation trouvé chez des sujets de qui la myocardite aurait, après la phase aiguë, évolué d’une façon traînante vers la chronicité.
La vacuolisation et la {ransformalion qraisseuse correspondraient à la mort de la cellule contractile.
Ce n’est là qu'une hypothèse, en accord parfait, du reste, avec la physiologie cellulaire du muscle. Elle a été exposée avant nous par MM. Morrarp el CL. Re- GAUD, dans leur travail sur la myocardite diphtérique,
B. Alléralions de contiquilé., — 11 y a déjà long-
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temps que Vircuow a signalé de véritables ruptures musculaires dans la myocardite varioleuse. Nous avons trouvé les lésions de la segmentalion à tous les degrés, depuis l’altération minime des lignes de ciment moins nettes, comme fondues avec la substance même de la cellule contractile, jusqu’à la fragmentation totale, jusqu’à la dislocation.
Certains auteurs ont contesté toute valeur à la segmentalion des cellules musculaires suivant les traits scalariformes. Phénomène purement cadavérique, ontils dit, ou encore simple résultat d’une fixation trop énergique par le sublimé ou l’alcool fort.
Nous avons eu l’occasion d'observer des myocardes de sujets ayant succombé à des maladies chirurgicales sans déterminations cardiaques.
L’autopsie de ces individus était pratiquée dans les mêmes délais que celle de nos varioleux, et nous n’avons cependant jamais constaté une dissociation segmentaire comparable à celle qui nous a été offerte sur de nombreuses préparations de cœur varioleux. Les traits scalariformes restaient parfaitement visibles sur des myocardes sains prélevés de vingt-quatre à trente-six heures après la mort.
Nous ne contestons pas, d'autre part, que la fixation au sublimé ou à l'alcool fort, détermine dans quelques cas le même aspect sur un cœur sain, en provoquant un retrait brusque des segments musculaires. Mais nous n'avons jamais employé l'alcool fort, et, pour un même cœur, l'aspect des coupes fixées au sublimé restat identique à celui d’autres coupes fixées au bichromate ou au formol. En outre, la solution de sublimé, à
ÉnTee l’aide de laquelle nous avons systématiquement fixé des fragments de tous nos myocardes, n'a révélé la segmentalion que dans quelques-uns d’entre eux seulement.
Nous pensons que l'aspect offert sur les coupes par des segments de Wgrismaxx où des blocs cellulaires complètement isolés des parties voisines, ne répond pas, en effet, à leur disposition pendant le cours de la vie. Mais nous sommes convaincu que cet aspect résulte de ce que le ciment intercellulaire, au cours de l'évolution même de la myocardite, a été le siège d’une série de modifications importantes, qui l'ont rendu susceptible de se rompre plus tard sous les influences mécaniques ou chimiques les plus minimes. Nous considérons donc la segmentation comme l'expression d’une altération antérieure des lignes de ciment qui, devenues pendant la vie extrêmement fragiles, se sont rompues au cours des dernières systoles, ou plus tard, sous l'influence des liquides fixateurs.
Au reste, la valeur anatomo-pathologique de l’altération dans leur continuité des fibres musculaires cardiaques a été signalée, dès 1877, par MM. Rexaur et Laxpouzy, dans une note sur les altérations du myocarde accompagnant l'inertie cardiaque.
C. Allérations des noyaux. — L'ensemble de nos observations nous a conduit à ramener leurs mulliples aspects à cinq types principaux :