ÉTUDE MICROSCOPIQUE
Avant d'entrer dans le détail de la description histo-
! Voici quelques renseignements sur. la technique employée. Pour chaque cœur, plusieurs fragments prélevés en différents points de l'organe ettoujours pourvus d’endocarde et du feuillet viscéral du péricarde, ont été fixés par les mélanges suivants : 1° Liquide de Mvuzzer.
2° Solution aqueuse de bichromate de potasse à
3 pour 100.
3° Acide osmique à
4 Sublimé en solution aqueuse saturée (5 pour 100). 5° Formol (formol 10 parties, eau salée physiologique 90 parties).
On peut indéfiniment conserver les pièces dans un mélange fait avec :
Alcool à 80. . . . go parties Giycérme" ee. rer mio
Le bichromate, excellent pour l'étude des détails de structure de la fibre musculaire, fixe mal les noyaux. Ces derniers sont mieux fixés par le sublimé et surtout par le formol. Les pièces ont été infiltrées de paraffine et coupées au microtome mécanique de Mixor. Nous avons constamment employé la coloration à l’hématéine et à l’éosine. Les méthodes de Grau et de W&iGErT nous ont permis de déceler des colonies microbiennes dans le myocarde,
Toutes nos autopsies ont été pratiquées de vingt-quatre à trente-six heures après la mort, pendant les mois de janvier, février et mars 1900, alors que la température, relativement basse, retardait autant que possible la marche des phénomènes cadavériques.
logique, nous tenons à faire quelques remarques importantes :
Les lésions de la myocardite varioleuse sont distribuées en foyers souvent très étendus. Il est exceptionnel que l'examen du cœur, pratiqué en des points variés de l'organe, fournisse des résultats absolument identiques. ;
Certaines lésions, toujours légères, visibles au microscope, ne se sont Jamais manifestées cliniquement. |
Les lésions de la myocardite varioleuse sont de toute intensité, depuis le simple état granuleux jusqu'aux foyers de nécrobiose, tels que nous les décrirons plus loin.
Des myocardes, histologiquement indemnes, ont fourni le tableau des myocardites aiguës. Ce fait d’observalion s'explique parfaitement : les nerfs du cœur, profondément altérés, provoquent une paralysie du muscle sans lésion de ce dernier, de même qu'une section du sciatique, par exemple, provoque une paralysie des muscles qu'il innerve, sans que la texture de ces derniers en soit en rien modifiée — temporaire-
ment düu moins.
À. Myocarde.
La description des altérations de la cellule cardiaque dans l’intoxication diphtérique a été faite, en 1899, par MM. Morrarp et ReGaup. Notre maître, M. le professeur Rexaur, a fait de l’étude de la myocardite typhique l’objet de son rapport au Congrès de Lille