‹ Les Lésions Endo-Nasales au Cours du TrachomeChapitre 9 sur 23 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Statistique

L'examen des lésions nasales nous a permis de constater une très grosse prédominance des lésions hypertrophiques de la muqueuse pituitaire, dans son type simplement congestif, mais surtout hypertrophique définitif (parfois mixte, congestif et hypertrophique).

Nous en trouvons ainsi 51 cas sur 90 (soit 56,6 %). Le plus souvent il s'agissait de lésions bilatérales hvypertrophiques, portant sur les cornets inférieurs et moyens avec prédominance de l’un ou de l’autre, mais surtout du cornet inférieur. Rarement la lésion étail unilatérale.

Dans quelques cas, 8 malades (soit 8,4 %), il s’agissait de cornets hypertrophiques polypoïdaux, Fhyper- trophie portant sur un cornet où sur plusieurs. Dans un seul cas (observation 52) nous avons constaté une grosse hypertrophie d'aspect papillomateux, saignant peu et qui a été enlevée très simplement à Panse froide.

Les malformations de la cloison (lésions banales même chez les gens bien portants) sont naturellement assez fréquentes, qu’il s’agissent soit de crêtes ou déperons, soit de déviations plus ou moins accentuécs.

Nous en avons noté 12 cas (soit 13,3 %).

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Dans 12.1 % des cas, nous nous sommes {trouvés en présence d’une infection nasale, pouvant revêtir diverses formes : le coryza aigu (3 cas), une suppuration rasale chronique uni ou bilatérale (9 cas) ; de l'atrozhie des cornets avec des croûtes, mais sans ozène fétide vraie (3 cas) ; chez l’une d’elles, les sinus maxillaires n’étaient pas clairs, et le diagnostic de syphi- Es était des plus probables (observation 55). Dans 10 cas (soit 10,5 %) il y avait de l’opacité plus ou moins complète des sinus maxillaires, uni ou bilatérale. Enfin, 4 de nos malades présentaient de Ia folliculite avec croûtes à l’entrée des narines.

Dans 17 cas, l’examen était totalement négat'i

Chez 5 de nos petits malades, il y avait des végétations. Chez 6 trachomateux, il existait de l’hypertrophie plus ou moins considérahle des amygdaies. Chez 5 d’entre eux, des otites uni ou bilatérales venaient de subir une suppuration aiguë ou présentaient des lésions tympaniques cicatricielles. Dans un cas, nous avons noté chez un trachomat-ux bilatéral ancien, outre de gros cornets polypoïdaux de Ja pharyngite sèche avec albumine.

Y a-t-il un rapport net entre l’intensits plus grande des lésions nasales du même côté que l’œil trachomateux le plus atteint ? La plupart de auteurs qui ent étudié la question, l’admettent. Pour Caramazza et Silvagni, et pour nous, le rapport entre l'intensité des lésions nasales et conjonctivales u’apparuit pas nettement.

Cependant, nous avons observé quelques faits assez positifs dans cet ordre d'idée. Chez un adulte algé-

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rien, énucléé de l'œil gauche un mois avant l'examen, il y avait dans le méat moyen gauche une suppuration chronique abondante (observation 51). Chez un adulte espagnol, atteint de trachome de l'œil gauche depuis trois ans, et contracté, dit-il, en France, il déclare que son nez suppure depuis la même époque, surtout à gauche (observation 69). Chez un Algérien de 25 ans, atteint de trachome bilatéral d'intensité moyenne à gauche avec pannus à droite, nous avons noté des coryzas assez fréquents, des céphalées à droite (observation 22) ; l'examen a montré : à gauche un gros cornet inférieur et moyen, à droite un cornet inférieur, mais surtout un cornet moyen mal formé polypoiïdal et hypertrophique.

Ces faits nets, mais peu nombreux, nous montrent bien clairement que dans certains cas il y a une relation intime entre l'intensité plus grande des lésions ceulaires et nasales du même côté. Mais l’homolatéralité des affections nasales et conjonctivales est bien loin d’être toujours aussi marquée. Très rarement,

du reste, on observe le phénomène inverse.

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