‹ Les lettres de Blaise PascalChapitre 14 sur 63 · C et F gui est qu'ôtés ceux qui sont intéressés · texte numérisé non relu

C et F gui est qu'ôtés ceux qui sont intéressés

année i65i 157

Sur ce grand fondement, je vous commencerai ce que j'ai à dire par un discours 1 bien consolant à ceux qui ont assez de liberté d'esprit pour le concevoir au fort de la douleur. C'est que nous devons chercher la consolation à nos maux, non pas dans nous-mêmes, non pas dans les hommes, non pas dans tout ce qui est créé ; mais dans Dieu. Et la raison en est que toutes les créatures ne sont pas la première cause des accidents que nous appelons maux ; mais que la Providence de Dieu en 2 étant l'unique et véritable cause, l'arbitre et3 la souveraine, il est indubitable qu'il faut recourir directement à la source et remonter jusqu'à l'origine, pour trouver un solide allégement. Que si nous suivons ce précepte, et que nous envisagions cet événement, non pas comme un effet du hasard, non pas comme une nécessité fatale de la nature, non pas comme le jouet des éléments et des parties qui composent l'homme (Var Dieu n'a pas abandonné ses élus au caprice et au hasard), mais comme une suite4 indispensable, inévitable, juste, sainte, utile au bien de

i. C et F bien consolatif.

i. G est.

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