La mort d'Etienne Pascal, survenue le 24 septembre t65i
l56 LES LETTRES DE BLAISE PASCAL
constances heureuses qui ont accompagné le sujet de notre affliction, je ne puis vous refuser celles qui me restent dans l'esprit, et que je prie Dieu de me donner, et de me renouveler de plusieurs que nous avons autrefois reçues de sa grâce, et qui nous ont été nouvellement données 1 par nos amis en cette occasion.
Je ne sais plus par où finissait la première lettre. Ma sœur l'a envoyée sans prendre garde qu'elle n'était pas finie. Il me semble seulement qu'elle contenait seulement en substance quelques particularités de la conduite de Dieu sur la vie 2 et la maladie, que je voudrais vous répéter ici, tant je les ai gravées dans le cœur, et tant elles portent de consolations solides, si vous ne les pouviez voir vous-mêmes dans la précédente lettre, et si ma sœur ne devait pas vous en faire un récit plus exact à sa première commodité. Je ne vous parlerai donc ici que de la conséquence que j'en tire3, qui est que sa fin est si chrétienne, si heureuse, si sainte et si souhaitable qu'ôtées les personnes intéressées par les sentiments de la nature, il n'y a point de chrétien qui ne s'en doive réjouir.
i. F de.