‹ Les lettres et la libertéChapitre 55 sur 71 · J^MONTEY, Bégence, t. P% p · texte numérisé non relu

J^MONTEY, Bégence, t. P% p

^.-:£aUbque tirée de l'Ecriture xainte, liv. îv, art. 1.

chaient avec soin avant ce temps, n'ont plus eu honte de la rendre publique ; il y a même eu des courtisans qui ont choisi Versailles pour se soumettre, à cette opération, parce que le roi s'informait de toutes les circonstances de cette maladie J'en ai vu plus de trente qui voulaient

qu on leur fit l'opération , et dont la folie était si grande, qu'ils paraissaient fâchés lorsqu'on les assurait qu'il n'y avait point nécessité de la faire ^ w Je ne sais pas où Louis XIV a dit le mot : VEtat c'est moi ! ni même s'il l'a jamais prononcé. Mais je sais que Bossuet a dit : a Tout VÉtat est en lui^. » Il n'était pas possible que le roi oubliât de telles maximes quand elles lui étaient recommandées par l'un des plus puissants génies de son temps. Il ne l'était pas, non plus, qu'il pût regarder les autres hommes comme ses semblables, quand il voyait autour de lui une foule d'adorateurs, revêtus des plus grands noms, se disputer comme une faveur les fonctions de la plus abjecte domesticité. Il y a des détails que l'histoire dédaigne, à tort, car ils peignent une époque mieux qu'une page de Tacite ou de Saint- Simon. Sait-on aujourd'hui ce que c'est qu'une chaise d'à jf air es? Le dictionnaire de l'Académie va nous l'apprendre, au mot affaire (édition de 1835) : « On appelait chez le roi chaise d'affaireSy

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