‹ Les lettres provinciales. Edited by H.F. StewartChapitre 13 sur 181 · si surprenantes B'C. 7. des plus grande erreurs B^C · texte numérisé non relu

si surprenantes B'C. 7. des plus grande erreurs B^C

toute BC. 12. pourroit A, 19. il y avoit beaucoup B*C. 22. ex-

trêmement contraire B^C.

que sans Dieu l'on ne peut rien. Ensuite dequoy il raporte sa proposition accusée, qui est celle-cy: Les Pères nous monstrent un juste en la personne de S. Pierre, à qui la grâce sans laquelle on ne peut rien a manqué. 5 C'est sur cela qu'on essaye en vain de remarquer comment il se peut faire que l'expression de M. Arnauld soit autant différente de celle des Pères que la vérité l'est de l'erreur, et la foy de l'heresie. Car où en pourroit-on trouver la différence ? seroit-ce en ce qu'il dit : Que les Pères

10 nous mon trent un juste en la personne de S. Pierre ? Mais S. Augustin l'a dit en mots propres. Est-ce en ce qu'il dit : Que la grâce luy a manqué ? Mais le mesme S. Augustin, qui dit que S. Pierre estoit juste, dit qu'il 7i' avoit pas eu la grâce en cette rencontre. Est-ce en ce qu'il dit : Que sans

15 la grâce on ne peut rien ? Mais n'est-ce pas ce que S. Augustin dit au mesme endroit, et ce que S. Chrysostome mesme avoit dit avant luy, avec cette seule différence qu'il l'exprime d'une manière bien plus forte, comme en ce qu'il dit que sa cheute n'arriva pas par sa froideur nypar sa negli-

20 gence, mais par le défaut de la grâce et par l'abandon de Dieu ? Toutes ces considérations tenoient tout le monde en haleine, pour apprendre en quoy consistoit cette diversité, lors que cette Censure, si célèbre et si attendue, a enfin paru après tant d'assemblées. Mais helas ! elle a bien frustré nos-

26 tre attente. Soit que ces bons Molinistes n'ayent pas daigné s'abaisser jusques à nous en instruire, soit pour quelque autre raison secrette, ils n'ont fait autre chose que prononcer ces paroles : Cette proposition est téméraire, impie, blasphématoire, frappée d'anatheme, et hérétique.

80 Croiriés-vous, Monsieur, que la pluspart des gens se voyant trompez dans leur espérance, sont entrez en mauvaise humeur, et s'en prennent aux Censeurs mesmes ? Ils tirent de leur conduite des conséquences admirables pour l'innocence de M. Arnauld. Et quoy, disent-ils, est ce là tout ce

35 qu'ont pu faire durant si long-temps tant de Docteurs si acharnez sur un seul, que de ne trouver dans tous ses ouvrages que trois lignes à reprendre, et qui sont tirées des propres paroles des plus grands Docteurs de l'Eglise grecque et latine ? Y a-t-il un autheur qu'on veuille perdre, dont

40 les escrits n'en donnent un plus spécieux prétexte ? Et quelle

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