‹ Les lettres provinciales. Edited by H.F. StewartChapitre 68 sur 181 · om, bien C · texte numérisé non relu

om, bien C

détermine à le conférer, ce n'est point du tout simonie, encore qu'on ait pour fin et attente principale la possession du temporel : Minime erit simonia etiamsi temporale principaliter intendatur et expectetur. Et vostre grand Sanchez n'a-t-il pas 5 eu une pareille révélation au rapport d'Escobar, tr. 6, ex. 2, n. 40? Voicy ses mots: Si on donne un bien temporel pour un bien spirituel, non pas comme prix, mais comme un motif qui porte le collateur à le donner, ou comme une reconnoissance si on l'a déjà receu, est-ce simonie ? Sanchez assure que non.

10 Vos thèses de Caen de 1644 : C'est une opinion probable enseignée par plusieurs catholiqîoes, que ce n'est pas simonie de donner un bien temporel pour un spirituel, quand on ne le donne pas comme prix. Et, quant à Tannerus, voicy sa doctrine, pareille à celle de Valentia, qui fera voir combien vous

15 avez tort de vous plaindre de ce que j'ay dit qu'elle n'est pas conforme à celle de S. Thomas, puisque luy-mesme l'avoiie au lieu cité dans ma Lettre t. 3, d. 5, p. 1519 : Il n'y a point, dit-il, proprement et véritablement de simonie, sinon à prendre un bien temporel comme le prix d'xtn spirituel ; mais quand

20 on le prend comme un motif qui porte à donner le spirituel, ou comme en reconnoissance de ce qu'on Va donné, ce n'est point simonie, au moins en conscience. Et un peu après : Il faut dire la mesme chose, encore qu'on regarde le temporel comme sa fin principale, et qu'on le préfère mesme au spirituel, quoy que

25 S. Thomas et d'autres semblent dire le contraire, en ce qu'ils assurent que c'est absolument simonie de donner un bien spirituel pour un temporel, lorsque le temporel en est la fin.

Voila, mes Pères, vostre doctrine de la simonie enseignée par vos meilleurs Autheurs, qui se suivent en cela bien exacte-

30 ment. Il ne me reste donc qu'à respondre à vos impostures. Vous n'avez rien dit sur l'opinion de Valentia ; et ainsi sa doctrine subsiste après vostre response. Mais vous vous arrestez sur celle de Tannerus, et vous dites qu'il a seulement décidé que ce n'estoit pas une simonie de droit divin ; et vous

35 voulez faire croire que j'ay supprimé de ce passage ces paroles, de droit divin. Vous n'estes pas raisonnables, mes Pères, car ces termes de droit divin ne furent jamais dans ce passage. Vous adjoutez en suitte que Tannerus déclare que c'est une simonie de droit positif. Vous vous trompez, mes

40 Pères, il n'a pas dit cela généralement, mais sur des cas particuliers, in casibus à jure expressis, comme il le dit en cet endroit. En quoy il fait une exception de ce qu'il avoit

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