vray C. 27. iiijuies aux personnes, sans C
leges id permittant de bonis quœ tempore instantis cessionis habebat ? Ita videtur colligi ex DD., etc.
Je ne m'arresteray pas à vous monstrex- que Lessius, pour autoriser cette maxime, abuse de la loy, qui n'accorde que le simple vivre aux banqueroutiers, et non dequoy subsister 5 avec honneur : il suffit d'avoir justifié Escobar contre une telle accusation. C'est plus que je ne devois faire. Mais vous, mes Pères, vous ne faites pas ce que vous devez : car il est question de répondre au passage d' Escobar, dont les décisions sont commodes en ce qu'estant indépendantes du de- 10 vant et de la suitte, et toutes renfermées en de petits articles, elles ne sont pas sujettes à vos distinctions. Je vous ay cité son passage entier, qui permet à ceux qui font cession de retenir de leurs biens, quoy qu'acquis injustevient, -pour faire subsister leur famille avec Jwnneur. Surquoy je me 15 suis écrié dans mes Lettres : Comment, mes Pères, par quelle estrange charité voulez-vous que les biens appartiennent plûtost â ceux qui les ont mal acquis qu'aux créanciers légitimes ? C'est à quoy il faut répondre ; mais c'est ce qui vous met dans un fascheux embarras, que vous essayez 20 en vain d'éluder en détournant la question, et citant d'autres passages de Lessius desquels il ne s'agit point. Je vous demande donc si cette maxime d'Escobar peut estre suivie en conscience par ceux qui font banqueroute, et prenez garde à ce que vous direz. Car, si vous répondez que non, que de- 25 viendra vostre Docteur et vostre doctrine de la probabilité ? Et si vous dites que ouy, je vous renvoyé au Parlement.
Je vous laisse dans cette peine, mes Pères, car je n'ay plus ici de place pour entreprendre l'imposture suivante, sur le passage de Lessius touchant l'homicide; ce sera pour 30 la première fois, et le reste ensuite.
Je ne vous diray rien cependant sur les Avertissemens pleins de faussetez scandaleuses par où vous finissez chaque imposture : je repartiray à tout cela dans la Lettre où j'espère monstrer la source de vos calomnies. Je vous plains, 35 mes Pères, d'avoir recours à de tels remèdes. Les injures que vous me dites n'éclairciront pas nos differens, et les menaces que vous me faites en tant de façons ne m'empescheront pas de me défendre. Vous croyez avoir la force et l'impunité ; mais je croy avoir la vérité et l'innocence. C'est une 40 estrange et longue guerre que celle où la violence essaye d'opprimer la vérité. Tous les efforts de la violence ne peuvent