‹ Les Leucémies Aiguës à MonocytesChapitre 25 sur 45 · LOS · texte numérisé non relu

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tre part on trouve de nombreuses hématies nucléées, témoin de leffort de régénération de la moelle. Parfois il s’y associe une leucocytose modérée, 29.000 globules blancs, mais toujours à type de polynucléose.

D’ailleurs cette entité morbide n’est qu'un syndrôme que l'avenir permettra de dissocier étiologiquement. Et même, il semble bien que de nombreux types, s’apparentent aux L. A., et méritent de rentrer dans um même cadre nosologique.

Le diagnostic de purpura rhumatoïde pourrait se poser au début d’une leucémie où des douleurs articulaires accompagneraient une éruption purpurique.

Les infections hémorragiques présentent le même tableau clinique que: les L. A. La septicémie méningococcique surtout peut prêter à confusion, mais également toute septicémie à allure hémorragique streplococcie, preumococcie, infection puerpérale, les formes hémorragiques des maladies infectieuses : variole, searlatine, etc. Mais l'hématologie en montrant une leucocytose avec polynucléose rétablit le diagnostic. D’autre part lhémoculture prend ici toute sa valeur, au moins dans les septicémies.

Une observation de WE, de Lyon, intitulée « fausse maladie de BARLOW chez um enfant atteint de L. À. » montre que l’erreur peut être commise avec le scorbut.

L'hémophilie présente trop de caractères propres pour rester longtemps méconnue.

La L. A. à monocytes débutant parfois par une

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hémorragie isolée, épistaxis, métrorragie, hématurie, le médecin pourra rechercher d’abord une affection locale jusqu’à l’apparition d’autres signes.

La fréquence au début des angines permet des erreurs légitimes. L’attention attirée d'emblée sur la gorge et avant tout examen, on pose les diagnostics suivants.

La diphtérie maligne est la première idée qui vient à l’esprit. Elle donne le change par la gravité de l’état général, la pâleur, la fétidité de l’haleine, l’adénopathie cervicale et même les phénomènes hémorragiques. La gravité de l’état local et général fait que souvent on injecte du sérum, avant de recevoir les résultats de l’ensemencement. Dans les L. A. on ne trouve pas de bacilles de LŒFFLER maïs une flore microbienne variée et banale.

L’angine de Vincent, fuso-spirillaire ; mais cette association est banale et se trouve même dans les lésions provoquées par la L. A.

L'abces de l'amygdale est aussi un diagnostic fréquemment posé au début. L’hypertrophie de l’amygdale, rouge, à caractère inflammatoire pose même l'indication opératoire. Comme dans notre observation 2, l’incision est parfois pratiquée en ©. R. L. avant le passage du malade en médecine, elle ne donne lieu à aucun écoulement purulent.

Ce chapitre volontairement réduit ne donne pas le vrai visage du diagnostic des L. A. Si toutes ces affections, que nous avons rapidement énumérées,

peuvent, au début, se présenter à l’esprit et égarer le diagnostic sur une mauvaise voie, l’évolution de la maladie se charge de le rectifier. Toute autre est la question, quand, la clinique et les examens de sang ne laissant plus de doute sur l’atteinte spécifique des organes hématopoiétiques, il s’agit de classer cette hémopathie dans un cadre nosologique connu.

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