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Toutefois après la guérison, la formule sanguine accuse toujours une certaine monocytose résiduelle et les rechutes sont fréquentes. On tend actuellement à la considérer comme une affection prédisposante aux L. A.
Les endocardites infectieuses. — Particulièrement lendocardite maligne à évolution lente de Jaccoud- Osler très souvent pose un diagnostic difficile. L’altération de l’état général, l’anémie, la splénomégalie constituent des caractères communs. Les difficultés se trouvent encore accrues du fait que dans la L. A. on entend constamment à lauscultation cardiaque des souffles anémiques qui peuvent ne pas toujours présenter les caractères des souffles anorganiques. L'étude hématologique montre une hyperleucocytose modérée avec monocythémie. Il faudra étudier soigneusement les antécédents du malade pour retrouver une atteinte rhumatismale antérieure ayant touché le cœur. Les caractères de la monocytose 5ont différents. Enfin l’hémoculture est positive dans l’endocardite.
Ces deux affections mises à part, de nombreuses autres peuvent se présenter à l'esprit dans la phase initiale, alors qu’un syndrôme prédomine ou qu’un symptôme d’apparence banale se déclanche isolément.
Lorsque la leucémie débute par une fièvre d’allure septicémique, on pourra penser primitivement à
une Granulie surtout dans ses formes anémiques ou
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avec hypersplénie. Les antécédents bacillaires ne départagent pas le diagnostic, puisqu'ils ont été notés dans les L. À. et même Aubertin et Hébert ont publié un cas où le diagnostic fut fait par l’examen histologique.
La fièvre typhoide, avec son allure clinique, sa splénomégalie, présente quelques ressemblances. L’hémoculture et le sérodiagnostic rétablissent vite le diagnostic.
Les infections avec mononucléose dans leurs formes graves telles que la variole, la fièvre de Malte, la grippe présentent souvent au cours de leur évolution une forte monocylose.
On pourra penser à une infection puerpérale, quand la L. A. débute quelques jours après un accouchement.
Si domine le syndrôme hémorragique, on passera en revue les affections fébriles hémorragipares.
Le purpura infectieux hémorragique n’est pas sans ressemblance avec la L. A. Cependant, à l’inverse des purpuras, la L. A. est anémique avant d’être hémorragique. Le leucémique présente une pâleur et une anémie plus intenses que le purpurique. L’angine est plus fréquente, les hémorragies sont avant tout muqueuses. L’examen du sang est plus
catégorique. Si classiquement les modifications de la coagulation sont les mêmes dans les deux cas, l'étude cytologique est bien différente. L’anémie est moins intense, le nombre des globules rouges est diminué en rapport avec l'importance des hémorragies. D’au-