RENTE
la polychromatophilie : tendance à prendre des tons mixtes par les colorants. Modification presque constante.
à granulalions basophiles : qui apparaissent par les colorants habituels et donnent à la cellule un aspect ponctué;
& granulations vitales : obtenues par les colorants vitaux, on voit se dessiner de très fines granulations constituant des réseaux irréguliers, d’où leur nom d'hématies granulo-réticulo-filamenteuses ou réticulocvtes.
Il s’agit donc d’une anémie considérable, aplastique ou hypoplastique.
La quantité d’hémoglobine est toujours très diminuée et le plus souvent elle ne dépasse pas 40 à 50 %,, ce qui explique que la valeur globulaire est plutôt inférieure à l’unité.
Les hématoblastes., — Dans très peu d'observations nous avons trouvé une numération des hématoblastes. Cependant chaque fois qu’il était signalé, leur nombre était diminué : 41.000 et 23.000 (Merklen et Wolf), 71.000 (Castellano), 118.000 (Ewald), 80.000 (Weissenbach); ïil serait imprudent de conclure d’après ces quelques chiffres à la constance de la
thrombopénie dans la leucémie aiguë à monocytes.
La dyscrasie sanguine. — est classiquement hémophilo-hémogénique en proportion variable.
Le temps de saignement est toujours prolongé, plus
ou moins suivant les observations, variant de 10° à plusieurs heures.
Le temps de coagulation par contre est normal ou légèrement retardé.
La coagulation se fait suivant le type plasmatique. Le caillot est irrétractile dans les formes très hémorragiqués.
Le signe du lacet est toujours positif.
Le type hémogénique pur s’observerait dans les cas suraigus d’après Aubertin et Grellety-Bosviel.
Il convient cependant de rappeler à côté de cette dyscrasie hémophilo-hémogénique communément admise, les lésions d’enthothéliite qui accompagnent les L. A. à monocytes. La méiopragie capillaire, qui en résulte et que met en évidence le signe du lacet toujours positif, est suffisante pour expliquer le syndrôme hémorragique clinique sans faire appel à des hy- pothèses insuffisamment établies.