‹ Les lézarden sur la maisonChapitre 8 sur 12 · LETTRE A L' « ÉTOILE DE VES · texte numérisé non relu

LETTRE A L' « ÉTOILE DE VES

Lei paftes que l'on vient de lire eéa une Bérie d'articles que nous avons [ dans la Patrie et dans [e Gaaloti au des années 1903 et 1903. Ils susciter* approbations et des contradictions ment vives, linon également nombi En Lorraine, où je puis dire que presque unanimement compris, le j YÉloiU de l'Ett, d'une violente p drej'fuBarde , défibrait obstinéme pensée. Je lui écrivis la lettre suii

Monaiear le Direeleor,

J« mil tonjonri eonlml qaand je an joli iehnilillon d'eipril et de tomiae, mime li celle verve d» i

!B A met dipeiu. Mais U s'agit de me : odieam et de me peindre joui Ut Ts d'un ennemi de U France. Votre il y dipente, depuis quelques mois, mp d'ingéniosité et de ténacité. Per- -moi de vons répondre le plut simit dn monde.

te de tout mon cœur la Lorraine.

de tout mon cœur et de toute ma

la France. Je me plaît i rappeler, 'ai, que notre sol lorrain a produit iid peintre Clsnde Gelée et la famille trtit Victor Hago, et je croit poaimontrer quelque Jour que c'ett i ■itcore que la Ulléralure française familled'oà sortit Alfred de Musset; Ire, comme tous les patriotes, le souie Jeanne^d'Arc ; je n'ai pas va dans (S assez nombreux que j'ai visités I d'une élégance plut noble que la Stanislas, à Nancy, et une solitude iargée de souvenirs que U prometti mène, sur le plateau de Vaudé-

de l'église de Sion à la e Tour de 'laut », Je suit fier de la glorieuse t des grandt soldats que la France notre région. Metz, enfin, nous

& tous, n'est-ce pas? une émotion •dre religieux le plat haut, si (a ft, comme je ienlendt ici, est un '.tre les âmes.

touvement instinctif de vénération Utache i la ferre où nous avons

gnndi et qui porte (e> f<imib«t de no< pa.

Tint». Mais ce moanement instinctif n'et pti contredit par notre raiion. Notre rai son nous dit que l'ordre et te progri social, qne notre sécurité et notre gran dear noas viennent de U France, et qu nous devons, en conséquence, servir celle ci de toutes nos forces. Précisément, c'es servir ta France que de donner le pins d soins possible i ta Lorraine devenae t'ii' de ses membres. Il n'j/ a pas plus d contradiction entre la grande et la petit patrie qn'enire la famille et la patrie Tontes trois s'élayent. El si vous vou enorgaeillitses de votre père el de voir fils, el de toute votre maison, seul ui homme aveugle pourrait en conctare qa.

VOBS êtes un oitagett snspeei.

L'esprit lorrain, c'est-à-dire nos mœnr el nos maniirei de sentir el déjuger, m< parait d'ane meilleure qualité politiqw qa'an certain esprit méridional {par ait leurs si charmant, si artiste, si rapide), e je tioudrais voir la République se fonde, enr notre solidité de t'Est plutôt qae su, la frivolité da Midi.

Si les idées de votre ami ou alU M. Jaurès venaient i triompher, nous n serions pas loin du démembrement, é l'odieux démembrement, parce qae fEa rope pourrait l'imposer & notre pays dé tsrmé et parce que dans toute société ma gérée Use produit, tût ou tard, des ébran-

Let Lisxrdes

dei teiitioai. MaU prieiiimenf, M fiiblet force», je combxtt t'indiléfirt det idéet qna vont «em«z i infinie fiabitelé et qne, goaiU à

vont prilendei doter à aotr* De loul mon effort Je collabore iz gui ventent mainUnir fanion le reipecl de Vàrmie, U tentitriotiqne : en deax moU, i'nni'M

r, mon cher eonfrire,il ne manque point* *ur UiqveU voue ponvet 1er, Ripilet goe je toi» on imMe le loagnenr de mon nex vaut qae j'ai été boulaTigiete, que tai(e f Car il faut, je fentendt bien, votre argamenlationmiaittirieUe, ! m'aceatex point de déchirer od îr ou de trahir U grande patrie tait, comme voni l'êtes, —je n'y t point — le file reapectaeax et

les recevoir, Montîeor le Directeur, Hment» trit dislingnée etpermêtde tigner

Maurice Barrés, Françai* de Lorraine.

ivembre 190!.

Page 1