LES BELLES TIGES PROVINCIALES
Les faits, depuis quelques années, posent brutalementla question des races.
On a entendu Drumont, on a vu le mouvement de protection française (c'est le nationalisme) que nous avons contribué à nourrir. On ne s'arrêtera ni à ceci ni à cela. Avant peu, il y aura le régionalisme, c'est-à-dire, qu'ayant reconnu nos diversités, on les acceptera, enfin, pour les faire concorder au bien général.
Dans les régions qui, grâce au destin, s'appellent encore France, comme dans ces régions (également françaises) qui s'appellent aujourd'hui « pays d'empire » une grande partie de la population est animée d'un sentiment de révolte. Les chefs politiques aujourd'hui dans certaines parties de la France, comme en Alsace et en Lorraine, sont d'une qualité ethnique bien faite pour irriter les indigènes. Patience! la gendarmerie, toute puissante pour étouffer une protestation publique est radicalemeut impuissante à transformer les mœurs et plus profondément le sang.
Les Bretons continuent d'être des Bretons, les Normands des Normands, les Savoyards des Savoj ards, comme les Alsaciens et les Lorrains demeureront Alsaciens et Lorrains. Pour le moment, puisque les guérisseurs ne sont pas au pouvoir, la vraie et la seule tâche, c'est d'aider ces petites nationalités à prendre conscience d'elles-mêmes et à se maintenir. Leur collaboration a fait la nationalité française et notre piété principale, c'est de maintenir et de for-
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tifier la France. Vienne un jour de soleil, et la gerbe florale française, une nouvelle fois, s'épanouira sur le monde si les belles tiges provinciales ont gardé leur vigueur.