SCÈNE III
Madame de TOURVEL, Madame dï ROSEMONDE, CHAVIGN Y, DAN- CENY, CECILE.
MADAME PS TOURVEL , à part, U faut que
j’écrive i l'abbé Anselme : ne l’abandonnons pas à son désespoir.
chavigny, entrant. Daignez, mesdames, agréer mes hommages respectueux; je fois bien heureux de vous trouver réunies.
Madame la présidente est-elle donc souffrante?
madame de toubvel. Nullement , monsieur. Mais j'attends de vous et de l'amitié de ces dames la permission de passer un instant dans mon cabinet pour écrire une lettre pressée. ( A M m ’ de Rosemonde. ) Je vous retrouverai, n'est-ce pas?
madame de hosemonde. Allez, ma chère.
Âf: ( |fm e de Tourvel sort par la porle de droite.)
chavigny, goguenard, lih bien, D.mccny, quelle rêverie profonde? Ah! je n’y pensais pas; oui, le mariage!., cela fait rêver :
c’est une belle chose, n’estil nas vrai?
Sortir de cet état pénible de célibataire où l’on n’aime qu’en fraude , où il faut plaire par sa propre industrie !
MADAME DE ROSEMONDE. Ouc ditCS-VOUS
donc?
chavigny. Je dis que le mariage est bien la plus belle institution du monde ! C’est si doux d’être propriétaire !.. Et quoi qu’en disent les mauvais sujets, comme Valmont, par exemple. . .
cécile, à part. Toujours ce nom!. .
chavigky, à part. La petite se trouble !
MADAME DE ROSEMONDE. VOUS êtCS dans
l’erreur sur mon neveu.
chavigky. Ah oui, je sais qu’aujourd’hui on le dit tout-à-fait changé ; qu’il nous abandonne; que c’est un renégat.'. . mais naguère encore il ne partageait pas mes idées sur le mariage.