ÉPILOGUE
LA fin de cette étude sur les libres prêcheurs, nous ajouterons un dernier mot^ destiné à servir de réponse à une objection qui naîtra naturellement dans l'esprit du lecteur. En voyant ces vieux directeurs de la conscience européenne critiquer les abus avec tant de verve, attaquer les vices avec tant de courage, surtout les vices et les abus de la force et de la domination arbitraire ; en lisant leurs mâles réprimandes qui me les ont fait comparer justement aux tribuns les plus osés, et leurs railleries sans réticence qui les égalent aux plus mordants satiriques, on s'étonnera que ces orateurs si hardis aient conclu si vaguement, qu'ils n'aient pas indiqué de remèdes plus elïïcaces aux maux qu'ils signalaient.
Certes, personne n'aurait pu mieux que ces secrétaires intimes de l'âme, aux époques ferventes des pratiques romaines, indiquer le point précis où en était la conscience des foules à chacune des étapes séulaires de l'humanité. Ils pou-