‹ Les ligues Étolienne et Achéenne: leur histoire et leurs institutions, nature et durée de leurChapitre 10 sur 56 · W., XXXVI · texte numérisé non relu

W., XXXVI

(4) Polybe. XX, 9, 1 ; Tite-Live. XXXVI, 27, 1.

(5) Tite-Live, XXXIX, 23, 9. 10, 12.

(6) Polybe, XXI, 2, 1; Tite-Live, XXXVII, 5, 4.

(7) Polybe, XXII, 8, 10 ; XXI. 2. Polybe. bien que mal disposé et généralement injuste pour les Etoliens , comprend bien que si , après l'abaissement de la Macédoine, on laisse aussi écraser la ligue étolienne , la Grèce tombera immédiatement aux mains de Rome. Cest la raison qui détermine les Athéniens et les Rhodiens à intervenir.

(8) Polybe,*.XXII, 15, 4.

FORMATION TERRITORIALB DB LA LIGUB ÉTOLIENNE. 43

QulDCtius en Grèce ; 2® les villes admises dans Tamitié du peuple romain (1).

Cet article du traité de paix est très clair : d^abord la Ix)cride et la Phocide deviennent indépendantes , puisqu'elles ont été occupées par les légions au cours de la dernière campagne.

Il est plus difficile de déterminer quelles sont les « villes admises dans Tamitié du peuple romain sur leur demande (2). > Il est probable pourtant que ce terme désigne les cités comprises dans la proclamation de liberté de Gorinthe , et plus particulièrement les cités thessaliennes reformant un xocvov auquel on avait ajouté l'Achaïe Phthiotide (3). G*est ce qui paraît, à ce moment, le plus conforme à l'esprit de la politique romaine, dont le but était, d'un côté, de diviser la Grèce autant que possible, d*un autre côté d'opposer aux Etoliens et à Philippe un Etat thessalien capable de résistance.

III. — L'Amphilochie et Ambracie, avec son territoire, devo^ naient des communautés indépendantes (4).

IV. — iEniadse, avec son territoire, était restituée aux Acarnaniens (5).

V. — La ligue achéenne recevait de Rome, comme récompense de sa coopération , la ville de Pleuron ; c'est sans doute en vertu du même traité qu'elle acquit Héracleia, d'où elle pouvait surveiller l'Etolie et fermer aux Macédoniens l'accès de la Grèce centrale (6). Il n'est pas inutile de remarquer que ces importantes acquisitions coïncidaient, avec l'annexion de FElide et de la Messénie à l'union achéenne (7). Les Etoliens , réduits au Nord à une partie de l'Etolie , étaient expulsés du Péloponnèse ; au contraire, les Achéens, maîtres de toute la Péninsule, occupaient de fortes positions au nord du golfe. Rome les a choisis pour dominer en son nom chez les Grecs ; désormais la ligue étolienne n'existe plus que de nom.

(1) Poljbe, XXII, 13. 4.

(2) W., XXll . 13, 4.

(3) Les Dolopes avaient étë déclarés libres , et détachés de la Macédoine en 196 ; de plus , la région sud-est , celle des GBnianes , avait été envahie dans la dernière campagne par l'armée romaine. Mais comme , dans les années qui suivirent la paix de 189 . les Etoliens se plaignent au sénat des incursions de Philippe en Dolopie (Tite-Live, XXXVI, 34, 9) . il faut admettre que Rome leur avait laissé une partie de ce pays.

(4) Pol/be, XXII, 13, 9 et 13.

(5) Tite-Live, XXXVIII, 11, 9. Polybe. XXII, 15, 14. (6; Pausanias, VII, il, 13; 14, 1.

(7) Depuis l'année 191.

VI. — Céphallénie ne sera point comprise dans le traité (1). En efTet , aussitôt que les Etoliens ont définitivement accepté les conditions de Rome, les légions sont transportées à Céphallénie et l'occupent après une longue résistance. La ligue étolienne avait perdu sa dernière possession maritime.

Enfin , le traité imposé à Antiochus stipulera la remise, au général romain, de Thoas et de tous les officiers etoliens qui auront servi dans l'armée du roi (2).

Après le traité de 189, la ligue Etolienne ne compte plus en Grèce : à l'extérieur, une multitude d'ennemis Tentourent ; à l'intérieur, la lutte entre les riches et les pauvres éclate avec plus de violence que jamais (3). Jusqu'à la réduction de la Grèce en province romaine , ce ne ne sont plus que discordes intestines ; on discute la question de l'alliance macédonienne ou romaine, à l'époque de Persée , comme s'il restait encore quelque force pour soutenir l'une ou l'autre. Cette discussion amène le massacre de cinq cent cinquante des principaux Etoliens entourés par les soldats de Baebius (4). En 168, deux envoyés de la nation félicitent, après Pydna, le vainqueur de la Macédoine (5). En réalité, l'histoire de l'Etolie était bien terminée depuis vingt ans.

(I) Tile-Livc, XXXVIII. Il, 9; Polybe. XXII. 13, 5 et 14 : 15. 12. (•2) Polybe, XXII. 26, II.

(3) Pv)lybe écrit à la date de 171 : « Ta 5è xafà ti^v AixtoXîav èv u7co4^iai; ^v Tcpà; àXXTJXou; xai xa^ayaiç ôXo9xepé(riv, » XXVIII, 4, li. (») Tile-Livc, XLV,'28. 7; Polybe, XXX, 14, 1-6. (5) Polybe, XXX. 10, 4.

Page 1