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que les Etoliens aient saisi avec empressement Toccasion d'échapper à cette servitude en s*alliant au roi Antiochus : ce prince qui avait profité de la guerre entre Philippe et les Romains pour pousser ses conquêtes en Asie Mineure, offrit à la ligue de lui rendre la suprématie en Grèce. Comment refuser cette offre? La confédération rivale du Péloponnèse venait de renverser le tyran Nabis , et de réunir Sparte à son territoire (192). Phseneas , qui conseillait la neutralité, ne fut pas écouté; la multitude, entraînée par Thoas , décida qu'on appellerait Antiochus en Grèce (1).
I^a guerre fut désastreuse pour la ligue. La rapide occupation du poste de Démétriade (2), l'invasion soudaine de la Thessalio et de la Perrhasbie ne furent que des succès passagers (3). En 191 , au bout d'une campagne , Mauius Acilius a poussé l'armée étolienne jusqu'à Héraclea, dont il s'empare (4). Pendant ce temps , Philippe prenait Lamia et réduisait la Thessalie , le pays des Magnètes ; Lamia et Démétriade se rendaient aux Macédoniens (5). Après quelques négociations inutiles , Amphissa (6) et Naupacte succombaient à leur tour (190). En 189, la médiation des Rhodiens et des Athéniens (7) fit obtenir à l'Etolie la paix , mais à des conditions désastreuses. Cette paix consacre en réalité le démembrement du territoire de la ligue.
L — La première clause, que les négociateurs étoIiens avaient acceptée d'abord sans en bien comprendre le sens , leur imposait de « reconnaître la suprématie du peuple romain. » Ils seraient désormais les alliés de Rome en cas de guerre offensive ou défensive (8).
IL — Sont détachées définitivement de la ligue étolienne : 1° les villes prises par les Romains depuis l'arrivée de Titus
{\) Poiybe, XX, 3, 4; III, 7. 3. Polybe montre que les Etoliens , en s'alliant à Antiochus, appelèrent tous les Grecs à la liberté. Tite-Live, XXXV, 44, 6.
(2) Tite-Live, XXXV. 34, 12.