‹ Les ligues Étolienne et Achéenne: leur histoire et leurs institutions, nature et durée de leurChapitre 42 sur 56 · W., XXXV · texte numérisé non relu

W., XXXV

(8) En 221, ils nomment par exemple Âriston que ses infirmités rendaient incapable de conduire une armée. Polybe, IV, 5, 1.

CONSTITUTION DE LA LIOUB ÉTOLIBNNB. 197

Mais il n*en avait pas moins un pouvoir militaire très étendu ; il ordonnait les levées (i), réunissait les contingents (2), surveillait pour les restreindre les levées de mercenaires que faisaient en Etolie les princes étrangers (3). Tant que le stratège n*avait pas pris le commandement de l'armée ^ on était réputé rester en paix (4). Quand Dorimachos et Scopas firent, en 220, des expéditions de pillage dans le Péloponnèse , le stratège Ariston répondit aux plaintes des Achéens que lui-même , chef militaire ^ était en paix avec eux. Une fois la guerre déclarée , la direction des opérations militaires et le commandement supérieur étaient concentrés entre les mains du stratège (5) : le général de la cavalerie était son lieutenant. Il délivrait , pendant la durée des hostilités , des laisser-passer et des permissions aux étrangers. Dans les Captifs de Plaute, Hegion est fort occupé d'obtenir un (niyYpa^pov du strat^ , qui lui permette de passer en Etolie pour y chercher son fils Philopolemos prisonnier (6).

Le stratège était la plupart du temps chargé d'engager des négociations , sauf à en référer au conseil des apoclètes (7). Quand rassemblée avait nommé des ambassadeurs , il les accompagnait, si les entrevues avaient lieu sur le territoire fédéral ou dans les régions voisines (8); le plus souvent il prenait la direction de l'ambassade ; quelquefois cependant il ne paraît pas jouer dans les négociations le rôle principal (9). Il était devant l'assemblée l'introducteur naturel des ambassadeurs et des princes étrangers (10). A lui revenait également le soin de veiller à ce que des théoi'es fussent envoyés aux fêtes reconnues par la ligue , chez les nations amies ou alliées (11) : de même il recevait les théores envoyés de l'étranger aux jeux étoliens, aux Sotéria par exemple.

(1) Polybe, V, 96, 1.

(2) M., XXII, 8, 4. Tite-Livc, XXVI, 25, 9. Polybe, IV, 67, l.

(3) Tite-Livc. XXXI, 43. 4, 5, 6.

(4) Polybe, IV, 17, 1.

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