‹ Les ligues étolienne et achéenneChapitre 33 sur 50 · M.. XXIX · texte numérisé non relu

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(6) Rien ne le prouve mieux que la délibération du congrès de 198 sur » l'alliance romaine. » Les dix démiurges sont divisés en deux partis égaux ; cinq voteront pour Home, cinq pour la Macédoine. L'assemblée, malgré les exhortations du stratège, est pleine d'incertitude (Tite-Live, XXXII, 20).

chaiii congrès pour obtenir un décret d'approbation , riniliativc était prise i)ar le conseil des démiurges que le stratège convoquait (1).

En résumé, ce comité permanent de magistrats présidé, par l'éponyme de la fédération jouissait d'un pouvoir très réel et réunissait les attributions les plus larges au sein de cette démocratie où l'égalité régnait plus entre les Etats qu'entre les citoyens. Il gouvernait vraiment la ligue. Le congrès était-il réuni : les suffrages se prononçaient sur une formule proposée par le conseil exécutif, et dont la rédaction avait été mûrement étudiée. Les mêmes magistrats convoquaient les assemblées extraordinaires dans les cas prévus, il est vrai, par la loi. Mais la loi ne laissaitelle i>as encore la place libre cà certaines interprétations ? Enfin l'intérêt même de toutes ces villes péloponnésiennes, qui avaient fondé l'union fédérale et en désiraient le maintien, n'était-il pas de fortifier autant que possible l'autorité centrale, de lui remettre complètement la gestion des affaires communes? Il est permis toutefois de se demander si cette constitution d'un pouvoir exécutif si libre, si peu gêné par l'intervention des représentants, n'était pas un obstacle au respect de l'indépendance locale?

(1) Aratiis est accompagné des démiurges dans une entrevue avec Ântigone (Plut, Arat., 43). Archon , après avoir délibéré avec les cuvapyîat , envoie mille hommes de garnison à Chalcis, sur la demande des Romains (Polybe, XXVII, 2, 11, 12).

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