‹ Les Lipides Et En Particulier Le Cholesterol Dans Les Ictères HémolytiquesChapitre 12 sur 40 · ET · texte numérisé non relu

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de leur poids en acides gras. Ces acides gras sont les acides oléïque, palmitique et stéarique :

2° Du cholestérol libre, par exemple dans les hématies où il est libre en totalité ;

3° Des éthers du cholestérol: les 2/3 du cholestérol du plasma sont combinés à des acides gras pour former ces éthers.

Les chiffres normaux des graisses et des lipoïdes par litre de sérum sont les suivants (13) :

— savons: 0,2 à 0,3 (Laudat)

— acides gras totaux: 2,9 à 5,5 (Mayer et Schaeffer)

— acides gras libres + acides gras des graisses:

2,5 à 4,9 (Grimbert et Laudat) — glycérine: traces (Nicloux) — cholestérol: libre 0,36 à 0,65 éthérifié 1,38 à 1,95 total: 1,74 à 2,60 (Grimbert et Laudat)

Dans les éléments figurés du sang, om trouve 1,45 p. 1.000 de cholestérol.

De tous ces éléments mous étudierons plus particulièrement le cholestérol.

Le cholestérol est un corps blane, léger, onctueux, sans goût et inodore. C’est le principal type d’alcools polyeyeliques non saturés et de poids moléculaire élevé que l’on désigne globalement sous le nom de stérols.

« Dans ces stérols (14) se trouvent également les phytostérols répandus chez les végétaux et dont le plus connu est l’ergostérol et d'autre part les zoostérols tels que l’isocholestérol, le spongostérol », le cholestérol des calculs biliaires et du jaune d’œuf.

En présence des savons et des sels biliaires ils se disout dans l’eau pour donner une pseudo-solution colloïdale.

Comme tous les lipoïdes, il se dissout dans les sol-

Ebore

vants des corps gras, alcool, éther, chloroforme, benzof, sulfure de carbone, etc.

Sa formule brute est C27 H46 O.

Sa formule développée suivant Windaus comporte trois noyaux benzéniques et un noyau pentagonal soudés entre eux, et de plus une chaine latérale. De mombreux chimistes, et notamment Windaus, ont démontré ses re lations avec les acides biliaires: par isomérisation, hydrogénation, puis oxydation de certains groupements du cholestérol on arrive ainsi à l’acide cholalique.

I1 possède une fonction alcool secondaire qui lui permet de former des éthers avec des acides gras.

Dans les tissus on le trouve sous deux états: libre, représentant le cholestérol de constitution cellulaire de Grigaut ; il est alors diffus dans le protoplasme. Combiné, il se présente sous forme de granulation biréfringentes qui sont des éthers du cholestérol mélangés à d’autres lipoïdes : au contraire du cholestérol libre ce cholestérol combiné varie suivant les conditions physiologiques ou pathologiques (14).

Il existe, dans tous les tissus de l’organisme, et surtout dans le cerveau, les surrénales, le sang, le foie. Le système osseux et les dents en sont dépourvus.

On le décèle par les réactions de Salkowski et de Liebermann.

On le dose par le procédé pondéral (15) ou par le procédé colorimétrique de Grigaut (16) ou encore par le procédé de Grimbert et Laudat.

La cholestérinémie ou cholestérolémie représente, dans le langage médical courant, le taux du cholestérol total, dans le sérum ou le plasma sanguin. Ses chiffres normaux extrêmes sont 1 gr. 40 et 1 gr. 80 pour un litre.

A l’état pathologique, pour Grigaut (3), « le taux de la cholestérine des hématies varie peu et reste à peu

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près indépendant des variations profondes qui surviennent dans le taux du sérum ». Le même auteur déclare que «le sérum sanguin... est le siège par excellence des variations de la cholestérinémie et c’est là qu’elles se présentent au maximum, c’est là qu’elles doivent être recherchées. » Pour lui également, le taux du sérum est constamment le même que celui du plasma. Or, cette dernière opinion à été controuvée par Bugnard (17) pour qui la teneur en cholestérol du sérum est supérieure à celle du plasma prélevé à l’abri de l’air, comme si, pendant les phénomènes de coagulation les globules perdaient une partie de leur cholestérol au profit du sérum, « ce fait, dit-il, est de nature à nécessiter une révision des expériences de physiologie concernant la cholestérolémie du sérum. Il révèle l’influence de l’équilibre physique des colloïdes sanguins sur la richesse en cholestérol de la partie liquide du sang. La modification expérimentale de l’un des facteurs de cet équilibre, le PH sanguin, nous à montré que l’acidité dans les limites physiologiques entraîne une hypercholestérolémie ». Pour ce même auteur, l’appauvrissement en cholestérol du plasma sanguin am cours de la traversée des poumons saccompagne d’un enrichissement des globules, l'inverse se produirait au niveau des tissus et la régulation cholestérolémique apparaîtrait ainsi intimement liée à l’équilibre acido-basique du sang.

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