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l’égard de sérums sanguins normalement hémolytiques.
Je me suis adressé pour ces expériences au sérum de chien... 5 cmc d’une purée de globules rouges de cheval à 5 % étaient complètement hémolysés par 6 gouttes de sérum de chien. Ils ne l’étaient pas du tout après 3/4 d'heure d’étuve à 37°, même avec 10 gouttes de ce sérum quand on lui avait préalablement ajouté 1 % de cholestérine ».
Cette action anti-hémolytique du «eholestérol à été également recherchée par Iscovesco et ses collaborateurs sur d’autres substances, en particulier sur l’oléate de soude, Voici la technique qu’indiquent Iscovesco et Foucaud (55).
Trois gouttes d’une solution d’oléate de soude hémolysaient complètement 2 cmc d’une purée globulaire à 5 %. Dix gouttes de la même solution savonneuse contenant 1/2 % de cholestérine ne provoquaient aucune trace d’hémolyse. Ils ont montré également qu’alors que 2 gouttes de la solution savonneuse provoquaient une hémolyse totale, 3 mm£g de cholestérine empêchaient l’hémolyse par 10 gouttes de la même solution.
In vitro, l’action anti-hémolytique du cholestérol étaient donc démontrée d’une façon absolue à l’égard de presque toutes les substances hémolysantes. Il devait en être de même par expérimentation sur l’animal.
Déjà Ransom (32) injectant aux cobayes des mélanges de saponine, et de cholestérol, montrait l’action antihémolytique de ce dernier.
Morgenroth et Reicher (56) ont étudié chez le lapin auquel ils injectaient des mélanges de venin de cobra et de lécithine, l’action anti-hémolytique du cholestérol introduit en solution huileuse. Les mêmes expérimentateurs, abandonnant la voie d'introduction sous-cutanée qui, à leur avis, donnerait des résultats incertains
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et insuffisants, ont repris leurs travaux en donnant à leurs animaux du cholestérol par les aliments. Là encore ils ont réussi à prouver l’action anti-hémolytique de cette substance.
En 1906, Pribram (57), chez le lapin, emploie avec succès la même voie d'introduction. C’est aïnsi qu’il donne à l’animal chaque jour, mélangé aux aliments, 1 gr. de cholestérol pur dissous dans 15 gr. d'huile d'olive. Il constate d’une part que le taux de la cholestérolémie augmente et d'autre part que le sérum des lapins ainsi traités a une augmentation de son pouvoir protecteur à l’égard de la saponine: 0 cme 25 de sérum suffisent à empêcher l’hémolyse par la saponine, là où il fallait 2 eme de sérum de lapin normal pour atteindre le même résultat.
En 1911, en mettant à profit ces diverses expériences in vivo et in vitro, Boïdin et Flandin (58) ont montré que le pouvoir anti-hémolytique des sérums humains vis-à-vis de la saponine est en rapport direct avec leur teneur en cholestérol.
Ils cherchent à tirer de cette action un procédé rapide et simple d'évaluation approximative du taux du cholestérol dans le sérum.
Voici comment ils ont disposé leurs expériences : ils ont compté les différentes substances mises en contact au moyen d’une pipette graduée en 1/10 de eme et ils les ont réparties de la facon suivante:
= PTUDÉS ON PEER ES RTS 132 155 SAME) Sérum & étudier. 4... 22-2706 Saponine à 1 0/00 ....:... 10 SMS RARE Eau salée isotonique ...... A GNOA TS
Après un contact à l’étuve à 37° pendant 1/2 heure, ils ont ajouté dans chaque tube 4 gouttes de globules rouges à 5 % en solution salée isotonique. Ils ont em-