LES LOIS DE MANU
sique et matérialiste. Ces articles ou versets sonl au nombre de 2(>Sô, assez également répartis entre douze livres: le plus long, toutefois, le VIIIe, en a 120, et le plus court, le VIe, 97 seulement. Le Ier et le XI 1" s'éliminant d'eux-mêmes de notre examen, il reste, pour la partie essentiellement morale et juridique, un total de 2440 articles, un peu plus (pie le Code civil, mais pour embrasser une matière infiniment plus vaste et plus diversifiée.
Le livre II trace la division des castes et traite de> obligations du brahmane uovice.
Rentré chez lui, il fait choix d'une épouse.
Qu'il oe la choisisse point basanée, ni avec un membre de trop (sis doigts, par exemple), ni maladive, ni trop ou trop peu velue, ni bavarde, ni aux yeux rouges, ni portant un nom emprunté au zodiaque lunaire, à un arbre <»u à une rivière, ou un nom de contrée barbare, ni celui «l'une montagne, d'un oiseau, d'un serpent, d'un esclave, d'un objet de mauvais augure. Qu'il la prenne bien conformée, bien nommée; qu'elle ail la démarche d'un Damant ou d'un éléphant1, les poils, les cheveux et les dents normaux, le corps doux au toucher. (III, s 10.)
Suivent les austères devoirs du chef de famille, tels qu'ils ont été décrits plus haut. Les li\ res III à IV contiennent, pêle-mêle avec des prescriptions légales, telles que les rites des divers mariages et