‹ Les littératures de l'Inde; sanscrit, pâli, prâcritChapitre 31 sur 130 · Qui communienl par l'eau n (sanscrit udaka · texte numérisé non relu

Qui communienl par l'eau n (sanscrit udaka

« eau » ).

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roi hindou relie du grand Frédéric. Mais, d'autre part, parmi les charges qui lui incombent, la plus importante consiste à rendre la justice, et dè< lors les règles du droit en il se placent toul naturellement sous cette rubrique, qui enferme aussi bon nombre de sanctions pénales. II peut être intéressant de constater que la propriété est religieusement sauvegardée, mais que le revenu de l'argent est soumis à une limitation, il est vrai, peu gênante : 24 pour cent, si l'emprunteur est brahmane ; 36, pour un prince; 48, pour un paysan, et 60 pour un çûdra.

Le droit successoral occupe une partie considérable du livre IX. Il est assez simple, la succession n'étant jamais testamentaire : dans la forte et raicle constitution de la ligne paternelle hindoue, l'individu n'est que l'anneau d'une chaîne continue; roi absolu tant qu'il vit, le père de famille ne saurait étendre par delà sa mort les effets de son pouvoir. La fortune revient tout entière au fils aîné ; mais il est tenu de garderauprès de lui sa mère veuve, ses frères et sœurs non mariés et de pourvoir à leur subsistance. S'ils le préfèrent, ils partagent le patrimoine : dans c.e cas, en principe, l'aîné reçoit deux parts ; le second, une et demie ; les autres, chacun une. Les filles n'ont aucun droit ; mais on peut, par faveur, leur constituer un établissement en mariage ou à toute autre cause.-

Les livres X et XI reviennent sur la question des castes : c'est le pivot de la constitution de l'Inde,

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el tout s'j réfère. A ce propos, el parce que les com pensations pour délit varienl énormément, suivan que l'auteur ou la victime est prêtre, guerrier, paysan ou homme vil, le Çâstra énumère à la file les pénalités temporelles, les peines de l'autre s ie el les expiations volontaires au moyen desquelles on jn'iit les conjurer. Il en esl où se déploie une riche • m ingénieuse imagination.

Autant de grains de poussière imbibe sur le sol le sangd'un brahmane, autanl de milliers d'années rési

dera en enfer l'h me qui ;i répandu ce sang. (XI,

Le rite expiatoire du « cours de la lune o XI. 217; mérite 1 >i«'ii une mention : le pénitenl qui s'y soumet et le commence l«' jour de la pleine lune, mange ce jour-là quinze bouchées de pâte de riz, le lendemain quatorze, et ainsi de suite en diminuant, jusqu'au jour de la lune nouvelle, où il se contente d'une seule bouchée : puis il augmente la dose selon la même progression, jusqu à la pleine lune sui vante, qui le libère enfin de ce jeune effroyable.

Il y aurait bien d'autres traits de mœurs à tirer de <■<• recueil de lois ; mais nous ne devons pas <>u blier que les mœurs, les institutions el les idées n'ont droit de cité dans ce livre qu'autant qu'ils éclairent la littérature ultérieure; et, pour l'aborder, il nous reste encore une étape semi littéraire à franchir.

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