LES LOIS DE MANU
dakâs\ Ces deux types revivent, à la même date, dans les agnatset les gentils de la famille romaine. L'épouse ou les épouses, — la loi en admet quatre, et les princes ne se font point faute d'y adjoiudredes favorites, — sont dévouées et fidèles, mais non point esclaves. La mère de famille tient un rang honorable dans le culte domestique et la première place dans l'administration du ménage.
Que La femme n'aspire point à quitter son père, ou son époux, ou ses enfants; car, en se séparant d'eux, '-lie déshonorerait deux familles. Qu'elle soit toujours de bonne humeur, adroite aux besognes do la maison; qu'elle tienne son ménage bien propre et reille strictement à l'économie. (V, 149-150.)
Non plus que dans le Véda, il n'est encore question de l'abominable bûcher des veuves.
... Son mari mort, qu'elle s'abstienne môme de proférer le nom d'un autre homme... La veuve ver tueuse, qui vit dans la chasteté, montera au ciel, même sj elle n'a pas enfanté de dis, tout comme l«'s pieux ascètes du temps jadis. (V, 15*7 et 160.)
Les livres VII et VI 11 traitent sans distinction de ce que nous nommerions droit civil et droit public. Le droit public, en effet, ce sont les devoirs du roi : ce n'est pas une sinécure, tant s'en faut, et l'on a pu -ans hyperbole rapprocher de la journée d'un