‹ Les littératures de l'Inde; sanscrit, pâli, prâcritChapitre 38 sur 130 · Beaui p d'ouvrages jaïnistes ont été postérieuremenl · texte numérisé non relu

Beaui p d'ouvrages jaïnistes ont été postérieuremenl

retraduits en sansorit, mais ne sauraient passer pour de véritables documents littéraires de cette langue.

s,i LES LITTÉRATURES DE L'INDE

dire «qui vont tout nus»; car la nudité, sévère

nient interdite par le Buddha, esl une des obser

vances caractéristiques de cet ordre monacal et

mendiant. Mendiant aussi, le bouddhiste ne doit pas

se séparer de sa robe jaune, qui le désigne au regard.

Dans cette immense littérature, il faut choisir.

Les écrits jaïnistes ne sont encore que médiocrement

connus et ne semblent guère nulle part sacrifier aux grâces. Sauf quelques ouvrages spéciaux, qui viendront en leur lieu, le canon sanscrit du bouddhisme ne diffère pas essentiellement du canon pâli, qui a bien davantage retenu l'attention des érudits. C'est donc celui-ci qu'on prendra pour type de la littérature bouddhiste. Il se compose de trois grandes collections, dite chacune Pitaka « corbeille », savoir : Vinaya-Pitaka, « le recueil de discipline »; Sutta- Pitaka1, « le recueil d'instructions religieuses », et Abhidhamma-Pitaka, « le recueil de métaphysique » ; la grande majorité de ces ouvrages est en prose, mais les parties gnomiques en stances d'une versification simple et aisée. Leur mérite littéraire, toutefois, n'est qu'un facteur fort secondaire de leur succès : pour l'apprécier avec justesse, il faut placer

1. Le pâli sutta équivaut au sanscrit sûtra, et abhldhamma est en sanscrit abhidhar ma, dont l'élément dharma a été expliqué (p. 51). Mais, comme rédaction, il n'y a aucune analogie entre un Sutta et un Sûtra, ainsi qu'on s'en convaincra aisément par les spécimens ultérieurs (cf. p. 39 et 93). L'ensemble des Livres saints forme le Tripitaka sanscrit ou Tipitaka pâli.

VIE Dl lit IHill \ Ri

;im premier plan la personne môme du Buddha et son enseignement oral.

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